Mam ins­pi­rante Sa­rah Ou­rah­moune

En­tre­pre­neuse, mé­daillée olym­pique et ma­man, la boxeuse Sa­rah Ou­rah­moune sait me­ner plu­sieurs com­bats à la fois. Iti­né­raire d’une femme et mère de haut ni­veau, mar­raine de La Fa­mi­liale, or­ga­ni­sée par Ma­gic­ma­man.

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Sce man­tra ca­rac­té­rise ky is the li­mit: bien Sa­rah Ou­rah­moune. A 35 ans, rien ne semble pou­voir ar­rê­ter la jeune femme qui mène une vie à mille à l’heure. Son par­cours le prouve bien. Après son bac, en même temps que des études à Sciences Po, la boxeuse pour­suit une car­rière spor­tive qui la conduit jus­qu’au som­met des cham­pion­nats du monde en 2008. Mais tout s’écroule avant les JO de 2012, lors­qu’elle échoue aux qua­li­fi­ca­tions. Elle met de cô­té ses rêves olym­piques et fonde sa so­cié­té Boxer In­side en même temps qu’une fa­mille. En 2014, Sa­rah et son com­pa­gnon ac­cueillent ain­si leur pre­mier en­fant, Ay­na. Mais avoir des re­grets n’est pas du goût de la spor­tive. Force de dé­ter­mi­na­tion, elle par­vient à faire mouche dans sa ca­té­go­rie et re­vient contre toute at­tente avec le titre de vice-cham­pionne olym­pique à Rio en 2016, deux ans seule­ment après la nais­sance de sa fille. Ses gants de boxe de cham­pionne dé­sor­mais rac­cro­chés, elle est à la tête de sa propre salle de boxe et pro­pose des ate­liers de dé­ve­lop­pe­ment per­son­nel à tra­vers le sport. Elle est éga­le­ment dé­lé­guée du gou­ver­ne­ment en Seine-Saint-De­nis et donne des confé­rences à Har­vard. A cou­rir dans tous les sens, Ma­gic­ma­man a es­ti­mé qu’elle était LA mar­raine qu’il lui fal­lait pour la pro­chaine course de pous­settes La Fa­mi­liale or­ga­ni­sée le 24 juin pro­chain.

VOTRE EN­FANCE

En­fant, vous étiez du genre…

Cas­ca­deuse et très rê­veuse.

Plus grande, vous rê­viez…

D’être peintre. J’ai in­té­gré une école d’art à l’âge de 8 ans. J’ai­mais no­tam­ment ma­nier la peinture à l’huile et le fu­sain… La boxe est ve­nue bien plus tard.

Ce que vous re­te­nez de l’édu­ca­tion de vos pa­rents…

Prendre conscience de la va­leur des choses et de l’im­por­tance de l’en­ga­ge­ment.

VOTRE GROS­SESSE

Lorsque vous avez ap­pris que vous étiez en­ceinte…

C’était le plus beau jour de ma vie, mais aus­si ce­lui de mon com­pa­gnon !

Votre meilleur sou­ve­nir de gros­sesse ?

C’est la pre­mière écho­gra­phie. Celle où j’ai pu mettre une image sur le bé­bé qui gran­dis­sait en moi et où j’ai en­ten­du ses pre­miers bat­te­ments de coeur.

Avant d’ac­cou­cher, vous au­riez ai­mé sa­voir…

Qu’il fal­lait pro­fi­ter de la gros­sesse pour se re­po­ser, s’or­ga­ni­ser et tout pré­pa­rer. En­ceinte, je dé­bor­dais d’éner­gie. Je fai­sais mille choses. J’avais des tas de pro­jets en cours. Quand ma fille est née, les nuits ont été très dif­fi­ciles. J’étais trop épui­sée pour m’oc­cu­per de la pa­pe­rasse en re­tard et du ran­ge­ment que j’avais lais­sé traî­ner quand j’étais en­ceinte.

Ces ob­jets ou as­tuces vous ont sau­vé la mise pen­dant les pre­miers mois…

Le de Ra­vel. C’était ma­gique. Ay­na pou­vait l’écou­ter

Bo­lé­ro en boucle, et ce mor­ceau m’a évi­té bien des crises ! Quand on dit que la mu­sique adou­cit les moeurs…

Un mo­ment de pur bon­heur avec votre en­fant…

C’est le pre­mier câ­lin du ma­tin, c’est faire un gâ­teau en­semble et lé­cher le sa­la­dier, c’est se ba­la­der en fo­rêt et la voir s’émer­veiller de tout.

Vous sou­hai­tez trans­mettre à votre fille…

Les va­leurs que la boxe m’a ap­prises : le dé­pas­se­ment de soi, l’au­dace et le cou­rage de se battre pour vivre ses rêves.

VOTRE VIE DE MAGICMAM’

En tant que femme, quels sont vos ac­ti­vi­tés et com­bats ?

Je suis par­ti­cu­liè­re­ment im­pli­quée dans le sport au fé­mi­nin. Le sport est pour moi le mi­roir gros­sis­sant de la so­cié­té. Je m’in­ves­tis éga­le­ment en Seine-Saint-De­nis. Ce dé­par­te­ment où j’ai gran­di et dé­cou­vert la boxe souffre de pro­blèmes so­ciaux et éco­no­miques. J’in­ter­viens en tant que Dé­lé­guée du gou­ver­ne­ment mais aus­si par le biais des ac­tions que je monte dans le cadre de mon as­so­cia­tion Boxer In­side. J’ai éga­le­ment ou­vert ma salle de boxe cette an­née, et j’in­ter­viens pour des confé­rences.

Pour conci­lier vie pro et vie per­so, comment faites-vous ?

L’or­ga­ni­sa­tion et l’an­ti­ci­pa­tion ! Tout est pla­ni­fié à l’avance avec mon com­pa­gnon : les re­pas, le mé­nage, les sor­ties. Chaque di­manche, nous or­ga­ni­sons la se­maine.

Pour vous, une Magicmam’, c’est…

Une femme qui trouve un équi­libre entre sa vie de fa­mille et ses pro­jets pro­fes­sion­nels/per­son­nels. C’est une femme qui porte plu­sieurs cas­quettes, qui fait des er­reurs par­fois, qui s’en nour­rit pour pro­gres­ser. C’est une ma­man qui ar­rive à trans­mettre à ses en­fants tout son amour et les va­leurs qu’elle porte.

par Ju­lie Ca­ron

MAM’ INS­PI­RANTE

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