DE L’OMBRE À LA LU­MIÈRE

Quand une simple nasse de pê­cheur sort des pro­fon­deurs de la mer et de­vient source de lu­mière.

Maison et Jardin Magazine - - M & J | On En Parle -

La nasse en jonc de mer, sert en­core au­jourd’hui à pê­cher pois­sons et lan­gouste. Cet ob­jet beau et utile est tres­sé avec du jonc ra­mas­sé dans les ma­rais, à la pleine lune, par quelques pê­cheurs du sud de la Corse.

Le jonc de mer, long et souple, cer­clé de tiges de myrte, per­met la réa­li­sa­tion de cette struc­ture si lé­gère et lui donne cette belle cou­leur miel do­ré.

La dé­co­ra­trice Béa­trice de Ca­sal­ta, na­tive de l’île, ad­mire de­puis long­temps ce tra­vail de tres­sage. Un jour, elle a l’idée de créer des lu­mi­naires avec ces nasses, pour dé­co­rer sa propre mai­son du Cap Corse. Elle fait fa­bri­quer des nasses avec des di­men­sions spé­ciales, par deux ar­ti­sans pê­cheurs qui ont ac­cep­tés de tra­vailler ex­clu­sive­ ment pour elle. Chaque nasse né­ces­site 2 à 3 jours de tra­vail. Elle y in­cor­pore du fil de soie, ins­talle douille en por­ce­laine et fil élec­trique et sus­pend les lu­mi­naires ain­si créés dans sa mai­son. Ses sus­pen­sions ont tel­le­ment plu que Béa­trice dé­cide de les com­mer­cia­li­ser sous la marque SPAMPILLA en 2015.

SPAMPILLA qui si­gni­fie « étin­ce­lant » en corse, est ain­si née de l’union entre la mer et la lu­mière et de l’ima­gi­na­tion de sa créa­trice Béa­trice de Ca­sal­ta. Même si elle dé­clare mo­des­te­ment ne rien avoir in­ven­té mais avoir sim­ple­ment eu en­vie de sor­tir la nasse de l’ombre, de la mon­trer au­tre­ment, de la dé­tour­ner de sa fonc­tion pre­mière pour que cha­cun pro­fite de sa dé­li­cate beauté.

L’éclai­rage diffusé par les lu­mi­naires de SPAMPILLA est ma­gique que ce soit dans une chambre d’en­fant (le qua­drillage pro­je­té sur le mur les fas­cine) ou dans une salle de res­tau­rant.

Dans son tra­vail de dé­co­ra­trice, Béa­trice aime le mé­lange du na­tu­rel et du de­si­gn et n’hé­site pas à ins­tal­ler ses lampes dans des in­té­rieurs très contem­po­rains.

Pour créer un ef­fet en­core plus fort, elle ac­croche plu­sieurs sus­pen­sions dans la même pièce. De mul­tiples ombres dansent alors au pla­fond. Béa­trice ré­flé­chit ac­tuel­le­ment à une ver­sion de lu­mi­naires pour le jar­din et la ter­rasse. Car même si le jonc de mer ne craint pas l’eau, le sys­tème élec­trique doit être adapté à une uti­li­sa­tion ex­té­rieure. La nuit, on pour­ra alors pro­fi­ter d’un éclai­rage étin­ce­lant, as­sis au bord de la pis­cine, en pre­nant un verre avec des amis.

En pre­nant le temps de vivre, comme par­tout en Corse.

Car c’est avant tout la na­ture, la mer et la beauté de son île na­tale, et plus spé­cia­le­ment son amour pour la Ba­lagne qui ins­pirent Béa­trice dans ses re­cherches créa­tives. Re­cherches qui l’ont me­née à créer une col­lec­tion en perles d’eau « La­cri­ma di fa­ta » (larmes de fée en corse) ain­si qu’une col­lec­tion de bi­joux en pierres se­mi-fines aux cou­leurs lu­mi neuses qui étin­cellent au so­leil. Et qui s’ap­pelle aus­si SPAMPILLA.

Hô­tel Ca­sa Le­gna Pi­gna Corse

© Ri­ta Sca­glia

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