Me­trohm a cé­lé­bré son 75e an­ni­ver­saire

La so­cié­té créée par Willi Stu­der et Ber­told Suh­ner est de­ve­nue l’un des prin­ci­paux fa­bri­cants mon­diaux d’ins­tru­ments d’ana­lyses phy­si­co-chi­miques et spec­tro­sco­piques, pour le la­bo­ra­toire et les pro­cess.

Mesures - - Sommaire - Cé­dric Lar­dière

Tout au long de l’an­née 2018, l’en­semble des fi­liales et en­ti­tés du suisse Me­trohm ont cé­lé­bré les 75 ans du groupe. Le fil conduc­teur en a été le tour du monde réa­li­sé par une jeune em­ployée, Ste­pha­nie Kappes, dans 38 pays dif­fé­rents pour ren­con­trer des clients et des per­son­nels de Me­trohm. Pour fê­ter cet an­ni­ver­saire, la fi­liale fran­çaise a réuni, le 21 sep­tembre der­nier au Pa­villon Royal à Pa­ris, près de 170 clients (la­bo­ra­toires pu­blics, grands groupes et ETI, etc.), étu­diants et sa­la­riés. Ce fut éga­le­ment l’oc­ca­sion de re­ve­nir sur l’his­toire du groupe suisse. « L’en­tre­prise a donc été créée le 1er avril 1943 par Willi Stu­der et Ber­told Suh­ner, à He­ri­sau. À l’ori­gine, la so­cié­té dé­ve­lop­pait des ins­tru­ments de me­sure HF et de com­mu­ni­ca­tion. Après des dé­buts très dif­fi­ciles, les deux fon­da­teurs lancent, en 1947, le pre­mier phmètre élec­tro­nique (E 132), ce qui leur ouvre un nou­veau mar­ché, ce­lui des ins­tru­ments de la­bo­ra­toire », rap­pelle Her­vé La­combe, di­rec­teur gé­né­ral de Me­trohm France. Ont en­suite sui­vi le pre­mier ti­treur (E 166) en 1949, la pre­mière bu­rette à pis­ton (E 274) pour rem­pla­cer le do­sage ma­nuel avec des bu­rettes en verre, en 1957, le pre­mier ti­treur contrô­lé par un mi­cro­pro­ces­seur (mo­dèle 636) en 1978. « 1982 est l’an­née du chan­ge­ment, avec la créa­tion de la fon­da­tion Me­trohm Stif­tung. Les trois ac­tion­naires, à sa­voir Lo­renz Kuhn,ber­told Suh­ner et Hans Win­ze­ler, trans­fé­rèrent leurs parts de la so­cié­té, pour ga­ran­tir l’in­dé­pen­dance du groupe », ex­plique Her­vé La­combe.

De nou­velles tech­no­lo­gies ac­quises

Les in­no­va­tions conti­nuèrent sur le même rythme, avec no­tam­ment l’ap­pa­reil 690 en 1987, qui cor­res­pond à l’ar­ri­vée de Me­trohm sur le mar­ché de la chro­ma­to­gra- phie io­nique, le pre­mier sys­tème in­té­grant ti­treur et bu­rette au sein d’un ap­pa­reil de paillasse com­pact (701 Ti­tri­no) ou la pla­te­forme de nou­velle gé­né­ra­tion Om­nis pour le ti­trage et d’autres ana­lyses c hi­miques. Si­gna­lons en­core l’ajout d’une offre en spec­tro­sco­pie avec le ra­chat de l’amé­ri­cain Foss Nir­sys­tems en 2013, ain­si que les ac­qui­si­tions de l’es­pa­gnol Drop­sens (ins­tru­ments et équi­pe­ments d’ élec­tr o-c hi mi lu­mi­nes­cence, des­pec­troé­lect roc hi­mieUv/vi­sib le, proche in­fra­rouge et Ra­man), des amé­ri­cains Diag­nos­tic anSERS (sub­strats im­pri­més à jet d’encre éco­no­mique pour la spec­tro­sco­pie Ra­man am­pli­fiée de sur­face) et In­no­va­ti­veP hot onic So­lu­tions (IPS ; com­po­sants ba­sés sur les diodes pour la spec­tro­sco­pie Ra­man), ces deux der­nières an­nées.

Deux étu­diants ré­com­pen­sés

Au cours de l’évé­ne­ment, le prix du jeune chi­miste Me­trohm France, ré­com­pen­sant des cher­cheurs de moins de trente ans, a été re­mis à So­phia Ou­ka­la (1er prix) et à Louis Go­def­froy (2e prix) pour leurs tra­vaux. So­phia Ou­ka­la a été ré­com­pen­sée pour ses tra­vaux sur le « Dé­ve­lop­pe­ment de mé­thodes élec­tro­chi­miques par l’ uti­li­sa­tion d’ ul­tra mi­cro élec­trodes afin d’ ana­ly­ser les ac­teurs in­ter­ve­nant dans la sta­bi­li­té des bases pé­tro­lières », dans le cadre de sa thèse au sein du grou­pe­to­tal et de l’école na­tio­nale su­pé­rieure de chi­mie de Rennes (ENSCR). Quant à Louis Go­def­froy, ce sont ses tra­vaux sur le «Dé­ve­lop­pe­ment d’un dis­po­si­tif élec­tro­chi­mique mi­nia­tu­ri­sé pour la réa­li­sa­tion d’élec­tro­lyses pré­pa­ra­tives» au sein du la­bo­ra­toire Pas­teur du dé­par­te­ment chi­mie de l’école nor­male su­pé­rieur (ENS), qui ont ain­si été mis en avant.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.