C’EST PRA­TIQUE

L’âge de la re­traite ayant re­cu­lé, il n’est pas rare de de­voir pas­ser un en­tre­tien d’em­bauche à plus de 50 ans. Notre ex­pert, Gilles Payet, coach em­ploi*, vous aide à mettre toutes les chances de votre cô­té.

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7 conseils ma­lins pour réus­sir un en­tre­tien d’em­bauche après 50 ans

1 Pro­je­tez-vous dans l’ave­nir

Votre in­ter­lo­cu­teur a dé­jà votre CV en main et sait quels sont les em­plois que vous avez oc­cu­pés. Il n’est donc pas utile de trop vous étendre sur votre ex­pé­rience ni de ra­con­ter comment vous vous or­ga­ni­siez dans le pas­sé. Parlez plu­tôt ave­nir en ex­pli­quant ce que vous al­lez pou­voir ap­por­ter au poste en termes de com­pé­tences, de connais­sances, d’ap­ti­tudes et de qua­li­tés hu­maines.

2 Met­tez en avant votre dis­po­ni­bi­li­té

L’em­ployeur se­ra ras­su­ré de sa­voir qu’il peut comp­ter sur vous en cas de be­soin dans l’en­tre­prise. Alors, même si vous le lui avez dé­jà in­di­qué dans votre lettre de mo­ti­va­tion ou lors d’un pre­mier en­tre­tien té­lé­pho­nique, re­dites-lui que vos en­fants sont grands, que vous n’avez pas de contraintes d’ho­raires et qu’oc­ca­sion­nel­le­ment, vous pour­rez res­ter plus tard s’il y a un sur­croît de tra­vail.

3 Mon­trez que vous maî­tri­sez les nou­velles tech­no­lo­gies

Les em­ployeurs ont ten­dance à pen­ser que les se­niors ne connaissent pas bien les nou­velles tech­no­lo­gies et ce­la peut être un frein à leur can­di­da­ture. Dès l’en­voi de votre CV, in­di­quez le lien vers votre pro­fil Lin­kedin ou vos iden­ti­fiants Skype. Lors de l’en­tre­tien, si­gna­lez que vous êtes joi­gnable sur WhatsApp et sur les ré­seaux so­ciaux…

4 Res­tez humble

C’est vrai, vous avez l’ex­pé­rience de l’âge et ce­la peut être un plus pour votre fu­tur em­ployeur, car vous êtes im­mé­dia­te­ment opé­ra­tion­nel. Ce­pen­dant, ne pa­rais­sez pas trop sûr de vous, en van­tant à l’ex­cès vos suc­cès pas­sés et votre au­to­no­mie. Ce­la pour­rait lais­ser croire que vous au­rez des dif­fi­cul­tés à vous adap­ter aux codes de l’en­tre­prise et ten­dance à ne pas res­pec­ter les voies hié­rar­chiques. Met­tez plu­tôt en exergue votre ma­tu­ri­té, qui vous donne une bonne ex­pé­rience des re­la­tions hu­maines dans l’en­tre­prise et, de ce fait, vous per­met­tra d’in­té­grer fa­ci­le­ment une nou­velle équipe.

5 Ne cri­ti­quez pas votre an­cien em­ployeur

Votre re­cru­teur va vous de­man­der pour­quoi vous avez quit­té votre em­ploi pré­cé­dent. Quelles que soient les rai­sons, ne mon­trez pas d’ani­mo­si­té en­vers votre an­cien em­ployeur et ne cri­ti­quez pas l’en­tre­prise, car il pour­rait vous per­ce­voir comme une per­sonne ai­grie, croire que vous n’avez pas fait le deuil de votre an­cien tra­vail et que vous n’êtes pas prête à tout don­ner pour le nou­veau qui est à pour­voir.

6 As­su­mez votre âge

N’es­sayez pas de pa­raître plus jeune en por­tant des vê­te­ments ou du ma­quillage in­ha­bi­tuels. Vous se­rez mal à l’aise et votre in­ter­lo­cu­teur le res­sen­ti­ra. Votre re­cru­teur connaît votre âge et s’il vous a con­vo­qué à un en­tre­tien d’em­bauche, c’est que ce­la ne lui pose pas de pro­blème.

7 Soyez souple sur le sa­laire

Il est certes dif­fi­cile d’ad­mettre que l’on va su­bir une baisse de re­ve­nus, mais pen­sez que votre an­cien sa­laire avait cer­tai­ne­ment bé­né­fi­cié de plu­sieurs aug­men­ta­tions voire d’une prime d’an­cien­ne­té. Lorsque la ré­mu­né­ra­tion que vous an­nonce votre fu­tur em­ployeur reste rai­son­nable, com­pa­rée à un em­ploi équi­valent sur le mar­ché, il est con­seillé de l’ac­cep­ter en fai­sant le pa­ri que vous ap­pro­che­rez, dans le fu­tur, le sa­laire que vous aviez, en étant per­for­mant à votre nou­veau poste ou en évo­luant dans l’en­tre­prise.

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