Trois ques­tions à des étu­diants et jeunes di­plô­més du ly­cée Re­né Des­cartes de Saint-ge­nis-la­val (Rhône) (*)

Mesures - - Guide D’achat -

Mesures. Qu’est-ce qui vous a ame­né à suivre un BTS CIRA? ● Hu­go Sau­va­get. Je suis at­ti­ré par la tech­nique au sens large. À l’ori­gine, je vou­lais m’orien­ter vers un autre BTS, mais la for­ma­tion étant pleine. Je suis tom­bé sur ce­lui-ci par ha­sard et j’ai dé­ci­dé de le faire en at­ten­dant que de la place se li­bère dans l’autre. Fi­na­le­ment, j’ai trou­vé cette for­ma­tion plus in­té­res­sante et plus ou­verte que celle que je vou­lais faire. ● Alexis Bo­nin. Il s’agit d’une for­ma­tion courte qui me per­met de tra­vailler ra­pi­de­ment, avec au­tant de connais­sances tech­niques que théo­riques. ● Florent De­grange. J’ai dé­cou­vert les mé­tiers du BTS CIRA de par ma for­ma­tion choi­sie au ly­cée (de la se­conde à ter­mi­nale op­tion Contrôle et ré­gu­la­tion). Ayant dé­ve­lop­pé un fort at­trait pour les sys­tèmes in­dus­triels au­to­ma­ti­sés et dé­si­reux de pour­suivre ma for­ma­tion dans ce do­maine, le BTS CIRA était pour moi le meilleur choix. J’ai éga­le­ment vu au tra­vers de ce der­nier une op­por­tu­ni­té d’ac­qué­rir de fortes com­pé­tences tech­niques, avant de pour­suivre mes études dans des do­maines plus gé­né­raux. ● Alexandre Sa­vin. Ce sont les pers­pec­tives d’em­ploi après un BTS CIRA. La phy­sique et l’élec­tri­ci­té étaient éga­le­ment mes ma­tières pré­fé­rées.

Mesures. Qu’est-ce qui vous a sur­pris, qu’est-ce que vous ai­mez dans le BTS CIRA? Pour les di­plô­més,manque-t-il des choses dans la for­ma­tion? ● Hu­go Sau­va­get. J’ai été sur­pris par le ma­té­riel uti­li­sé dans ce BTS. Avant ma for­ma­tion, quand on me par­lait de cap­teurs ou de trans­met­teurs, je voyais uni­que­ment des ap­pa­reils as­sez pe­tits et avec un fonc­tion­ne­ment com­plexe. Main­te­nant je com­prends leur fonc­tion- ne­ment et je me de­mande ce que je pour­rais ap­prendre d’autres sur ce do­maine. ● Alexis Bo­nin. J’ai énor­mé­ment ap­pré­cié le sui­vi des pro­fes­seurs qui vont bien au-de­là de leurs obli­ga­tions. Le BTS CIRA m’a tou­jours agréa­ble­ment sur­pris, bien que ce­la ne soit pas tou­jours fa­cile avec la quan­ti­té de tra­vail à four­nir en 2e an­née. Mais le stage entre la 1re et la 2e an­née per­met réel­le­ment de prendre conscience du monde du tra­vail et de ses exi­gences. ● Florent De­grange. Ce qui m’a prin­ci­pa­le­ment sur­pris reste la proxi­mi­té et la co­hé­rence entre les tra­vaux réa­li­sés au sein du BTS CIRA et le monde de l’in­dus­trie. Les mises en si­tua­tion se placent au plus près des pro­blé­ma­tiques ren­con­trées dans les in­dus­tries d’au­jourd’hui. Dans les cur­sus que j’ai pu suivre, je trouve que la for­ma­tion ne man­quait de rien. Les orien­ta­tions choi­sies au­jourd’hui par la for­ma­tion sont lé­gè­re­ment dif­fé­rentes et s’éloi­gne­raient peut-être de l’as­pect tech­nique ap­pro­fon­di. Le BTS CIRA est un diplôme com­plet et pous­sé dans son do­maine. Si la for­ma­tion venait à s’en­ri­chir, pro­po­ser ce diplôme sur trois ans pour­rait être une so­lu­tion afin de ne pas perdre cette image d’« ex­perts », ni les com­pé­tences re­con­nues dans les mé­tiers du contrôle et de l’au­to­ma­ti­sa­tion des pro­cé­dés in­dus­triels. ● Alexandre Sa­vin. La di­ver­si­té de la for­ma­tion est un point fort. On peut

(*) Hu­go Sau­va­get (promotion 2019) : BTS CIRA 1re an­née, en stage chez Emer­son Automation So­lu­tions. Alexis Bo­nin (promotion 2016) : tech­ni­cien de contrôle mé­tro­lo­gique dans une en­tre­prise phar­ma­ceu­tique. Florent De­grange (promotion 2011) : tra­vailler dans dif­fé­rents do­maines. C’est une for­ma­tion où il fau­drait plus de ter­rain par rap­port à la théo­rie, afin d’être plus confron­té à la vie de tous les jours (BTS CIRA en al­ter­nant). Mesures. Où vous voyez-vous dans 5 ans,10 ans? ● Hu­go Sau­va­get. J’ai beau­coup de mal à me pro­je­ter dans l’ave­nir avec ce BTS, qui donne un ac­cès à énor­mé­ment de mé­tiers. Mais je peux dé­jà dire que j’es­saie­rai de mon­ter ma propre en­tre­prise, lorsque j’au­rais ju­gé avoir ac­quis as­sez de connais­sances pour le faire en tra­vaillant pour d’autres en­tre­prises. ● Alexis Bo­nin. Ce se­rait chef d’équipes sur un site phar­ma­ceu­tique. ● Florent De­grange. Le BTS CIRA, com­bi­né à un diplôme d’in­gé­nieur, ap­porte, à eux deux, une mul­ti­tude d’ho­ri­zons et de car­rières en­vi­sa­geables. Bien que mon poste tende à m’éloi­gner pe­tit à pe­tit des mé­tiers tech­niques, je gar­de­rai un lien fort avec les as­pects concrets du ter­rain, qui m’ont sé­duit dès mes pre­mières heures dans le monde pro­fes­sion­nel. Une chose est sûre, je me vois tou­jours dans le do­maine du contrôle industriel et de la ré­gu­la­tion au­to­ma­tique, ain­si que des in­dus­tries de pro­cess. ● Alexandre Sa­vin. Bonne ques­tion… peut-être dans un mi­lieu com­plè­te­ment dif­fé­rent. in­gé­nieur chez Au­to­ma­tique & In­dus­trie Ai­france. Alexandre Sa­vin (promotion 2008) : tech­ni­co-com­mer­cial chez Pro­me­sures.

Re­mer­cie­ments à Laurent Roy, pro­fes­seur de BTS CIRA au Ly­cée Re­né Des­cartes, pour son ai­mable aide.

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