C’EST D’AC­TUA­LI­TÉ

Ro­bots, ma­chines in­tel­li­gentes, ali­ments ré­vo­lu­tion­naires, ap­pli­ca­tions pour mieux man­ger… Les nou­velles tech­no­lo­gies bou­le­versent nos ha­bi­tudes ali­men­taires. Et ce n’est qu’un dé­but !

Maxi - - News - Par Clé­mence Le­vas­seur * Son­dage To­lu­na, sur quick­sur­veys.com, jan­vier 2017.

Nos cui­sines de­viennent high-tech

Un ro­bot qui vous concocte votre dî­ner de A à Z, un ré­fri­gé­ra­teur qui vous pré­vient quand votre pla­quette de beurre est pé­ri­mée, un re­pas sa­vou­reux, nour­ris­sant et sain mais en poudre… Si tout ce­la re­le­vait de la science-fic­tion il y a quelques an­nées, la cui­sine du fu­tur est en train de de­ve­nir réa­li­té ! 80 % d’entre nous y sont sen­sibles*. Il faut dire qu’elle a une foule d’avan­tages : gain de temps, ré­duc­tion du gas­pillage, éco­no­mies d’éner­gie… Si l’on peut d’ores et dé­jà pro­fi­ter de nom­breuses in­no­va­tions, dé­cou­vrez aus­si celles qui nous at­tendent.

Une cui­sine hy­per­con­nec­tée et in­tel­li­gente

Au­jourd’hui, la cui­sine est rem­plie d’ap­pa­reils qui nous fa­ci­litent la vie et nous font ga­gner du temps grâce à leurs fonc­tions de plus en plus évo­luées. En té­moigne le Ther­mo­mix, qui peut mixer, mé­lan­ger, pe­ser, moudre, fouet­ter, émin­cer, émul­sion­ner, mi­jo- ter, pé­trir, ha­cher, cuire à la va­peur ! Équi­pé d’une « cook-key », il se connecte au wi­fi pour vous per­mettre d’ac­cé­der à des mil­liers de re­cettes en ligne : boeuf bour­gui­gnon, ba­ba au rhum, poule au pot… Elles sont toutes à por­tée de Ther­mo­mix. Pas éton­nant que plus de 1300000 exem­plaires aient été dé­jà ven­dus dans le monde ! Pour ri­va­li­ser, les fa­bri­cants d’élec­tro­mé­na­ger se creusent les mé­ninges afin de pro­po­ser des ap­pa­reils tout aus­si in­tel­li­gents, voire plus. « Les consom­ma­teurs ap­pré­cient de plus en plus les ap­pa­reils connec­tés, car ils sont fa­ciles d’uti­li­sa­tion et amé­liorent le quo­ti­dien », in­dique Nor­bert Sch­midt, vice-pré­sident en charge des opé­ra­tions, des pro­duits et des marques chez Whirl­pool Eu­rope. Ain­si, des ré­fri­gé­ra­teurs sont dé­sor­mais équi­pés de ca­mé­ras, ce qui per­met de vé­ri­fier sur le smart­phone, ou la ta­blette, s’il faut ache­ter du lait, du beurre, des oeufs ou tout autre chose qui man­que­rait. De plus, ces ré­fri­gé­ra­teurs pro­posent des re­cettes en fonc­tion des ali­ments qu’ils contiennent. Quant aux nou­veaux

fours, ils re­con­naissent les ali­ments dé­po­sés pour adap­ter leur cuis­son et n’ont plus be­soin d’être pré­pro­gram­més : ils peuvent être dé­clen­chés ou ar­rê­tés à dis­tance via le té­lé­phone ou la ta­blette. Et bien­tôt, nous pour­rons do­ter nos cui­sines de plans de tra­vail in­ter­ac­tifs qui dif­fu­se­ront di­rec­te­ment sur leur sur­face, les dif­fé­rentes étapes d’une re­cette. De même, des ré­fri­gé­ra­teurs ro­bots se dé­pla­ce­ront dans la mai­son pour nous ser­vir des bois­sons fraîches.

