PLEINE LU­MIÈRE

Dans une ville où, au coeur de l’hi­ver, on ne voit le soleil que quelques heures par jour, la ga­geure était de faire en­trer la lu­mière à flots. Avec ses mi­roirs sa­vam­ment pla­cés et sa pa­lette d’un blanc im­ma­cu­lé, cette belle ci­ta­dine il­lu­mi­née re­prend les

Maison Côté Ouest - - LE SOMMAIRE - PAR Ne­ka Cham­pey PHOTOS Pia van Spaen­donck

Une mai­son de ville, en plein Co­pen­hague, qui ir­ra­die la dou­ceur de vivre.

Avec ses fe­nêtres blanches, sa fa­çade, toute de briques rouges, est ty­pique du style da­nois de la fin des an­nées 1920. Quand les pro­prié­taires ac­tuels ont ac­quis la mai­son en 1981, leur pre­mier sou­ci a été de préserver la beau­té pure et élé­gante de la bâ­tisse. Une construc­tion so­lide, faite de ma­té­riaux nobles, qui avait bien ré­sis­té au temps. À l’in­té­rieur, même constat. Le fond était bon et n’a re­quis qu’une ré­no­va­tion et une re­struc­tu­ra­tion mi­ni­males. « On a mis un coup de pein­ture et quand nous en avons eu les moyens, nous avons re­fait la cui­sine et la salle de bains. C’est tout ! », pré­cise Berte Ber­thel­sen. Au fil des an­nées, la fa­mille s’est agran­die et, au­jourd’hui, la mai­son, com­po­sée de quatre chambres et de plu­sieurs pièces de vie, ac­cueille par­fois les trois filles du couple et les dix pe­tits-en­fants qui gran­dissent dans le res­pect des belles choses. « Fi­na­le­ment, le style de la mai­son n’a presque pas chan­gé en plus de trente ans... La dou­ceur des pas­tels reste au coeur de l’am­biance dé­co­ra­tive. » Dans les pays scan­di­naves, le blanc est sym­bole de sim­pli­ci­té et d’har­mo­nie in­té­rieure. C’est aus­si la toile de fond idéale pour une dé­co­ra­tion qui s’ar­ti­cule avant tout au­tour de la lu­mière. Grâce aux grandes et nom­breuses fe­nêtres, celle-ci pé­nètre et ré­sonne en pro­fon­deur avec le blanc om­ni­pré­sent. Un par­ti pris qui se pro­longe dans le choix du mo­bi­lier et des ob­jets de dé­co­ra­tion. Berte Ber­thel­sen avoue avoir un faible pour le verre, cela tombe bien, il est un par­te­naire idéal au pas­sage de la lu­mière. Elle le col­lec­tionne sous forme de dé­can­teurs, de fla­cons d’apo­thi­caires, de verres de tous genres, de bou­geoirs et, sur­tout, de mi­roirs et chan­de­liers. Ins­pi­rée par les ob­jets hé­ri­tés de sa fa­mille, Berte court les bro­cantes, an­ti­quaires et ventes aux en­chères. Elle y dé­niche des tré­sors de son pays, mais aus­si sué­dois et beau­coup d’an­ti­qui­tés fran­çaises. Tous les pla­fonds des pièces de la mai­son sont cou­ron­nés d’une belle ro­sace, cha­cune étant dif­fé­rente et or­ne­men­tée par un lustre fran­çais. Les pam­pilles ap­portent une touche d’éclat et le cris­tal « ajoute une ri­chesse à la sim­pli­ci­té et au calme » de cette mai­son da­noise qui se veut tra­di­tion­nelle. Les man­teaux de che­mi­née, bords de fe­nêtres, consoles et buf­fets mu­raux ex­posent les col­lec­tions d’ob­jets de fa­mille ou chi­nés au cours des dé­cen­nies. Les can­dé­labres oc­cupent le devant de la scène. Les plus simples sont en ar­gent, tan­dis que les plus éla­bo­rés pro­viennent d’églises fran­çaises où ils ser­vaient d’of­frande. La mai­son compte « plus ou moins 60 bou­gies » ... pour faire de chaque mo­ment de la jour­née des ins­tants pré­cieux et rares.

ÉCLATS DE MÉ­TAL PAGE DE GAUCHEAu-des­sus de la table nap­pée de lin an­cien, un lustre fran­çais à pam­pilles roses ré­pond aux can­dé­labres d’église du siècle en lai­ton et fleurs en por­ce­laine, pla­cés devant la fe­nêtre.CI- CONTRE 1.Sous le mi­roir Louis Phi­lippe, une femme al­lon­gée en al­bâtre d’un ar­tiste da­nois du siècle.Pe­tite col­lec­tion de coupes, mi­roirs et bou­geoirs chi­nés. Le mé­lange de verre et d’ar­gent re­flète le soleil et donne un air fes­tif à la mai­son. 2. 1. 2. XIXe XXe

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