IM­MO­BI­LIER : QUELS PRÊTS POUR FI­NAN­CER DES TRA­VAUX ?

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Réa­li­ser des tra­vaux dans son lo­ge­ment est une opé­ra­tion qui a un coût pou­vant se ré­vé­ler plus ou moins im­por­tant. Si les sommes en­ga­gées sont éle­vées, pour les fi­nan­cer, il est pos­sible de sous­crire un prêt qui peut prendre des formes va­riées. Pré­sen­ta­tion de ces dif­fé­rents dis­po­si­tifs.

Réa­li­ser des tra­vaux dans son lo­ge­ment est une opé­ra­tion qui a un coût pou­vant se ré­vé­ler plus ou moins im­por­tant. Si les SOMMES EN­GA­GÉES SONT ÉLE­VÉES, POUR LES FI­NAN­CER, IL EST POS­SIBLE de sous­crire un prêt qui peut prendre des formes va­riées. PRÉ­SEN­TA­TION DE CES DIF­FÉ­RENTS DIS­PO­SI­TIFS.

Vous ve­nez d’ache­ter un bien mais avant de dé­mé­na­ger une ré­no­va­tion de grande am­pleur est né­ces­saire ? Ins­tal­lé de­puis plus de 10 ans dans votre mai­son, vous avez en­vie de tout chan­ger ? Quel que soit votre pro­jet ou votre si­tua­tion, des so­lu­tions de fi­nan­ce­ment existent pour lis­ser vos dé­penses et pour­quoi pas réa­li­ser des tra­vaux sup­plé­men­taires que vous pen­siez hors bud­get.

UN PRÊT TRA­VAUX AU MO­MENT DE L’ACHAT

Si vous en­vi­sa­gez d’ef­fec­tuer des ré­no­va­tions dès l’ac­qui­si­tion, pour bé­né­fi­cier d’un prêt tra­vaux à un taux in­té­res­sant, il peut être ju­di­cieux de le coupler avec son prêt im­mo­bi­lier. At­ten­tion, cette pos­si­bi­li­té est très en­ca­drée. Il faut en amont être en me­sure de pré­sen­ter un de­vis d’un en­tre­pre­neur avec le mon­tant des tra­vaux à réa­li­ser. En­suite, pour dé­bi­ter les sommes de cet em­prunt, vous pré­sen­tez des jus­ti­fi­ca­tifs de dé­penses et de­vez prou­ver que les tra­vaux ont bien été réa­li­sés par un ar­ti­san re­con­nu.

Si vous achetez dans l’an­cien et que vous êtes éli­gible au prêt à taux zé­ro (PTZ), vous pou­vez l’uti­li­ser en par­tie pour fi­nan­cer des tra­vaux d’amé­na­ge­ment. Il faut pour ce­la que le chan­tier re­pré­sente au mi­ni­mum 25 % du coût to­tal de l’opé­ra­tion, c’es­tà-dire en ad­di­tion­nant le prix d’achat, les frais d’ac­qui­si­tion et le coût des tra­vaux. L’am­pleur des tra­vaux doit être prou­vée à l’éta­blis­se­ment fi­nan­cier qui oc­troie le cré­dit. Mieux vaut donc pou­voir four­nir plu­sieurs de­vis avant l’achat.

APRÈS L’AC­QUI­SI­TION D’UN LO­GE­MENT

Si les tra­vaux ont lieu après l’achat du bien, d’autres prêts peuvent être ac­ces­sibles. Le plus connu est le cré­dit à la consommation. De nom­breux éta­blis­se­ments fi­nan­ciers pro­posent ce type de pro­duit. Il est im­por­tant de sa­voir quel est le mon­tant à em­prun­ter, ce­lui des men­sua­li­tés que votre bud­get est en me­sure de sup­por­ter ain­si que la du­rée sou­hai­tée du cré­dit. En­suite, pour com­pa­rer, re­gar­dez le TAEG fixe (Taux an­nuel ef­fec­tif glo­bal), le mon­tant des frais de dos­sier et le coût de l’as­su­rance emprunteur qui est fa­cul­ta­tive. Il existe deux types de cré­dit :

• le prêt per­son­nel. La somme prê­tée peut être uti­li­sée sans avoir à don­ner de jus­ti­fi­ca­tifs. Ce cré­dit n’est pas lié aux achats ef­fec­tués. En ré­su­mé, si l’ac­qui­si­tion est an­nu­lée, il se­ra quand même en­clen­ché et vous de­vrez obli­ga­toi­re­ment le rem­bour­ser.

• le prêt af­fec­té. Ce cré­dit est lié à une dé­pense pré­cise. Ain­si, si le pro­jet n’a pas lieu comme pré­vu, le prêt ne se­ra pas en­clen­ché, ce qui peut être une sé­cu­ri­té en cas de non-exé­cu­tion des tra­vaux. Dans cer­tains cas, c’est l’or­ga­nisme qui oc­troie le cré­dit qui paie le pres­ta­taire ou si­non, pour ob­te­nir les fonds, il est in­dis­pen­sable de four­nir des jus­ti­fi­ca­tifs comme des de­vis ou des fac­tures.

La Caisse d’al­lo­ca­tions fa­mi­liales (Caf) peut at­tri­buer une aide financière pour des tra­vaux d’amé­lio­ra­tion de l’ha­bi­tat. Elle est ac­cor­dée au pro­prié­taire ou au lo­ca­taire, à condi­tion qu’il s’agisse de la ré­si­dence prin­ci­pale si­tuée en France et que le mé­nage per­çoive une pres­ta­tion fa­mi­liale de la Caf. Au­cune condi­tion de res­sources n’est fixée. Tou­te­fois, la Caf pré­cise qu’elle « étu­die­ra la de­mande en fonc­tion des tra­vaux en­vi­sa­gés et des cré­dits dis­po­nibles ». Le mon­tant de ce cré­dit peut re­pré­sen­ter au maxi­mum 80% des dé­penses en­ga­gées dans la li­mite de 1.067,14 eu­ros. Son taux est de 1%.

Les sa­la­riés d’en­tre­prises de plus de 10 per­sonnes peuvent aus­si se tour­ner vers leur so­cié­té pour sol­li­ci­ter un prêt tra­vaux amé­lio­ra­tion d’ac­tion Lo­ge­ment (ex-1% Lo­ge­ment). Il s’agit d’un cré­dit à un taux de 1% hors as­su­rance. Il peut per­mettre de fi­nan­cer jus­qu’à 100% des tra­vaux dans la li­mite de 10.000 eu­ros pour une du­rée maxi­male de 10 ans. La liste des tra­vaux éli­gibles à ce cré­dit est très large : pein­ture, re­vê­te­ments de sol, mise aux normes du chauf­fage… Il fau­dra jus­ti­fier les dé­penses en pré­sen­tant les fac­tures des en­tre­prises qui sont in­ter­ve­nues. Les re­trai­tés peuvent, de leurs cô­tés, se tour­ner vers leur caisse de re­traite. Elles sont nom­breuses à pro­po­ser des prêts tra­vaux à des taux in­té­res­sants.

POUR BÉ­NÉ­FI­CIER D’UN PRÊT TRA­VAUX À UN TAUX IN­TÉ­RES­SANT, IL PEUT ÊTRE JU­DI­CIEUX DE LE COUPLER AVEC SON PRÊT IM­MO­BI­LIER.

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