Une consul­ta­tion pour faire le point

Maxi Hors-série Santé - - EN PLEINE SANTÉ -

Lors de la consul­ta­tion, le gé­né­ra­liste com­mence tou­jours par un in­ter­ro­ga­toire du pa­tient fa­ti­gué, sur ses ha­bi­tudes, son hy­giène de vie. Ain­si, cer­tains trai­te­ments, comme les bê­ta­blo­quants, peuvent oc­ca­sion­ner une fa­tigue. La dé­pres­sion aus­si est ca­rac­té­ri­sée par une fa­tigue in­ha­bi­tuelle (lire par ailleurs). Un exa­men du pa­tient vien­dra com­plé­ter cet in­ter­ro­ga­toire. En l’ab­sence de cause évi

dente, le mé­de­cin pres­crit « un bi­lan bio­lo­gique, c’est-à-dire une prise de sang qui vise à re­cher­cher des causes telles qu’une hy­po­thy­roï­die, un dia­bète… », in­dique le Dr Lau­nois. Chez les femmes, il n’est pas rare que ce bi­lan san­guin mette en évi­dence une ca­rence en fer. En fonc­tion du bi­lan de cet exa­men san­guin, le mé­de­cin dé­ci­de­ra de la suite : la mise en évi­dence d’une pa­tho­lo­gie

né­ces­si­te­ra évi­dem­ment une prise en charge adap­tée. C’est dans le cas où au­cune

pa­tho­lo­gie n’est dé­tec­tée, où le bi­lan est nor­mal, que le pa­tient peut être in­vi­té à consul­ter un som­no­logue, un spé­cia­liste du som­meil. Ce­lui- ci re­cherche d’abord des troubles du som­meil, telle l’in­som­nie, mais aus­si un éven­tuel syn­drome d’apnée du som­meil, ca­rac­té­ri­sé par des ar­rêts de res­pi­ra­tion du­rant le som­meil. « Les per­sonnes qui en souffrent peuvent se ré­veiller jus­qu’à 120 fois par nuit, ob­serve le Dr Lau­nois. Leur som­meil est ha­ché, pas suf­fi­sam­ment ré­pa­ra­teur, et la fa­tigue diurne per­ma­nente », ex­plique- t- elle en pré­ci­sant que « le trai­te­ment as­so­cie des me­sures d’hy­giène de vie à des dis­po­si­tifs pour amé­lio­rer la res­pi­ra­tion noc­turne ». Il ar­rive aus­si qu’au­cun trouble du som­meil n’ex­plique la fa­tigue du­rable. Dans ce cas, c’est souvent le rythme de vie qui est à l’ori­gine de cet état. Par­mi ces pa­tients à bout, la spé­cia­liste re­çoit beau­coup de « femmes ac­tives au­tour de 35- 40 ans, avec des en­fants en bas âge, par­fois sans conjoint. Celles- ci paient un lourd tri­but : leur em­ploi du temps est mi­nu­té, leurs nuits trop courtes, leurs re­pas ava­lés en quelques mi­nutes quand elles ne suivent pas des ré­gimes dra­co­niens qui sup­priment le sucre et les fé­cu­lents et les mettent à plat… Bref, ces femmes dont le bi­lan bio­lo­gique est nor­mal sont épui­sées », dé­plore le mé­de­cin.

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