“Le poids du monde est amour” de Da­vid Thomas

Marie Claire - - Livres - Ed. Anne Car­rière, 16 €.

L’his­toire

Fin de la der­nière phrase de ce pro­logue : «… nous rendre heu­reux, nous tra­ver­se­rions la vie avec une lé­gè­re­té de pha­lène. Voi­là,

c’est à ça qu’il faut tra­vailler, s’al­lé­ger. » Lé­ger, ce livre l’est. Deux cent dix pe­tites pages, di­vi­sées en une cen­taine de textes. Des mi­cro­fic­tions d’une, deux ou trois pages au­tour de l’amour, du sexe, de la so­li­tude, de la pas­sion ou de la rup­ture. Par­fois homme, par­fois femme, le nar­ra­teur nous pho­to­gra­phie de l’in­té­rieur : nous voi­là to­ta­le­ment, ab­so­lu­ment, nu(e)s.

Le ver­dict

Que dit ce titre ly­rique, ci­ta­tion d’un vers d’Al­len Gins­berg ? Que le poids de la so­li­tude et de l’in­sa­tis­fac­tion, c’est ce­lui de l’amour et du manque fon­da­men­tal qu’il sou­ligne et tente de com­bler. De « Ja­louse » à « Vi­sages d’homme » en pas­sant par « So­do­mie », « Une main dans la mienne », « Pu­bis » et « En­gueu­lade », tous ces textes brefs en forme de flash sont des ins­tan­ta­nés for­mi­da­ble­ment justes de ce que nous sommes, mal­adroits et dé­si­rants hu­mains. Ils nous font sou­rire aus­si. Jaune, sou­vent.

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