1948-1953 Sta­line ac­cuse les cadres et les in­tel­lec­tuels juifs de sio­nisme

Marianne Magazine - - Sommaire - Par Guy Ko­nop­ni­cki

Les der­niers juifs as­sas­si­nés en Eu­rope ne furent pas vic­times du na­zisme mais du “pe­tit père des peuples”.

Les der­niers juifs per­sé­cu­tés et as­sas­si­nés en Eu­rope ne furent pas vic­times de la Shoah et du na­zisme. Peu de temps après la guerre, Sta­line or­don­na des purges an­ti­sé­mites en URSS, et dans les dé­mo­cra­ties po­pu­laires. Il ne di­sait pas “juif”, mais “sio­niste”. Ac­cu­sant ses propres mé­de­cins d’ap­par­te­nir à un vaste com­plot sio­niste, le “pe­tit père des peuples” se condam­na à mou­rir sans soins.

Le 1er dé­cembre 1952, le bu­reau po­li­tique du Par­ti com­mu­niste de l’URSS exa­mine les me­sures prises, de­puis la fin de 1948, contre les « com­plo­teurs sio­nistes ». Le bi­lan est dé­jà im­pres­sion­nant, mais Sta­line n’est pas to­ta­le­ment sa­tis­fait. Pour ceux qui, jusque dans cette ins­tance, au­raient en­core des états d’âme, le « père des peuples » mar­tèle : « Tout sio­niste est un agent au ser­vice des EtatsU­nis. » Or le jeune Etat d’Is­raël, re­con­nu par l’URSS dès sa créa­tion, n’est pas, loin s’en faut, une puis­sance re­dou­table, même si ses forces de dé­fense sont par­ve­nues, en 1948, à re­pous­ser les ar­mées de quatre pays arabes. Les Etats-Unis ne les ont pas ai­dés dans ce com­bat, le pré­sident Tru­man a dé­cré­té l’em­bar­go sur les armes. En re­vanche, l’URSS a fa­vo­ri­sé la li­vrai­son de fu­sils au­to­ma­tiques tchèques à la Ha­ga­nah, qui tra­ver­sèrent en train sous pa­villon fran­çais la zone d’oc­cu­pa­tion amé­ri­caine de l’Al­le­magne, avant d’être em­bar­quées sur des car­gos fran­çais. L’al­liance entre Is­raël et les Etats-Unis n’est pas en­core éta­blie quand Sta­line af­firme que « les na­tio­na­listes juifs pensent que les Amé­ri­cains leur ont per­mis de construire leur na­tion ». A cette époque, l’URSS n’a guère d’al­liés dans les pays arabes, qui, con­trai­re­ment à l’Etat hé­breu, in­ter­disent les or­ga­ni­sa­tions com­mu­nistes.

Fa­bri­quer des preuves

Mais ce n’est pas au Proche-Orient que Sta­line en­tend com­battre les « sio­nistes ». Pour les Russes, le mot ne dé­signe pas seule­ment le mou­ve­ment po­li­tique qui a or­ga­ni­sé le re­tour des juifs en Pa­les­tine et ob­te­nu la créa­tion de l’Etat d’Is­raël. Qu’est-ce que ce pe­tit pays en re­gard de l’URSS et du camp so­cia­liste, qui, de­puis l’en­trée de Mao à Pé­kin, oc­cupe un sixième des terres émer­gées ? L’URSS compte alors deux fois plus de juifs que l’Etat d’Is­raël. Cette po­pu­la­tion, en prin­cipe re­con­nue comme une na­tio­na­li­té so­vié­tique, in­quiète le guide su­prême. Tout comme il se mé­fie des di­ri­geants juifs, à ses yeux trop nom­breux dans les Par­tis com­mu­nistes au pou­voir en Hon­grie, en Tché­co­slo­va­quie et en Rou­ma­nie. Ces hommes ne sont évi­dem­ment pas sio­nistes, ce sont des com­mu­nistes, comme les écri­vains, les ar­tistes, les sa­vants et les of­fi­ciers du Co­mi­té an­ti­fas­ciste juif de l’URSS.

