DOC­TEUR MI­CHEL DIB

Maxi Hors-série Santé - - EN PLEINE SANTÉ -

Neu­ro­logue à l’hô­pi­tal de la Pi­tiéSal­pê­trière à Pa­ris, au­teur de « Mi­graine ou cé­pha­lée ? En nir avec les maux de tête » (éd. J. Lyon)

Quand faut-il s’in­quié­ter de maux de tête ?

Il faut consul­ter en cas de cé­pha­lée bru­tale, ai­guë et in­ha­bi­tuelle ou en cas de troubles as­so­ciés : des pro­blèmes pour mar­cher, par­ler ou des dé cits mo­teurs. Mais, dans l’im­mense ma­jo­ri­té des cas, les cé­pha­lées ne cachent pas de pa­tho­lo­gies plus graves.

Elles touchent 5 femmes pour 1 homme, quelle est l’in uence des hor­mones sur les mi­graines ?

Ce qui dé­clenche fré­quem­ment les crises de mi­graine, ce sont les va­ria­tions hor­mo­nales qui ont lieu pen­dant le cycle de la femme : l’ovu­la­tion, les règles (70 % des femmes tou­chées ont des mi­graines pen­dant leurs règles)… Après la mé­no­pause, les va­ria­tions cessent et les mi­graines qu’elles cau­saient se ré­duisent.

En re­vanche, les cé­pha­lées de ten­sion, sans lien avec les va­ria­tions hor­mo­nales, risquent d’aug­men­ter avec le temps puis­qu’elles sont pro­vo­quées par la fa­tigue phy­sique et psy­chique.

Quels sont les pro­duits à évi­ter ab­so­lu­ment lors­qu’on souffre de mi­graine ?

Le vin, à cause de sa te­neur en ta­nins, le cho­co­lat, qui contient un pré­cur­seur de la sé­ro­to­nine (qui pro­voque des crises), et les graisses, pour la même rai­son. Sa­chez aus­si que la déshy­dra­ta­tion est une cause fré­quente de cé­pha­lée. Veillez à boire suf sam­ment, au moins 1,5 l d’eau par jour.

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