Re­trou­ver la sé­ré­ni­té : mieux res­pi­rer pour dé­stres­ser

Elle n’est pas seule­ment une fonc­tion au­to­ma­tique, un pro­ces­sus phy­sio­lo­gique né­ces­saire à notre main­tien en vie. La res­pi­ra­tion va­rie se­lon notre état psy­cho­lo­gique. En agis­sant sur son rythme, on peut re­prendre le contrôle de nos émo­tions.

Maxi Hors-série Santé - - SOMMAIRE - Par Anne-So­phie Douet

Tout le monde a eu l’oc­ca­sion de l’éprou­ver : une mau­vaise nou­velle, une dis­pute un peu vive, un en­fant qui frôle la chute… Dans ces si­tua­tions, de ma­nière in­cons­ciente et in­vo­lon­taire, la res­pi­ra­tion s’ac­cé­lère, se fait moins pro­fonde, par­fois jus­qu’au ha­lè­te­ment. « Quand on a un coup de stress, on peut avoir la gorge nouée, des ten­sions mus­cu­laires, mais on ob­serve tou­jours une aug­men­ta­tion de la fré­quence res­pi­ra­toire, con rme Stéphanie Ruyer, so­phro­logue et au­teur de « Res­pi­rer - Ma boîte à ou­tils pour gé­rer toutes les si­tua­tions », éd. Rus­ti­ca. La res­pi­ra­tion de­vient tho­ra­cique, plus “haute” que d’or­di­naire, moins ven­trale », com­plète- telle. À l’in­verse, « quand on est en si­tua­tion de bien- être, notre res­pi­ra­tion est lente et pro­fonde », ajoute la so­phro­logue, rap­pe­lant que « le sou­pir est un ré­flexe na­tu­rel de dé­tente : par exemple, il ac­com­pagne qua­si sys­té­ma­ti­que­ment le mo­ment où l’on s’as­soit en­fin sur son ca­na­pé en ren­trant chez soi ». Le Dr Lionel Cou­dron, mé­de­cin, di­rec­teur de l’Ins­ti­tut de yo­ga­thé­ra­pie, à Pa­ris (Idyt.com), ne dit pas autre chose, as­su­rant que « la res­pi­ra­tion n’est autre que le re et de nos émo­tions ».

Par­fois, il suf t de s’al­lon­ger et de lais­ser al­ler na­tu­rel­le­ment sa res­pi­ra­tion pour domp­ter ses émo­tions.

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