En ac­cu­sant les uns et les autres de ca­cher leur vé­ri­table na­ture et d’our­dir un « com­plot sio­niste », Sta­line ne fait que re­prendre les thèmes de la pro­pa­gande an­ti­sé­mite du ré­gime tsa­riste. Le mot Sion, char­gé de mys­tère, ser­vait à dé­si­gner le peuple dis­per­sé qui se pré­pa­rait à do­mi­ner le monde. En 1905, quand le sio­nisme n’était qu’un mou­ve­ment bal­bu­tiant, l’Okh­ra­na, po­lice po­li­tique du tsar, avait

char­gé un de ses agents, Ma­thieu Go­lo­vins­ki, de fa­bri­quer les preuves d’un com­plot juif. Cet avo­cat mar­ron ne connais­sait pas grand-chose au ju­daïsme, mais il avait pas­sé quelques an­nées en France, quand l’af­faire Drey­fus dé­chaî­nait les pas­sions. Re­cru­té par l’Okh­ra­na, il em­prun­ta à quelques ro­mans po­pu­laires la mise en scène d’une conju­ra­tion se­crète et fa­bri­qua un prétendu ser­ment qu’il bap­ti­sa Pro­to­coles des Sages de Sion. L’Okh­ra­na or­ga­ni­sa une dif­fu­sion « se­crète » du do­cu­ment, ré­di­gé en russe, puis­qu’il n’exis­tait pas, et pour cause, de ver­sion ori­gi­nale en hé­breu ou même en yid­dish. Pour­quoi Sion ? Le mot dé­signe une col­line de Jé­ru­sa­lem, char­gée de la pré­sence de l’Eter­nel pour la tra­di­tion juive. Par ex­ten­sion, Sion est Jé­ru­sa­lem et par­fois l’en­semble de la Terre pro­mise. L’évo­ca­tion de Sion est cen­sée ef­frayer, parce que le mot est ré­pé­té chaque jour, dans les sy­na­gogues. En fait de com­plot, les prières du ju­daïsme ap­pellent un temps mes­sia­nique où Sion re­trou­ve­ra sa splen­deur.

Tor­tures et exé­cu­tions

Avant de re­lan­cer l’idée du com­plot sio­niste, Sta­line a une at­ti­tude bien étrange vis-à-vis du faux Pro­to­coles des Sages de Sion. Les preuves de la fa­bri­ca­tion du do­cu­ment ont été sai­sies avec les ar­chives de l’Okh­ra­na et de­meurent se­crètes, jus­qu’à l’ou­ver­ture des ar­chives… en 1992. Le nom de l’au­teur de cette ma­ni­pu­la­tion, Ma­thieu Go­lo­vins­ki, ne se­ra dé­cou­vert qu’en 1999, par l’his­to­rien russe Mi­khaïl Le­pe­khine. Entre-temps, le faus­saire Go­lo­vins­ki avait chan­gé de maîtres, il était pas­sé au ser­vice du pou­voir com­mu­niste, se­lon l’his­to­rien Jean-Jacques Ma­rie, en­ga­gé comme se­cré­taire par Lé­nine lui-même. La Tche­ka, qui fu­sillait ou dé­por­tait pour moins que ça, ne pou­vait igno­rer son pas­sé. La ré­dac­tion d’un faux an­ti­sé­mite pour le compte de la po­lice tsa­riste n’était donc pas un si grand crime.

Pour­quoi le ré­gime so­vié­tique n’a-t-il pas four­ni les preuves qu’il dé­te­nait quand les Pro­to­coles des Sages de Sion, ci­té par Hit­ler dans Mein Kampf, ser­vait à dé­non­cer le « ju­déo-bol­che­visme » ? Sans nul doute parce que de 1927 à 1937, Sta­line lui-même dé­non­çait d’ima­gi­naires com­plots pour éli­mi­ner les di­ri­geants bol­che­viques d’ori­gine juive, Trots­ki, puis Zi­no­viev et Ka­me­nev, et, avec eux, quelques mil­liers de com­mu­nistes juifs. Plus trou­blant en­core : lorsque après une longue étude le tri­bu­nal de Berne éta­blit en 1933 le ca­rac­tère to­ta­le­ment fal­la­cieux des Pro­to­coles, au­cun jour­nal so­vié­tique ne rend compte du ju­ge­ment.

