Marianne Magazine

“‘QUO­TI­DIEN’ DÉ­NONCE LES DES­SOUS DE LA COM PO­LI­TIQUE”

CHEZ AN­TOINE ET OPHÉ­LIE À VAL­RAS (34)

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An­toine et Ophé­lie, 71 et 61 ans, sont un couple de re­trai­tés ins­tal­lés dans l’Hé­rault, près de Bé­ziers. Dé­jà fi­dèles de Yann Barthès à l’époque du « Pe­tit jour­nal », cet an­cien cadre su­pé­rieur et son épouse, ex-an­ti­quaire, ne ratent au­cun nu­mé­ro de « Quo­ti­dien », quitte à l’en­re­gis­trer lors­qu’ils s’ab­sentent de leur char­mante vil­la. Le 11 mai der­nier, Ma­rianne s’in­vite. « L’émis­sion dé­nonce bien les des­sous de la com po­li­tique », glisse An­toine, qui loue aus­si la qua­li­té des « re­por­tages sé­rieux » co­ha­bi­tant avec des

« mo­ments drôles ». La marque de fa­brique de « Quo­ti­dien » ?

« Il y a un cô­té Ca­nard en­chaî­né té­lé­vi­suel », s’enthousias­me cet abon­né du vo­la­tile. Pen­dant le gé­né­rique, Ophé­lie ajoute :

« Je trouve que Barthès est très

cri­tique. J’aime bien son na­tu­rel et son im­per­ti­nence. Il donne une vi­sion de l’ac­tua­li­té dif­fé­rente. » Au som­maire, « La France fa­vo­rite de “L’Eu­ro­vi­sion” » ne cap­tive pas An­toine et Ophé­lie, à l’in­verse du trai­te­ment ac­cor­dé au fort de Bré­gan­çon où le couple

Ma­cron part en week-end. « Je les trouve quand même un peu tendres avec Ma­cron. Ils ne le tournent pas au­tant en ri­di­cule que Sar­ko­zy et Hol­lande », re­marque Ophé­lie. Pour ce couple ré­so­lu­ment à gauche, Barthès et son équipe font néan­moins

un « vrai tra­vail jour­na­lis­tique ».

Nos té­lé­spec­ta­teurs ré­cusent ain­si l’éti­quette « bobo » sou­vent

ac­co­lée à « Quo­ti­dien ». « Ils sont ob­jec­tifs. Quand des gens de gauche font des conne­ries, ils ne les ratent pas, et Mé­len­chon se fait bien al­lu­mer », constate Ophé­lie.

« L’an­née der­nière, leur en­quête sur les em­plois fa­mi­liaux de Bru­no Le Roux l’a pous­sé à dé­mis­sion­ner du mi­nis­tère de l’In­té­rieur », ren­ché­rit An­toine.

Les su­jets s’enchaînent. « Il y a du rythme et les for­mats sont concis », re­lève Ophé­lie, qui ma­ni­feste d’em­blée un dés­in­té­rêt to­tal pour la sé­quence mu­si­cale de l’émis­sion, au­jourd’hui consacrée au rap­peur Myth Sy­zer. « Ce n’est pas ce que j’écoute, mais il ar­rive qu’on fasse de jo­lies dé­cou­vertes », nuance-t-elle. Ophé­lie et An­toine ap­pré­cient sur­tout la patte des jour­na­listes

de « Quo­ti­dien ». « Ils sont jeunes et ils ont leur propre ton », sou­rit

Ophé­lie, qui vante la « fi­nesse des

questions » de Va­len­tine Ober­ti, en ce mo­ment dé­pê­chée au Fes­ti­val

de Cannes. « Mar­tin Weill est sans doute un des meilleurs re­por­ters de la té­lé », as­sure An­toine, qui sa­voure le « Mor­ning Glo­ry », best of des ma­ti­nales ra­dios. « Comme il m’est im­pos­sible de toutes les

écou­ter, ce conden­sé est vraiment bien fait », ré­sume-t-il. Lorsque ar­rive une sé­quence ras­sem­blant l’in­té­gra­li­té des lap­sus po­li­tiques de ces der­niers mois, An­toine et

Ophé­lie rient aux éclats. « Barthès a été le pre­mier à faire ça, note

Ophé­lie. Et ces lap­sus en disent long sur la pen­sée de leurs au­teurs ! » Une seule ombre au

ta­bleau : « No­ra Ham­za­wi et ses questions po­sées par des en­fants. Je ne vois pas ce qu’elle ap­porte », souffle Ophé­lie, qui a dé­jà bas­cu­lé sur « TPMP » pour évi­ter sa chro­nique : « On n’a pas te­nu cinq

mi­nutes. » Ici, la France d’Hanouna et celle de Barthès semblent ir­ré­con­ci­liables.

 ??  ?? HU­MOUR ET IN­FOR­MA­TION, un mé­lange des genres qui plaît à Ophé­lie et An­toine, pour qui l’al­ter­nance entre “re­por­tages sé­rieux” et “mo­ments drôles” donne “un cô­té
Ca­nard en­chaî­né té­lé­vi­suel” à l’émis­sion.
HU­MOUR ET IN­FOR­MA­TION, un mé­lange des genres qui plaît à Ophé­lie et An­toine, pour qui l’al­ter­nance entre “re­por­tages sé­rieux” et “mo­ments drôles” donne “un cô­té Ca­nard en­chaî­né té­lé­vi­suel” à l’émis­sion.

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