Une ci­té for­ti­fiée aux mains des re­li­gieux

Massif Central Patrimoine - - Art De Vivre / Le Bonheur Est Au Village -

La com­mune de Ma­rols s’est dé­ve­lop­pée au Moyen Âge grâce à sa si­tua­tion pri­vi­lé­giée à proximité de l’an­cienne voie mi­li­taire romaine, la voie Bo­lène qui re­liait Lyon à Toulouse. Une voie que par­cou­raient les mar­chands et les pè­le­rins de Saint-jacques. Son nom d’ori­gine celte (ma­ros : grand et ia­lo : clai­rière) rap­pelle que les moines dé­fri­cheurs ir­lan­dais sont pas­sés par là. Riche de bois*, de terres agri­coles, de pâ­tures, le site de Ma­rols a en­suite été choi­si par les moines bé­né­dic­tins de Saint-romain-le Puy, puis­sante fille de l’ab­baye d’ai­nay, pour y édi­fier un pe­tit Prieu­ré au XIIE siècle. Au cours du XIVE siècle, la peste noire se dé­clare dans la ré­gion de Saint-bon­net-le-châ­teau et la guerre de Cent Ans pro­voque de nom­breux troubles. C’est à cette époque que le vil­lage et l’im­pres­sion­nante église sont for­ti­fiés pour se pré­mu­nir des pillages. Ces for­ti­fi­ca­tions sont en­core vi­sibles au­jourd’hui : la porte d’en­trée, la tour poi­vrière, les restes du mur d’en­ceinte et de la tour de dé­fense, mas­sive et cein­tu­rée de mâ­chi­cou­lis. Cette tour de dé­fense est une dé­mons­tra­tion de la puis­sance po­li­tique des comtes du Forez et des re­li­gieux. Au cours des siècles, les ruis­seaux de la com­mune ont fait tour­ner trois moulins à fa­rine, une scie­rie et une hui­le­rie.

* 40% du ter­ri­toire de Ma­rols est du do­maine fo­res­tier qui s’étage jus­qu’à 1.185 mètres d’al­ti­tude à Cher­blanc.

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