En guerre avec l’Al­le­magne na­zie, Sta­line a be­soin des juifs. Il charge So­lo­mon Lo­sovs­ki, an­cien vi­ce­mi­nistre des Af­faires étran­gères, de consti­tuer un Co­mi­té an­ti­fas­ciste juif. Ce co­mi­té va col­lec­ter des fonds dans le monde en­tier, et no­tam­ment aux Etats-Unis, pour sou­te­nir l’ef­fort de guerre contre l’Al­le­magne na­zie. En guise de ré­com­pense, l’ac­teur So­lo­mon Mi­khoels, qui le pré­side, est as­sas­si­né en 1948. Un clas­sique sta­li­nien : l’as­sas­si­nat est l’oeuvre de la po­lice po­li­tique mais le Co­mi­té an­ti­fas­ciste est dis­sous et ses di­ri­geants ar­rê­tés.

Tous sont ac­cu­sés de na­tio­na­lisme juif et de com­plot contre l’URSS. L’ac­cu­sa­tion de sio­nisme s’ap­puie sur un évé­ne­ment très of­fi­ciel, la pré­sence d’une par­tie des membres du Co­mi­té à la ré­cep­tion du pre­mier am­bas­sa­deur d’Is­raël en URSS, qui est une am­bas­sa­drice, Gol­da Meïr. Ils ont été of­fi­ciel­le­ment ins­crits sur la liste des in­vi­tés, mais l’ar­ri­vée de Meïr a pro­vo­qué une ma­ni­fes­ta­tion spon­ta­née, ce qui ne s’était pas vu à Mos­cou de­puis l’en­ter­re­ment du théo­ri­cien anar­chiste Pio­tr Kro­pot­kine, en 1921. Plu­sieurs mil­liers de juifs se sont mas­sés de­vant l’am­bas­sade. Ce n’est rien en­core. Le 4 oc­tobre 1948, l’am­bas­sa­drice d’Is­raël se rend à la grande sy­na­gogue de Mos­cou pour as­sis­ter à l’of­fice de Kip­pour. Elle est ac­cueillie par une foule es­ti­mée à 50 000 per­sonnes. Sta­line peut d’au­tant moins le sup­por­ter qu’il est im­pos­sible de dé­ployer sa po­lice et dis­per­ser la ma­ni­fes­ta­tion.

Les di­ri­geants du Co­mi­té an­ti­fas­ciste juif sont te­nus pour res­pon­sables. Ils sont ar­rê­tés les uns après les autres, en­fer­més à la pri­son de la Lou­bian­ka. L’ins­truc­tion ponc­tuée de tor­tures dure des mois, les tché­kistes cher­chant à ob­te­nir des aveux, se­lon le ri­tuel des pro­cès com­mu­nistes. Deux ac­cu­sés, le dé­pu­té Breg­man et l’écri­vain Der Nis­ter, meurent sous la tor­ture. So­lo­mon Lo­sovs­ki re­fuse de se prê­ter à ce si­mu­lacre de jus­tice, ren­dant ain­si im­pos­sible un pro­cès pu­blic.

Les ac­cu­sa­teurs or­ga­nisent à huis clos des pro­cès sé­pa­rant les ac­cu­sés. A plu­sieurs re­prises, lorsque les ac­cu­sés sont ra­me­nés à la pri­son, les gar­diens les livrent aux dé­te­nus de droit com­mun qui se font un plai­sir de frap­per ces in­tel­lec­tuels juifs. Treize d’entre eux sont condam­nés à mort, et exé­cu­tés en se­cret le 12 août 1952. Cer­tains ne peuvent mar­cher jus­qu’au po­teau, l’exé­cu­tion n’est plus qu’une for­ma­li­té, on fu­sille des morts vi­vants. Be­ria sauve in ex­tre­mis le gé­né­ral Aron Katz, qui a di­ri­gé l’Aca­dé­mie mi­li­taire de l’URSS. Il se­ra le seul res­ca­pé, avec Li­na Stern, mé­de­cin et membre de l’Aca­dé­mie des sciences, condam­née à la pri­son à vie et li­bé­rée après la mort de Sta­line.

