Deux mois après, avec Au­gus­tine

Magicmaman - - Interview -

Dans quel état d’es­prit êtes-vous par­tis à la ma­ter­ni­té ?

Elle Un peu ex­ci­tée et por­tée par le flot des évé­ne­ments. J’avais eu une fausse alerte le ma­tin et l’équipe de la ma­ter­ni­té m’avait lan­cé : « Ren­trez chez vous et bon week-end ! » Sauf qu’en fin d’après-mi­di, la poche des eaux s’est rom­pue. Lui Ra­vi et se­rein, je suis ra­re­ment stres­sé.

Com­ment s’est pas­sé l’ac­cou­che­ment ?

Elle Je suis ar­ri­vée à la ma­ter­ni­té à 2 cen­ti­mètres de di­la­ta­tion. Les contrac­tions étaient longues mais peut-être pas très ef­fi­caces m’a dit la sage-femme. Qua­rante-cinq mi­nutes de marche plus tard, j’étais pas­sée à 5 ! La pé­ri­du­rale, ce fut ma­gique… Au­gus­tine est née après qua­rante-cinq mi­nutes de pous­sée et à l’aide d’une ven­touse. J’ai été bien en­cou­ra­gée dans la « per­for­mance », j’ai même eu l’im­pres­sion de faire ma pe­tite séance de sport !

Lui Très vite. Ce fut une très belle nuit blanche ryth­mée par les vi­sites des sages-femmes et les pa­po­tages avec Ma­thilde. Tout à la fin, je l’en­cou­ra­geais comme sur un ter­rain de bas­ket : « Tu ne lâches rien, on va y ar­ri­ver ! »

Quelle a été votre ré­ac­tion quand vous avez vu Au­gus­tine ?

Elle J’étais dans un tour­billon, mille pen­sées m’as­saillaient et j’ai ver­sé ma larme sans vrai­ment réa­li­ser. Puis, j’ai sa­vou­ré le mo­ment, ma fille sur mon sein.

Lui Les pre­mières se­condes, j’avais l’oeil ri­vé sur Ma­thilde. C’est très im­pres­sion­nant l’ef­fort que doivent four­nir les femmes quand elles ac­couchent. Puis ce fut le bon­heur de voir Ma­thilde et Au­gus­tine côte à côte !

Ma­thilde, al­lai­tez-vous ?

Elle Oui. Je ne sa­vais pas si j’al­lais sup­por­ter la suc­cion du bé­bé. Et puis, ça s’est bien pas­sé alors j’ai conti­nué. Mal­gré le pe­tit sou­ci que j’ai de ne pas pro­duire as­sez de lait. C’est une frus­tra­tion car je me de­mande si je comble as­sez ma fille ? Je lui donne un bi­be­ron de com­plé­ment.

Pas trop dif­fi­ciles, les pre­mières nuits ?

Elle On a le som­meil lourd tous les deux et on avait peur de ne pas en­tendre notre fille. Nous sommes aux aguets en fait ! Tout se passe bien, Au­gus­tine n’a que 2 se­maines et de­mie et a dor­mi hier de 21 heures à 4 heures.

Lui Spor­tives ! Je me sens tout de même im­puis­sant car Ma­thilde al­laite. Mais c’est moi qui vais re­cou­cher Au­gus­tine dans sa chambre.

Qu’est-ce qui vous fait cra­quer chez votre fille ?

Elle Lors­qu’Au­gus­tine plante ses yeux dans les miens avec un pe­tit sou­rire. Je suis tou­chée en plein coeur et le monde s’ar­rête de tour­ner.

Lui Quand elle nous fixe de son re­gard, c’est fort.

Qui est le plus gâ­teux des deux ?

Elle Ça se vaut. Quoique… c’est peut-être Ma­thieu car Au­gus­tine lui manque dans la jour­née. Sou­vent, nous nous congra­tu­lons : « On a bien tra­vaillé, hein ? Elle est belle ! » : -) Lui J’ai re­pris le tra­vail de­puis peu et je de­mande à Ma­thilde de m’en­voyer des pho­tos. Je les re­garde pen­dant la pause déj’ !

Ma­thilde et Ma­thieu, com­ment vous sen­tez-vous au­jourd’hui ?

Elle As­sez fa­ti­guée mais pous­sée par une chose qui me dé­passe, ma fille. J’ai com­pris pour­quoi on n’a pas le temps de prendre une douche avant 15 heures lors­qu’on vient d’avoir un bé­bé.

Lui Au top psy­chi­que­ment mais as­sez fa­ti­gué phy­si­que­ment. Je rêve d’une bonne nuit com­plète.

Prêts à re­com­men­cer ?

Elle J’ai en­vie de dire dans deux ans en­vi­ron.

Lui Oui et on en a dé­jà re­par­lé !

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