Psy­cho Les mains pour parler

7ti­li­ser une langue des signes avec son bé­bé et lui per­mettre d’ex­pri­mer ses be­soins avant de sa­voir parler! C’est pos­sible!

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Des signes, nous en ap­pre­nons tous spon­ta­né­ment à nos pe­tits : agi­ter la main pour dire «au re­voir», mettre le doigt devant la bouche pour faire «chut». Alors pourquoi ne pas leur ap­prendre quelques gestes sup­plé­men­taires qui leur per­met­traient, à l’âge où ils ne maî­trisent pas la pa­role, de nous faire connaître leurs be­soins: j’ai faim, j’en veux en­core, j’ai en­vie de dor­mir ? De­puis quelques an­nées, les Etats-Unis se pas­sionnent pour la pra­tique de la langue des signes pour bé­bés («ba­by si­gn lan­guage»), une langue ges­tuelle sim­pli­fiée, di­rec­te­ment ins­pi­rée de celle uti­li­sée par les sourds et les mal­en­ten­dants. La mé­thode com­mence à ar­ri­ver en Eu­rope, y com­pris en France où plu­sieurs ate­liers ont dé­jà ou­vert.

Quels bé­né­fices ?

A l’âge où les bé­bés n’ont pas en­core ac­cès au lan­gage ar­ti­cu­lé, dis­po­ser d’un vo­ca­bu­laire de signes leur per­met d’ex­pri­mer leurs be­soins au­tre­ment que par les pleurs et d’être mieux com­pris par leurs pa­rents, ré­sume Ar­naud Por­ta­nel­li, au­teur du guide Com­mu­ni­quer avec bé­bé. Avec un signe, au moins, les choses sont claires : il a faim, il a mal, il en veut en­core, il a som­meil, etc. Plus be­soin de se po­ser la ques­tion « mais en­fin, pourquoi pleure-t-il comme ça?» Mais l’in­té­rêt de la langue des signes ne s’ar­rête pas là. Car lors­qu’un en­fant com­mence à parler, il ne pro­nonce d’abord que des mots iso­lés : pa­pa, voi­ture, gâ­teau… Un mes­sage pour le moins som­maire. Que faut-il com­prendre ? Qu’il veut en­core du gâ­teau, qu’il aime bien les gâ­teaux, que c’est ma­man qui fait les gâ­teaux ? Le signe vient alors com­plé­ter le mes­sage.

Quand et comment com­men­cer ?

Il n’y a pas d’âge spé­ci­fique pour ap­prendre le lan­gage des signes à votre bé­bé. On re­com­mande souvent de com­men­cer vers 6 mois car c’est le mo­ment où un tout-pe­tit com­mence à jouer avec ses mains et dé­ve­loppe son ré­flexe d’imi­ta­tion. « Mais plus que le fait de com­men­cer tôt, ce qui compte, c’est de faire preuve de co­hé­rence, ex­plique, Anne De­la­cour, for­ma­trice à l’ate­lier Signes Bé­bé. L’im­por­tant, c’est d’uti­li­ser les signes de fa­çon ré­gu­lière, de les in­té­grer de fa­çon na­tu­relle dans votre quo­ti­dien.» La mé­thode la plus ré­pan­due consiste à in­tro­duire 2, 3 ou 4 signes de base comme « en­core », « as­sez », « man­ger » ou « dor­mir ». Une fois que l’en­fant com­mence à si­gner en re­tour et que ces quelques signes sont bien in­té­grés, on en ajoute d’autres pe­tit à pe­tit. Mais, at­ten­tion, il vous fau­dra être pa­tients : avant de pro­duire ses pre­miers signes, votre bé­bé doit ac­qué­rir une cer­taine mo­tri­ci­té. N’es­pé­rez pas le voir « si­gner » avant 9 mois !

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