Dé­la­tions et ar­res­ta­tions

Le mé­de­cin chef de l’Ar­mée rouge, Bo­ris Shi­me­lio­vich, est fu­sillé avec So­lo­mon Lo­sovs­ki, Da­vid Ber­gel­son, Pe­retz Mar­kish, Lev Kvit­ko, Da­vid Hof­stein, It­zik Pfe­fer et d’autres écri­vains. Deux femmes comptent par­mi les sup­pli­ciés, l’édi­trice Emi­lia Teu­min et la tra­duc­trice Khayke Va­ten­berg, fu­sillée en même que son époux, Ilya Va­ten­berg.

Ce mas­sacre ef­froyable de­meure sous le nom de « Nuit des poètes as­sas­si­nés ».

Sta­line a or­ches­tré et sui­vi chaque mo­ment de ce pro­cès, dic­tant lui-même les condam­na­tions. Il n’en a pas fi­ni avec le com­plot sio­niste, qu’il pour­suit en­core en dé­cembre 1952. Il s’agit cette fois des mé­de­cins. L’idéo­logue du Par­ti, An­dreï Jda­nov, est mort quatre ans plus tôt, et Sta­line dé­crète, sans la moindre au­top­sie et en l’ab­sence d’en­quête, qu’il a été as­sas­si­né. En vé­ri­té, le cou­pable est connu de tous les So­vié­tiques, il n’en est pas à son pre­mier crime, car c’est la vod­ka. Nul n’ignore que Jda­nov était un al­coo­lique in­vé­té­ré, comme d’ailleurs Sta­line lui-même. En 1952, le « père des peuples », âgé de 74 ans, est ma­lade. Il souffre d’ar­té­rio­sclé­rose et a été frap­pé de plu­sieurs at­taques car­diaques. Son mé­de­cin, Vi­no­gra­dov, est juif, et une dé­la­trice, le doc­teur Ly­dia Ti­ma­chouk, l’ac­cuse d’avoir or­ga­ni­sé un com­plot pour as­sas­si­ner Jda­nov. Le 13 jan­vier 1953, neuf mé­de­cins, dont six juifs, sont ar­rê­tés. C’est le « com­plot des blouses blanches », dont le mé­de­cin per­son­nel de Sta­line est le prin­ci­pal ac­teur. En quelques jours, le nombre des ac­cu­sés passe de neuf à 37. Preuve qu’il s’agit bien d’une ma­chi­na­tion sio­niste, l’ar­res­ta­tion de Ma­ria Weiz­mann. Ce mé­de­cin n’a ja­mais soi­gné de haut di­ri­geant, mais elle est la soeur de Chaïm Weiz­mann, pre­mier pré­sident de l’Etat d’Is­raël… Le­quel vient tout juste de mou­rir, sans avoir ja­mais re­vu cette pe­tite soeur, qui était en bas âge lors­qu’il quit­ta sa Bié­lo­rus­sie na­tale.

