Adou­cis­seurs d’eau

85 % des Fran­çais vivent dans une zone où l’eau est dite « dure », c’est-à-dire très cal­caire. Ap­pa­reils en­tar­trés, vais­selle ter­nie, peau qui tire... les consé­quences sont nom­breuses et coû­teuses. La so­lu­tion : ins­tal­ler un adou­cis­seur d’eau.

Maison et Travaux - - Sommaire - Par Bé­né­dicte Le Gué­ri­nel.

Éco­no­mies et confort de vie

Un adou­cis­seur d’eau a pour fonc­tion de ré­duire si­gni­fi­ca­ti­ve­ment la du­re­té de l’eau qui cir­cule dans le ré­seau de plom­be­rie. Il s’ins­talle en amont des équi­pe­ments élec­tro­mé­na­gers et des sa­ni­taires, au point d’ar­ri­vée d’eau du lo­ge­ment, sur la ca­na­li­sa­tion prin­ci­pale. Ce sont les car­bo­nates de cal­cium et de ma­gné­sium pré­sents dans l’eau qui créent les dé­pôts cal­caires. L’adou­cis­seur ef­fec­tue une trans­for­ma­tion phy­si­co­chi­mique par un pro­cé­dé d’échange d’ions. En pas­sant dans un bac de ré­sine, l’eau est dé­bar­ras­sée des ions cal­cium et ma­gné­sium (ceux-ci sont at­ti­rés comme des ai­mants par les perles de ré­sine), qui sont rem­pla­cés par des ions so­dium. L’eau cal­caire se trans­forme en eau adou­cie. L’ap­pa­reil fonc­tionne en deux phases : le ser­vice et la ré­gé­né­ra­tion. Pen­dant la phase de ser­vice, l’adou­cis­seur fait son tra­vail d’adou­cis­se­ment de l’eau. Pen­dant la phase de ré­gé­né­ra­tion, les perles de ré­sine – sa­tu­rées d’ions cal­cium et ma­gné­sium – sont la­vées. La sau­mure pré­sente dans le bac à sel passe dans le bac de ré­sine et lave les perles pen­dant une à deux heures se­lon l’ap­pa­reil. Ré­gé­né­rées, les perles peuvent à nou­veau re­te­nir les ions cal­cium et ma­gné­sium.

Les cri­tères d’achat

Mieux vaut faire ap­pel à un pro­fes­sion­nel pour ache­ter le bon équi­pe­ment. Le choix d’un adou­cis­seur dé­pend es­sen­tiel­le­ment de la du­re­té de l’eau et du nombre d’ha­bi­tants dans le foyer. C’est la com­bi­nai­son de ces deux pa­ra­mètres qui per­met de dé­fi­nir le vo­lume de ré­sine né­ces­saire. Il existe des ap­pa­reils ma­nuels, avec les­quels il faut sur­veiller soi-même la du­re­té de l’eau avant de lan­cer la ré­gé­né­ra­tion ; et des ap­pa­reils au­to­ma­tiques, moins contrai­gnants, car en­tiè­re­ment au­to­ma­ti­sés. En­fin, les adou­cis­seurs dis­posent d’une vanne des­ti­née à ré­gler l’écou­le­ment de l’eau. Celle-ci peut être soit chro­no­mé­trique (la ré­sine est ré­gé­né­rée à in­ter­valles fixes, op­tion la moins coû­teuse), soit vo­lu­mé­trique (c’est le vo­lume d’eau pas­sé dans la ré­sine qui dé­ter­mine le lan­ce­ment de la ré­gé­né­ra­tion).

Eau dure et consé­quences

Une eau char­gée en cal­caire en­tartre les ro­bi­nets et les ré­sis­tances des lave-linge,

lave-vais­selle, bouilloires et ca­fe­tières, di­mi­nuant leur du­rée de vie. Elle af­fecte aus­si la pres­sion dans les ca­na­li­sa­tions et les équi­pe­ments, ré­duit l’ef­fi­ca­ci­té des chau­dières et abîme tous les ap­pa­reils fonc­tion­nant avec de l’eau. De plus, les ap­pa­reils élec­tro­mé­na­gers en­tar­trés consomment beau­coup plus d’éner­gie. On consi­dère que 1 mm de tartre gé­nère 10 % de consom­ma­tion éner­gé­tique sup­plé­men­taire. Dans cer­taines régions, la sur­con­som­ma­tion peut dé­pas­ser les 60 %. En­fin, une eau dure as­sèche la peau, ter­nit les verres qui prennent une vi­laine cou­leur blan­châtre et rend le linge rêche.

