MAI­SONS D’HÔTES

Hé­ber­ge­ment à la carte dans une mai­son d’hôtes au centre-ville

Massif Central Patrimoine - - Sommaire - Textes, pho­tos / Mu­riel Va­len­ti­ni /

• C’est à Cler­mont-fer­rand, une mai­son d’hôtes en pleine ville.

• Le ma­noir de la Ma­nan­tie à Le­zoux ne manque pas de per­son­na­li­té.

Qui a dit que la ca­pi­tale au­ver­gnate manque cruel­le­ment d’hé­ber­ge­ments ? De plus en plus, les mai­sons en ville s’ouvrent aux vi­si­teurs de pas­sage et leur pro­posent un hé­ber­ge­ment confor­table, pour une nuit, une se­maine voire da­van­tage. Couples ou fa­milles avec en­fants, ont au­jourd’hui la pos­si­bi­li­té de ré­si­der en ville, à proximité de tous les centres d’at­trac­ti­vi­té. Avec la mai­son Fluorine, mai­son bour­geoise ty­pique des

an­nées 30, Ghis­laine Huc pro­pose deux hé­ber­ge­ments au choix.

L’idée, c’est elle qui l’a eue, même si dans le pas­sé sa vie pro­fes­sion­nelle s’était liée à celle de son ma­ri. Ghis­laine Huc, pro­prié­taire d’une vaste et belle mai­son en plein centre de Cler­mont, s’est très vite in­ter­ro­gée sur les pos­si­bi­li­tés de mettre à dis­po­si­tion une chambre à l’ac­cès in­dé­pen­dant, en rez-de-jar­din, ain­si qu’une mai­son si­tuée à l’ar­rière de sa propre villa. « J’ai d’abord pen­sé à la lo­ca­tion à des­ti­na­tion des cadres de mul­ti­na­tio­nales cler­mon­toises, sou­vent en de­mande. Mais après avoir étu­dié le fonc­tion­ne­ment de cette for­mule, il m’a sem­blé qu’elle ne me plai­rait pas long­temps. Et puis, l’une de mes amies do­mi­ci­liée dans le sud de la France m’a par­lé des chambres d’hôtes. Et là, j’ai foncé. » Elle se prend très vite au jeu de la créa- tion et, en 2013, com­mence par re­cher­cher un nom ori­gi­nal dé­fi­nis­sant le mieux pos­sible son propre op­ti­misme et son goût des belles choses : « Dans cette ré­gion où la pierre de Vol­vic règne en maître, l’idée m’est ve­nue de ce mi­né­ral co­lo­ré, éga­le­ment auvergnat. La fluorine se pare de nom­breux re­flets et di­verses cou­leurs. De plus, pour moi, elle sym­bo­lise l’op­ti­misme, elle est po­si­tive. »

À deux pas de la gare et des uni­ver­si­tés

La grande et belle villa de la rue Am­boise à Cler­mont se trou­vait dès lors jo­li­ment bap­ti­sée mai­son Fluorine. Bâ­tie en 1934 comme le sug­gère une fa­çade élé­gante sans être pom­peuse, mu­nie de grandes ou­ver­tures en fa­çade

et de chiens as­sis en toi­ture, la mai­son Fluorine in­vite à fran­chir son seuil sans hé­si­ter. Le pro­prié­taire ini­tial por­tait le nom de Saint Fri­son. Un pa­tro­nyme re­con­nu semble-t-il, comme ce­lui d’un homme in­ven­teur de l’un des pro­duits phares d’une grande en­tre­prise cler­mon­toise. Puis, les pro­prié­taires se suc­cèdent à trois re­prises sans rien mo­di­fier de l’ap­pa­rence de la mai­son qui de­vien­dra la mai­son Fluorine, au mo­ment où Ghis­laine Huc et son époux de­viennent eux-mêmes pro­prié­taires, en 2006. La mai­son très grande, en­tou­rée d’un jar­di­net, se si­tue dans une rue calme très proche du Centre ré­gio­nal de do­cu­men­ta­tion pé­da­go­gique d’au­vergne (CRDP), du tri­bu­nal ad­mi­nis­tra­tif, des bu­reaux de la Banque de France, des uni­ver­si­tés, des écoles et de la gare. « Clai­re­ment, cette si­tua­tion en centre ville consti­tue un atout de taille pour les gens en re­cherche d’un hé­ber­ge­ment tem­po­raire à Cler­mont. En outre, ceux qui choi­sissent de lo­ger dans la pe­tite mai­son à l’ar­rière, dis­posent éga­le­ment d’une place de sta­tion­ne­ment juste de­vant. »

Chambre qua­druple ou mai­son d’hôtes

L’ac­cès à la chambre d’hôtes du rez-de­jar­din se fait par la rue d’am­boise, sans pas­ser par la villa prin­ci­pale, puisque l’en­trée ex­té­rieure s’ouvre di­rec­te­ment sur le pe­tit jar­din. As­sez spa­cieuse pour conte­nir deux grands lits de 160 et 140, la chambre d’hôtes de la mai­son Fluorine, chambre qua­druple comme la dé­crit Ghis­laine, bien que dé­pour­vue de cui­sine, per­met tou­te­fois une for­mule com­pre­nant le pe­tit dé­jeu­ner. « Le plus sou­vent, nous ac­cueillons des tou­ristes étran­gers qui se res­taurent en ville ou bien confé­ren­ciers ou en­core les fes­ti­va­liers du court-mé­trage. Tous nos hôtes sont donc to­ta­le­ment au­to­nomes et s’or­ga­nisent li­bre­ment puis­qu’il n’existe pas d’obli­ga­tions de table d’hôtes. » La dé­co cha­leu­reuse re­lève d’une sim­pli­ci­té prag­ma­tique tout en af­fi­chant des airs des an­nées 80. À l’ex­té­rieur, sur l’ar­rière, se trouve la mai­son d’hôtes dont l’équi­pe­ment et l’amé­na­ge­ment s’adaptent à deux adultes et deux ados ou trois adultes se­lon les be­soins. Jo­li­ment meu­blée, la confor­table bâ­tisse com­prend une cui­sine contem­po­raine équi­pée, une chambre dont le calme fait dou­ter de la proximité des grands axes de Cler­mont, un sa­lon confor­table et une salle de bains com­plète : « Cette for­mule de mai­son d’hôtes sé­duit beau­coup les étran­gers. Nous y avons ac­cueilli des Bré­si­liens, des Chi­nois, des Ja­po­nais, An­glais, Al­le­mands, Nor­vé­giens ou Thaï­lan­dais no­tam­ment. La mai­son Fluorine est ré­per­to­riée sur Boo­king ain­si qu’à l’of­fice de tou­risme de Cler­mont-fer­rand. Et nous sommes la­bel­li­sés Clé­va­cances, ce qui ex­plique cette no­to­rié­té jusque dans les pays très loin­tains. » Pour ne rien gâ­cher de cette pos­si­bi­li­té d’hé­ber­ge­ments dif­fé­rents et per­son­na­li­sés, la mai­son Fluorine reste ou­verte toute l’an­née. « Cer­tains se sont par­fois ins­tal­lés pour des sé­jours de six nuits. Ce qui est ren­du pos­sible par la to­tale in­dé­pen­dance des deux for­mules d’hé­ber­ge­ment, mai­son ou chambre en plein centre ville. »

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