EM­MA­NUEL MA­CRON

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Son pro­gramme fis­cal

Em­ma­nuel Ma­cron veut fa­vo­ri­ser l'in­ves­tis­se­ment des Fran­çais dans les en­tre­prises pour re­lan­cer la ma­chine éco­no­mique du pays. En di­rec­tion des mé­nages, cette vo­lon­té se tra­duit dans son pro­gramme pré­si­den­tiel par deux pro­po­si­tions phares : - une exo­né­ra­tion D'ISF pour toute l'épargne fi­nan­cière. L’ISF ne vi­se­rait ain­si que le patrimoine im­mo­bi­lier. - l'ins­tau­ra­tion d'une flat tax, un pré­lè­ve­ment à taux unique sur la qua­si-to­ta­li­té des pla­ce­ments fi­nan­ciers (à 30%, in­cluant un re­lè­ve­ment du taux de CSG). Le ré­gime fis­cal de l’as­su­rance vie se­rait pré­ser­vé jus­qu’à un cer­tain seuil de ver­se­ments (qui n’a pas encore été dé­ter­mi­né à l’heure où nous écri­vons ces lignes), au-de­là du­quel la flat tax s’ap­pli­que­rait aux gains à l’oc­ca­sion d’un ra­chat. Pour amé­lio­rer le pou­voir d'achat des Fran­çais, le fon­da­teur du mouvement En Marche ! en­tend pro­gres­si­ve­ment exo­né­rer 80% des Fran­çais de taxe d'ha­bi­ta­tion. Le ca­len­drier d'ap­pli­ca­tion de cette ré­forme pré­voit une en­trée en vi­gueur pro­gres­sive de cette baisse d'im­pôt d’ici à 2020. A terme, l'an­cien mi­nistre de l'eco­no­mie af­firme qu'un couple avec deux en­fants, dont le re­ve­nu fis­cal de ré­fé­rence est de 5.000 eu­ros par mois, bé­né­fi­cie­ra d'une exo­né­ra­tion to­tale de cet im­pôt lo­cal.

Son pro­gramme pour la re­traite

L’an­cien mi­nistre de l’eco­no­mie sou­haite la fu­sion des 37 ré­gimes de re­traite ac­tuels dans un seul ré­gime. L'ob­jec­tif est d'ai­der à une meilleure com­pré­hen­sion et li­si­bi­li­té du sys­tème fran­çais des re­traites. En outre, ce ré­gime unique est consi­dé­ré par Em­ma­nuel Ma­cron comme plus juste puisque tous les as­su­rés, quel que soit leur sta­tut pro­fes­sion­nel (sa­la­rié, fonc­tion­naire, in­dé­pen­dant, li­bé­ral) au­raient les mêmes droits (co­ti­sa­tions, âge de dé­part, cal­cul des pen­sions...). L’ex-ins­pec­teur des Fi­nances re­con­nait qu’il fau­dra au moins 10 ans pour mettre en place un tel ré­gime unique. Comme il ne veut pas pé­na­li­ser les se­niors proches de la re­traite, la me­sure n’en­tre­rait pas en vi­gueur avant 2022. La ré­forme de­vrait donc s’ache­ver, au mieux, en 2032. Si Em­ma­nuel Ma­cron n'aime pas le mot qu'il juge pé­jo­ra­tif de « pé­ni­bi­li­té », il re­con­naît l'im­por­tance de per­mettre aux ac­tifs, tra­vaillant dans des condi­tions dif­fi­ciles, de par­tir plus tôt à la re­traite. Le fon­da­teur du mouvement En Marche ! pré­fè­re­rait un mé­ca­nisme de re­traite an­ti­ci­pée pour cer­tains postes, né­go­cié dans les branches pro­fes­sion­nelles, qui rem­pla­ce­rait le compte pé­ni­bi­li­té.

Son pro­gramme im­mo­bi­lier

L’an­cien mi­nistre de l’eco­no­mie sou­haite pro­ro­ger le dis­po­si­tif de dé­fis­ca­li­sa­tion Pi­nel dans les mêmes condi­tions et sta­bi­li­ser la fis­ca­li­té des plus-va­lues im­mo­bi­lières. Des pro­po­si­tions plu­tôt fa­vo­rables aux bailleurs contrai­re­ment à son sou­hait de main­te­nir l’encadrement des loyers afin d’éva­luer la per­ti­nence du dis­po­si­tif. Et si Em­ma­nuel Ma­cron n’an­nonce pas d’aug­men­ta­tion de la fis­ca­li­té à pro­pre­ment par­ler, il en­tend trans­for­mer L’ISF en im­pôt sur la rente im­mo­bi­lière. Bien que dis­cret sur la ques­tion de l’ac­cès à la pro­prié­té, l’ex-se­cré­taire gé­né­ral ad­joint de l’ely­sée plaide pour la créa­tion d’un « bail mo­bi­li­té » de moins d’un an afin de le­ver les obs­tacles à la lo­ca­tion pour les par­ti­cu­liers en CDD ou en in­té­rim. En contre­par­tie, ces locataires joui­raient de droits plus res­treints que les autres en si­gnant ce bail, qui se­rait ré­ser­vé aux seules zones ten­dues.

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