Les bien­faits d’une eau adou­cie

Plu­tôt que d’user et d’abu­ser de pro­duits an­ti­cal­caires, de crème hy­dra­tante et d’as­sou­plis­sants pour le linge, mieux vaut ins­tal­ler un adou­cis­seur d’eau qui agi­ra de fa­çon pré­ven­tive. Cet équi­pe­ment est dis­cret, car ca­ché. Il n’uti­lise au­cun produit no­cif pour l’en­vi­ron­ne­ment. Il per­met de réa­li­ser des éco­no­mies (di­mi­nu­tion de la consom­ma­tion élec­trique, moins de pannes, moins de dé­penses en pro­duits mé­na­gers et cor­po­rels...). L’adou­cis­seur pro­tège les ca­na­li­sa­tions et al­longe la du­rée de vie des ap­pa­reils

élec­tro­mé­na­gers. Il amé­liore le fonc­tion­ne­ment et la du­rée de vie de la cli­ma­ti­sa­tion, des sys­tèmes de chauf­fage so­laire et de tout ce qui fonc­tionne avec de l’eau. Il rend la peau douce, les che­veux soyeux et brillants. Et l’eau du ro­bi­net a meilleur goût et n’a plus d’odeur désa­gréable.

Contraintes d’ins­tal­la­tion

L’adou­cis­seur se branche sur l’ar­ri­vée d’eau, après le comp­teur et avant le cu­mu­lus. On pose éga­le­ment un by-pass, car il n’est pas né­ces­saire d’avoir de l’eau adou­cie pour tous les ro­bi­nets. La pièce où se trouve l’adou­cis­seur doit être sèche, saine et ven­ti­lée, et ne pas su­bir de grandes va­ria­tions de tem­pé­ra­ture. Elle doit com­por­ter une ca­na­li­sa­tion d’éva­cua­tion (pour éli­mi­ner le trop-plein et les eaux usées lors de la ré­gé­né­ra­tion), ain­si qu’une prise élec­trique avec cir­cuit pro­té­gé par un dis­jonc­teur dif­fé­ren­tiel de 30 mil­li­am­pères. Il est par­fois né­ces­saire d’ins­tal­ler un ré­duc­teur de pres­sion, car l’adou­cis­seur fonc­tionne avec une pres­sion d’eau entre 1,5 et 4,5 bars (pré­ci­sée sur la no­tice). Sur le cu­mu­lus, il est conseillé de po­ser un cla­pet an­ti­re­tour et un vase d’ex­pan­sion pour évi­ter les risques de sur­pres­sion ●

ECOWATER SYSTEMS.

3 3. Gamme d’adou­cis­seurs in­tel­li­gents équi­pés du wi-fi pour pi­lo­ter et de contrô­ler la consom­ma­tion d’eau à dis­tance. Les ap­pa­reils s’adaptent à la consom­ma­tion réelle d’eau adou­cie pour éco­no­mi­ser jus­qu’à 50 % de sel et d’eau. Sur de­vis. Évo­lu­tion.

LE­ROY MERLIN.

2. La ré­gé­né­ra­tion de cet adou­cis­seur prend en compte la du­re­té de l’eau et l’évo­lu­tion de la consom­ma­tion, pour réa­li­ser des éco­no­mies d’eau et de sel. Main­tien des don­nées pro­gram­mées en cas de cou­pure de cou­rant. Faible en­com­bre­ment. Adou­cis­seur AEG...

COMAP.

1 1. Pi­lo­tage des ré­gé­né­ra­tions vo­lu­mé­trique et/ou chro­no­mé­trique. Af­fi­chage du débit ins­tan­ta­né et du vo­lume d’eau res­tant à adou­cir. Bac à sel avec large trappe de rem­plis­sage. Ré­gé­né­ra­tion quatre phases. By-pass in­té­gré. Sof­téo +. 1 130 €.

SENTINEL.

4. Cet adou­cis­seur com­pact peut s’ins­tal­ler sous un évier. Grâce à la tech­no­lo­gie vo­lu­mé­trique par flux as­cen­dant à contre-cou­rant, il fonc­tionne sans élec­tri­ci­té, consomme peu de sel et d’eau et les ré­gé­né­ra­tions sont plus pré­cises. Su­mo. À par­tir de...

ECOWATER SYSTEMS.

Ce sys­tème deux-en-un, pi­lo­table à dis­tance, adou­cit et filtre l’eau en un seul ap­pa­reil. Ni­veau de sel ajus­té en temps réel via un cap­teur in­fra­rouge. Sur de­vis. eVo­lu­tion.

CULLIGAN.

2 2. Adou­cis­seur adap­té aux ar­ri­vées d’eau avec faible pres­sion. Bac à sel sé­pa­ré pour une au­to­no­mie im­por­tante. Vanne bi­passe ma­nuelle et au­to­ma­tique in­té­grée. Carte élec­tro­nique à af­fi­chage di­gi­tal LED. Mo­der­ni­ty. Prix sur de­mande.

BWT.

3. Adou­cis­seur com­pact avec sui­vi en temps réel de son fonc­tion­ne­ment et consom­ma­tion d’eau via une ap­pli­ca­tion. Ré­gé­né­ra­tion au­to­ma­tique en fonc­tion des be­soins. Consom­ma­tion d’eau et de sel ré­duite de 50 %. Aqa Per­la Com­pact. À par­tir de 2250 €. 3

CASTORAMA.

1 1. Adou­cis­seur et sys­tème de fil­tra­tion d’eau po­table 2 en 1, ca­pa­ci­té 21 L, four­ni avec kit by-pass, rac­cor­de­ment et tuyau d’éva­cua­tion. Af­fi­chage du vo­lume d’eau res­tant à adou­cir. Bat­te­rie de se­cours. Blyss. 1 299 €.

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