SOS pa­rents

Pa­rents dé­pas­sés, no stress : notre bri­tish nan­ny, Jill Bird, vous donne la so­lu­tion !

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Help, ma fille est un gar­çon man­qué…

THE PROBLEM

«Ju­lia, 6 ans, adore jouer à la pou­pée et aime les “jupes qui tournent”. Je la voyais dé­jà en bal­le­rine étoi­lée (mon vieux rêve d’en­fance)… “Ma ché­rie, il faut qu’on parle de tes ac­ti­vi­tés pour la ren­trée, les cours de danse classique te plai­raient bien, non? On ira sa­me­di re­gar­der les te­nues!” La ré­ponse de ma pou­pée, “Ah non, Ma­man, j’ai pas en­vie, je veux jouer au foot comme mon cou­sin…” Com­ment ex­pli­quez-vous ma dé­cep­tion, Nan­ny?» Au­ré­lia, 30 ans.

POUR­QUOI C’EST BAD ?

Ma pauvre Au­ré­lia, je com­pa­tis, mais pas plus que ça… Ai-je besoin de vous dire que c’est une er­reur d’es­sayer «d’in­fli­ger» nos rêves d’en­fance in­abou­tis à nos chers bam­bins? Ju­lia a bien le droit de choi­sir ses ac­ti­vi­tés. Le fait qu’elle veuille faire par­tir d’une équipe de foot ne fait pas d’elle un gar­çon man­qué, (et même si c’est le cas, ce n’est pas grave, hein?)

LA BONNE AT­TI­TUDE

Voyons, Au­ré­lia, on ne va pas se com­por­ter comme si votre fille avait «ra­té sa vie ». Ren­sei­gnez-vous sur les cours mixtes de foot­ball dans votre ville et al­lez les voir avec Ju­lia. Faites une séance d’es­sai pour voir si c’est vrai­ment ce qu’elle ima­gine. (Si ça se trouve, elle ne va pas du tout ai­mer mais l’im­por­tant est de lui per­mettre de tes­ter). La même chose pour les pe­tits gar­çons qui ont en­vie de faire de la danse, d’ailleurs. Si c’est son rêve, of­frez-lui au moins la pos­si­bi­li­té d’es­sayer. Par contre, à votre place, je n’achè­te­rais pas les te­nues avant de voir si elle ac­croche vrai­ment et sou­haite conti­nuer. Les en­fants changent sou­vent leurs idées d’ac­ti­vi­tés spor­tives et ce n’est pas mal d’en es­sayer plu­sieurs pour trou­ver son bon­heur. Un en­fant qui ne semble pas conquis par le ten­nis peut ado­rer le rug­by, par exemple… Votre en­fant est plu­tôt un joueur d’équipe ou il pré­fère les sports en so­lo ? Le sport peut aus­si af­fir­mer son ca­rac­tère et l’ai­der à ap­prendre les «règles de la vie». Ça peut le ca­drer ou l’ai­der à prendre confiance en lui (les arts mar­tiaux sont par­ti­cu­liè­re­ment bien pour ça, idéals pour les en­fants tur­bu­lents et, en même temps, pour les en­fants qui manquent d’as­su­rance…).

ET MAIN­TE­NANT ?

A chaque en­fant son sport ! Si c’est lui qui a choi­si, il se don­ne­ra à fond. L’im­por­tant n’est pas d’être cham­pion olym­pique (mais ça peut ar­ri­ver) mais d’être bien dans sa tête et de pra­ti­quer une ac­ti­vi­té phy­sique ré­gu­liè­re­ment. Sans ou­blier que le sport est bien pour dis­ci­pli­ner les en­fants et aus­si pour ap­prendre le « fair-play ». Jouez le jeu, Au­ré­lia, sou­te­nez votre pe­tite cham­pionne à fond !

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