Des ali­ments in­no­vants et éton­nants

Le rô­ti ha­ri­cots verts se­ra-t-il bien­tôt rem­pla­cé par des re­pas sous forme de… bois­sons ul­tra­vi­ta­mi­nées ? Au pays de la gas­tro­no­mie, on a du mal à y croire ! Et pour­tant, les poudres lyo­phi­li­sées aux­quelles il suf­fit d’ajou­ter un peu d’eau pour ob­te­nir une pré­pa­ra­tion équi­va­lant à un re­pas com­plet ne sont plus ré­ser­vées aux per­sonnes qui suivent un ré­gime. Conçues par des nu­tri­tion­nistes et des chefs étoi­lés, tel Thier­ry Marx, dis­tri­buées en grandes sur­faces, ces re­cettes ont tout ce qu’il faut de pro­téines, vi­ta­mines, fibres et mi­né­raux, et se re­ven­diquent comme une al­ter­na­tive à la mal­bouffe. Au lieu d’ava­ler un sand­wich à l’heure du dé­jeu­ner, vous al­lez pou­voir es­sayer les pré­pa­ra­tions « Lé­gumes du jar­din », « Cèpes », « To­mates à la pro­ven­çale », « Ca­cao-fruits rouges », « Ca­rotte-cur­cu­ma », afin de mieux vous nour­rir quand vous de­vrez dé­jeu­ner ra­pi­de­ment. Si­non, les faux steaks confec­tion­nés à base de plantes, mais en imi­tant par­fai­te­ment l’as­pect, le goût et l’odeur, sont dé­jà com­mer­cia­li­sés aux États-Unis. Et en Is­raël, une équipe tra­vaille à créer une viande à par­tir de cel­lules de boeuf qui se dé­ve­loppent en la­bo­ra­toire pour de­ve­nir des steaks. Quant à ceux qui veulent sup­pri­mer la viande tout en gar­dant des pro­téines, ils peuvent es­sayer les in­sectes, qui com­mencent à ap­pa­raître sur nos li­néaires. En­fin, parce que les dé­cou­vertes sur l’ADN pro­gressent, il se­ra bien­tôt pos­sible de s’ali­men­ter en fonc­tion de son pro­fil gé­né­tique. En ef­fet, la start-up ca­li­for­nienne « Ha­bit » a lan­cé un ser­vice mê­lant pré­ven­tion mé­di­cale et four­ni­ture de re­pas per­son­na­li­sés. Après un pré­lè­ve­ment ADN qui dé­ter­mine comment votre corps mé­ta­bo­lise les glu­cides, les graisses et les pro­téines, des dié­té­ti­ciens éta­blissent un plan de nu­tri­tion sur me­sure et vous livrent des me­nus per­son­na­li­sés… De quoi évi­ter de se re­trou­ver avec trop de cho­les­té­rol sans pour au­tant se pri­ver !

Bien­tôt, des « su­per as­sis­tants » pour fa­ci­li­ter la pré­pa­ra­tion des re­pas

Do­tées d’un as­sis­tant vo­cal, les en­ceintes connec­tées ré­pondent dé­jà à cer­taines de nos ques­tions. Dans votre cui­sine, pro­non­cez à haute et in­tel­li­gible voix : « comment pré­pare-t-on un pou­let bas­quaise ? » ou « quelle est la re­cette du moel­leux au cho­co­lat ? » et l’as­sis­tant vo­cal vous dé­taille­ra les in­gré­dients et les étapes de la re­cette via les en­ceintes. De même, de­man­dez-lui de « lan­cer un mi­nu­teur de 2 mi­nutes » ou de « no­ter qu’il faut ache­ter du sucre » et vos ordres se­ront exé­cu­tés : la mi­nu­te­rie lan­cée, la liste des courses ins­crite sur votre té­lé­phone, préa­la­ble­ment re­lié à l’en­ceinte. Com­mer­cia­li­sées de­puis peu, par Ama­zon (sous le nom d’Echo), par Apple (bap­ti­sée Ho­mepod), ou en­core par Google (nom­mée Home), ces en­ceintes au­ront bien­tôt d’autres fonc­tions plus avan­cées. « Dans les an­nées à ve­nir, nous pou­vons fa­ci­le­ment ima­gi­ner qu’elles de­vien­dront des “su­per as­sis­tantes” qui fa­ci­li­te­ront la pré­pa­ra­tion des re­pas en com­mu­ni­quant di­rec­te­ment aux ap­pa­reils connec­tés de la cui­sine avec les­quels elles se­ront re­liées. Ain­si, comme des chefs d’or­chestre, elles pour­ront “de­man­der” au four de s’al­lu­mer à une cer­taine tem­pé­ra­ture en vue de la cuis­son d’un gâ­teau, par exemple, ou en­core pro­gram­mer un temps de cuis­son pour les pâtes dans une cas­se­role et l’éteindre au­to­ma­ti­que­ment quand elles sont prêtes… » avance Da­mien Chi­caud, di­rec­teur sta­tis­tiques et études du Gi­fam (Grou­pe­ment des marques d’ap­pa­reils pour la mai­son). Nous n’au­rons donc plus à être en per­ma­nence der­rière les four­neaux à sur­veiller les ap­pa­reils. Pour au­tant, on au­ra tou­jours be­soin de vous pour goû­ter les bons pe­tits plats pré­pa­rés avant de les faire dé­gus­ter aux autres.

En­trées, plats, des­serts, tout est pris en charge par le ro­bot Ther­mo­nix, qui pré­pare et cuit.

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