Ré­vé­lé avec fra­cas par la Prav­da, le com­plot « sio­niste » des mé­de­cins em­poi­son­neurs sus­cite une vague de dé­la­tions. Plu­sieurs cen­taines de mé­de­cins sont ar­rê­tés. Il n’y a eu au­cune vic­time, et d’ailleurs per­sonne ne vé­ri­fie les causes des dé­cès ré­pu­tés sus­pects. Les ar­res­ta­tions de mé­de­cins juifs ne tardent pas à désor­ga­ni­ser, en plein hi­ver, le sys­tème de san­té so­vié­tique. D’au­tant que l’an­ti­sé­mi­tisme po­pu­laire russe ajoute à la psy­chose… Par chance, Sta­line lui-même a fait em­pri­son­ner son mé­de­cin et se mé­fie de tous les autres. Le 28 fé­vrier 1953, après une nou­velle réunion du Po­lit­bu­ro consa­crée au « com­plot des blouses blanches », il se re­tire dans sa dat­cha per­son­nelle. Quelques jours plus tard, sa gou­ver­nante le trouve gi­sant sur le sol, in­cons­cient, frap­pé d’une at­taque cé­ré­brale. Elle n’a pas le droit d’ap­pe­ler un mé­de­cin, elle aver­tit Ma­len­kov, qui lui-même pré­vient Be­ria. Se­lon les mé­moires de Ni­ki­ta Kh­roucht­chev, Sta­line n’était pas tout à fait mort à l’ar­ri­vée de Be­ria, qui se gar­da bien d’ap­pe­ler un mé­de­cin. La mort de Sta­line fut of­fi­ciel­le­ment an­non­cée le 5 mars 1953. Les mé­de­cins ac­cu­sés de com­plot furent ra­pi­de­ment li­bé­rés.

Sta­line avait mis au point une théo­rie re­dou­table, celle du com­plot sio­niste. Sur cette base, il avait fait as­sas­si­ner les membres du Co­mi­té an­ti­fas­ciste juif de Mos­cou ain­si que des di­zaines de di­ri­geants com­mu­nistes des « pays frères ». Ain­si avait-il dé­ca­pi­té le gou­ver­ne­ment et la di­rec­tion du PC de Tché­co­slo­va­quie, en tra­dui­sant en jus­tice 14 di­ri­geants dont 11 juifs. Par­mi eux, le se­cré­taire gé­né­ral du PC, Ru­dolf Slans­ki, et le mi­nistre des Af­faires étran­gères, Vla­di­mir Cle­men­tis. Ils furent pen­dus et leurs corps furent im­mé­dia­te­ment brû­lés. Comme au Moyen Age, on dis­per­sa les cendres de ces dan­ge­reux hé­ré­tiques ac­cu­sés de sio­nisme. Sta­line mou­rut de sa propre théo­rie du com­plot, qui l’avait conduit à faire em­pri­son­ner ses mé­de­cins pour com­plot sio­niste. Ce se­rait jus­tice si la théo­rie du com­plot et l’an­ti­sio­nisme n’avaient fait des émules.

De 1927 à 1937, Sta­line dé­non­çait d’ima­gi­naires com­plots pour éli­mi­ner les di­ri­geants bol­che­viques d’ori­gine juive, Trots­ki, Zi­no­viev, Ka­me­nev, et, avec eux, des mil­liers de com­mu­nistes juifs.

STA­LINE dé­crète, en 1952 que “tout sio­niste est un agent au ser­vice des Etats-Unis”. Sta­line, ici en1943, se mé­fie des di­ri­geants juifs, à ses yeux trop nom­breux dans les Par­tis com­mu­nistes au pou­voir en Hon­grie, en Tché­co­slo­va­quie et en Rou­ma­nie. En les ac­cu­sant d’our­dir “un com­plot sio­niste”, il ne fait que re­prendre les thèmes de la pro­pa­gande an­ti­sé­mite du ré­gime tsa­riste.

LE FAUX DES PRO­TOCLES DES SAGES DE SION a été ré­di­gé à la de­mande de l’Okh­ra­na, la po­lice po­li­tique du tsar, par un de ses agents, Ma­thieu Go­lo­vins­ki, qui pas­se­ra au ser­vice du pou­voir com­mu­niste. Ci-contre, une édi­tion de 1940.

SE­LON STA­LINE, An­dreï Jda­nov, idéo­logue du Par­ti, ici en dé­cembre 1935, au­rait été as­sas­si­né, en 1948, par le mé­de­cin per­son­nel du maître du Krem­lin, Vi­no­gra­dov.En 1952, le “com­plot des blouses blanches” jet­te­ra, des cen­taines de mé­de­cins dans les geôles so­vié­tiques. Seule la mort de Sta­line, en mars 1953, pro­vo­que­ra leur li­bé­ra­tion.

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