Beau­té ca­pil­laire Tous les poux sont dans la na­ture

De chouettes pe­tites bêtes ! Qu’im­porte l’âge, le sexe, la na­ture des che­veux et leur cou­leur, les poux ne font pas la fine bouche. Quand l’in­fes­ta­tion est là, adop­tez une stra­té­gie im-pa-ra-ble.

Magicmaman - - Sommaire - par Anne-Char­lo e Ra­teau

On le re­doute toutes, ce sa­ta­né mot dans le car­net de liai­son an­non­çant sans dé­tour la ter­rible nouvelle: «Les poux sont de retour.» A notre grand dam, peu de fa­milles y échappent. En 2017, une étude réa­li­sée par Opi­nionWay pour Merck ré­vé­lait ain­si qu’un peu plus de six mams sur dix avaient dé­jà été confron­tées à la pré­sence de poux et/ou de lentes à la mai­son. Un cal­vaire dont la moi­tié d’entre elles n’osait par­ler à son en­tou­rage et à l’école, au risque de pas­ser pour une mau­vaise mère, au foyer mal­propre. Pour­tant, con­trai­re­ment aux idées re­çues, ces pa­ra­sites n’ont rien à voir avec une mau­vaise hy­giène… mais bien à de mau­vaises ha­bi­tudes! Col­ler sa tête à une autre (pour un sel­fie ou un câ­lin), s’échan­ger les couvre-chefs, uti­li­ser une unique brosse à che­veux pour toute la fa­mille ou en­core ne pas at­ta­cher les lon­gueurs, étant les plus com­munes. A zap­per donc !

DE DRÔLES D’ANI­MAUX

Les poux n’ont pas d’ailes. Ni un pou­voir à la Ti­grou leur per­met­tant de sau­ter d’une tête à l’autre ! Les poux, ce sont plu­tôt des émules de Tar­zan croi­sés Jé­sus : ils s’ac­crochent de che­veu en che­veu et peuvent flot­ter plu­sieurs heures à la sur­face de l’eau, même chlo­rée. Au­tant de ca­pa­ci­tés leur per­met­tant de conta­mi­ner les pe­tits, bé­bés com­pris, comme les grands. D’au­tant qu’ils se re­pro­duisent à vi­tesse grand V ! Sans trai­te­ment, les poux vivent six à huit se­maines. Un laps de temps pen­dant le­quel les fe­melles pondent quatre à dix lentes par jour. Après sept à dix jours, ces der­nières éclosent et de­viennent adultes en seule­ment deux se­maines. Un cycle in­fer­nal, à in­ter­rompre au plus vite !

UN TRAI­TE­MENT ADAP­TÉ

Lorsque les poux ont élu do­mi­cile, il faut agir ra­pi­de­ment via un trai­te­ment adap­té aux mal­chan­ceux. Ce qui, en lan­gage de la vraie vie, si­gni­fie vé­ri­fier l’in­no­cui­té du pro­duit sur l’em­bal­lage. En fonc­tion de la com­po­si­tion, le soin peut ne pas être adap­té à votre en­fant, ni au­to­ri­sé aux femmes en­ceintes. Quant aux autres membres de la fa­mille non in­fes­tés, pas ques­tion de les trai­ter, un ré­pul­sif suf­fit. En trai­te­ment comme en pré­ven­tion, n’ou­bliez pas les zones hu­mides où les poux adorent se ni­cher, à sa­voir la nuque, l’ar­rière des oreilles ou en­core la frange. Dans un se­cond temps, bon­nets, écharpes, vê­te­ments, draps et dou­dous doivent pas­ser en ma­chine à 60 °C. Cer­tains tex­tiles sont trop fra­giles ou en­com­brants ? Iso­lez-les dans un sac plas­tique fer­mé pen­dant qua­rante-huit heures (mi­ni­mum) afin d’étouf­fer les en­va­his­seurs.

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