Nu­tri­tion

Que Bé­bé fi­nisse sa di­ver­si­fi­ca­tion ali­men­taire ou qu’il fasse ses pre­miers pas sur les bancs de l’école, l’étape goû­ter est l’un des quatre re­pas qui rythment sa jour­née. Pour que ce mo­ment de plai­sir couvre ses be­soins nu­tri­tion­nels et contri­bue à sa cr

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C’est l’heure du goû­ter

You­pi, c’est l’heure du goû­ter ! On en connaît qui ne se font pas prier. Et c’est tant mieux, car en plus d’être ap­pré­cié par les pe­tits (et les grands !), ce re­pas est im­por­tant pour leur crois­sance. En ef­fet, dès 1 an, quand ils com­mencent à marcher, la dé­pense phy­sique de­vient plus im­por­tante, et le besoin en ca­lo­ries éga­le­ment. Ces der­nières doivent être ré­par­ties entre les quatre re­pas de la jour­née. Mais le goû­ter, c’est aus­si un mo­ment de par­tage pen­dant le­quel on montre à son en­fant com­ment cro­quer les quatre coins du pe­tit-beurre. Le temps d’une pause, on peut «dis­cu­ter» (ce­la se passe gé­né­ra­le­ment mieux qu’au dî­ner avec des pe­tits qui sont moins fa­ti­gués après la sieste) et re­char­ger les bat­te­ries avant la der­nière par­tie de la jour­née. Si les pra­tiques ont évo­lué, du goû­ter as­sis à table avec tar­tine de confi­ture vers le « sna­cking » de por­tions in­di­vi­duelles au parc, le goû­ter reste le re­pas pré­fé­ré pour 42 % des moins de 10 ans. LE GOÛ­TER IDÉAL Pour un ap­port nu­tri­tion­nel équi­li­bré, le goû­ter doit être com­po­sé de quatre pi­liers.

– Une bois­son pour l’hy­dra­ta­tion : de l’eau, une brique de lait ou un verre de jus de fruit pur jus.

– Un mor­ceau de pain, une ma­de­leine ou deux bis­cuits secs pour leurs ap­ports en glu­cides.

– Un fruit ou un lai­tage.

– Une pe­tite touche de gour­man­dise grâce à un car­ré de cho­co­lat, un pe­tit peu de beurre, de confi­ture ou de miel.

NI TROP TÔT NI TROP TARD

Le goû­ter a pour but de rompre le jeûne entre le dé­jeu­ner et le dî­ner et de don­ner un coup de fouet pour bien fi­nir la jour­née. Si vous le pro­po­sez après 16 h 30, votre en­fant risque de ne plus avoir faim pour le dî­ner. Evi­tez donc par exemple de lui re­don­ner une col­la­tion si vous al­lez le cher­cher en fin de jour­née chez la nou­nou, à la crèche ou après l’étude. Ce n’est pas pour rien que l’on ap­pelle aus­si le goû­ter « quatre-heures » !

À CON­SOM­MER AVEC MO­DÉ­RA­TION !

At­ten­tion à ne pas don­ner de trop grosses quan­ti­tés. Le goû­ter ne doit pas être trop co­pieux afin de ne pas cou­per l’ap­pé­tit du soir. Il doit être moins riche que le pe­tit dé­jeu­ner. Une seule tranche de pain suf­fit, ou deux bis­cuits secs, une tasse de cé­réales (et pas un bol) avec du lait, un seul verre de jus de fruit…

L’AL­TER­NA­TIVE AU FAIT MAI­SON

Ne culpa­bi­li­sez pas si vous n’avez pas le temps (ou pas l’en­vie) de pré­pa­rer les com­potes ou les bis­cuits de vos en­fants pour le goû­ter. En re­vanche, choi­sis­sez bien ce que vous ache­tez. A la bou­lan­ge­rie, ne cra­quez pas pour un crois­sant mais plu­tôt pour un pain au lait, une ma­de­leine, un sa­blé ou en­core plus sim­ple­ment de la ba­guette fraîche. Quand vous faites votre plein au su­per­mar­ché, optez pour des briques de lait in­di­vi­duelles, des bis­cuits secs type « Pe­tit Beurre », des com­potes sans sucres ajou­tés et des jus de fruits 100 % pur jus.

ET S’IL NE VEUT RIEN MAN­GER ?

In­utile de for­cer votre tout-pe­tit. In­sis­tez juste pour qu’il s’hy­drate en lui pro­po­sant au moins de l’eau. S’il tient sans ré­cla­mer à man­ger jus­qu’au dî­ner, c’est qu’il n’en a pas for­cé­ment besoin. En re­vanche, si votre en­fant a faim à 18 heures, vous pou­vez en­vi­sa­ger d’avan­cer l’heure du dî­ner, à 18 h 30 par exemple. Avec Bri­gi e Cou­dray, dié­té­ti­cienne nu­tri­tion­niste pour le Ce­rin (Centre de re­cherche et d’in­for­ma­tion nu­tri­tion­nelles)

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