Le ques­tion­naire Ra­phaël La­roche

Marie Claire - - Sommaire - Par Fa­brice Gai­gnault

Il an­nonce ne pas s’in­té­res­ser à ce que l’on dit de lui. Nous avons donc lais­sé le chan­teur et écri­vain trou­ver lui-même les mots pour nous par­ler de ce qui l’anime, alors que sort en poche « Re­tour­ner à la mer »*, qui lui a va­lu le Gon­court de la nou­velle 2017.

—Ai­mez-vous votre vi­sage ?

Oui. Mais ça ne va pas en s’ar­ran­geant.

— Etes-vous gar­çon ou homme ?

Gar­çon, dis­si­pé comme il faut. Etre homme im­plique trop de cor­vées, al­lant de la guerre au bri­co­lage.

—Dor­mez-vous la nuit ?

Plu­tôt bien, de 1 h 30 à 7 h 30. Je fais par­fois des siestes dans l’après-mi­di.

—Votre mère était-elle do­mi­nante ou sou­mise ?

Ma mère m’a in­ter­dit de par­ler d’elle dans les in­ter­views.

—Com­bien de drogues vous faut-il pour vivre ?

Cinq : le tra­vail, le ca­fé à l’ita­lienne, la bière gla­cée, le gin­gembre et Bach.

—Le plus beau re­gard que l’on ait po­sé sur vous ?

Mes en­fants, quand je vais les cher­cher à l’école.

—Ci­tez trois amantes et amants rê­vés au cours de votre vie ?

Mé­la­nie Thierry, Jac­que­line Bis­set et Shu Qi.

—Votre plus grand plai­sir simple ?

Me bai­gner dans l’océan, chez moi, en Bre­tagne.

—Votre der­nière re­cherche Google ?

La ré­vo­lu­tion russe, et Prince pia­no so­lo.

—Le meilleur conseil que l’on vous ait don­né ?

Ne ja­mais consul­ter In­ter­net pour vé­ri­fier ses symp­tômes.

—La der­nière chose que vous ayez bue et man­gée ?

Du cho­co­lat noir et un ca­fé.

—Le goût dont vous avez honte ?

Je n’ai ja­mais eu honte de mes goûts. Je voue un culte à cer­tains na­vets et trouve ri­di­cules de nom­breux chefs-d’oeuvre. J’au­rais sur­tout honte de cé­der à une quel­conque po­lice du bon goût.

—Etes-vous violent ?

Pas du tout.

—Que ne sup­por­tez-vous pas que l’on dise de vous ?

Je ne m’in­té­resse pas beau­coup à ce qu’on dit de moi.

—Ai­mez-vous votre pré­nom ?

Jo­li, mais trop an­gé­lique.

—Fuir, s’adap­ter ou com­battre ?

En bon élève d’Hen­ri La­bo­rit, je suis pour « l’éloge de la fuite » ; com­battre, quand il le faut. J’ai ra­re­ment en­vie de m’adap­ter.

—La pre­mière fois où vous vous êtes sen­ti libre ?

Dès que j’ai pu vivre de ma mu­sique.

La place du sexe dans votre vie ?

Tout en haut de la liste. —Pou­vez-vous prendre une pho­to de vous ?

Si vous étiez une fée et que vous pou­viez of­frir trois dons à un en­fant nais­sant, les­quels se­rait-ce ?

Une voix en or, la beau­té et le plus d’hu­mour pos­sible.

(*) Ed. Fo­lio.

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