Avro Lan­cas­ter B. Mk. I pour FS X et P3D

Le poing de la RAF Moins con­nu que le B-17 de l’Air Force, le Lan­cas­ter bri­tan­nique a pour­tant joué un rôle pré­pon­dé­rant dans la mise au pas du Troi­sième Reich. Ae­ro­plane Hea­ven rend hom­mage à cette lé­gende avec une ex­ten­sion à l’ins­pi­ra­tion très his­to­riq

Micro Simulateur - - SOMMAIRE - ParEm­ma­nuelB­lan­chard

Plus de 3 200 Lan­cas­ter ont été abat­tus au-des­sus des ter­ri­toires du Reich entre 1942 et 1945 : ce nombre im­pres­sion­nant suf­fit à évo­quer l’im­por­tance de ce qua­dri­mo­teur lourd au sein de la Royal Air Force. Car si les mis­sions de bom­bar­de­ment ac­com­plies par les Bri­tan­niques au cours du se­cond conflit mon­dial ont été éclip­sées par celles de l’U.S. Ar­my Air Force, c’est es­sen­tiel­le­ment pour des rai­sons d’ho­raires : la RAF opé­rait sur­tout de nuit, de ma­nière moins vi­sible que les B-17 et B-24 amé­ri­cains qui ef­fec­tuaient leurs raids de jour. On a alors ten­dance à mi­ni­mi­ser son rôle, pour­tant im­por­tant dans l’écra­se­ment de l’Al­le­magne na­zie. Pour ces mis­sions de bom­bar­de­ment noc­turne, le Lan­cas­ter fut le prin­ci­pal che­val de ba­taille de la RAF. Lorsque la guerre écla­ta, les bom­bar­diers bri­tan­niques étaient sur­tout des bi­mo­teurs de taille moyenne dont les ca­pa­ci­tés d’em­port et de dis­tance fran­chis­sable n’étaient pas suf­fi­santes pour in­fli­ger des dom­mages sé­vères aux ob­jec­tifs en­ne­mis. Le construc­teur Avro avait dé­ve­lop­pé son propre bom­bar­dier bi­mo­teur, le Man­ches­ter, que les cri­tiques les

plus ai­mables qua­li­fiaient de mé­diocre… Dans le contexte déses­pé­ré de la Ba­taille d’An­gle­terre, l’avion­neur re­vit sa co­pie en por­tant son choix de pro­pul­sion sur les Rolls Royce Mer­lin (le mo­teur à tout faire : Spit­fire, P-51, Mos­qui­to…), en ajou­tant deux mo­teurs sup­plé­men­taires pour pas­ser à la for­mule qua­dri­mo­teur et en al­lon­geant les di­men­sions du Man­ches­ter. Le Lan­cas­ter ain­si sor­ti des bu­reaux d’études prit son en­vol dès jan­vier 1941 et aus­si­tôt sé­dui­sit l’Air Com­mand comme les équi­pages. Ca­pable d’em­por­ter six tonnes de bombes à plus de 1 500 km de sa base, il com­men­ça ses raids noc­turnes en 1942. Il s’illus­tra dans di­vers faits d’armes – la des­truc­tion des bar­rages de la Ruhr, l’uti­li­sa­tion de la gi­gan­tesque bombe de 9 tonnes « Block­bus­ter », le pa­ra­chu­tage de man­ne­quins en uni­formes al­liés pour trom­per les Al­le­mands lors du dé­bar­que­ment… Plus de 7 300 exem­plaires sor­tirent des ate­liers Avro, et le Lan­cas­ter res­ta en ser­vice jusque dans les an­nées cin­quante, dont cer­tains exem­plaires au sein de l’Aé­ro­na­vale fran­çaise. Dans ces contextes his­to­riques, l’Avro Lan­cas­ter reste un mor­ceau de lé­gende, dont les équi­pages payèrent un lourd tri­but au conflit, un avion qui par­ti­ci­pa aus­si à des raids contro­ver­sés comme ce­lui sur Dresde, mais qui par­ti­ci­pa ac­ti­ve­ment à l’ef­fon­dre­ment du Reich. Et c’est cette lé­gende qui dé­barque ici dans FS X et P3D.

L’ex­ten­sion

Ce n’est pas la pre­mière fois que le dé­ve­lop­peur Ae­ro­plane Hea­ven et le dis­tri­bu­teur JustF­light s’at­taquent au Lan­cas­ter : le géant bri­tan­nique avait dé­jà fait l’ob­jet d’une mo­dé­li­sa­tion chez eux en 2006, pour FS 2004. Il mé­ri­tait une mise à jour pour col­ler aux stan­dards FS X et sur­tout P3D, douze ans après ! Le Lan­cas­ter nou­velle ver­sion, tou­jours par le tan­dem Ae­ro­plane Hea­ven et JustF­light, est ven­du au ta­rif de 34,95 eu­ros en té­lé­char­ge­ment (465 Mo). Il faut no­ter qu’à l’in­verse des ten­dances ac­tuelles, l’ap­pa­reil est com­pa­tible avec toute la fa­mille FS : FS X, FS X Steam Edi­tion, P3D v1 à v4, le choix du si­mu­la­teur de des­ti­na­tion (et du ré­per­toire de co­pie

des fi­chiers pour P3D) s’ef­fec­tuant lors de l’ins­tal­la­tion. Nous avons donc pu tes­ter cet ap­pa­reil aus­si bien sous FS X SP2 que P3D v4, même si c’est ce der­nier qui a été pri­vi­lé­gié ici pour des rai­sons de flui­di­té. L’avion vir­tuel s’ac­com­pagne de deux do­cu­ments en PDF ré­di­gés en an­glais. Le pre­mier est le ma­nuel de l’uti­li­sa­teur, avec des­crip­tion des ins­tru­ments, pro­cé­dures, pré­sen­ta­tion des ani­ma­tions ; le se­cond est plus his­to­rique, sous la forme d’un fac-si­mi­lé du ma­nuel de l’Air Mi­nis­try à l’at­ten­tion des équi­pages de Lan­cas­ter en 1944.

Dans le han­gar, on dé­couvre six nou­velles en­trées pour le Lan­cas­ter B. Mk. I et trois pour la dé­cli­nai­son B. Mk. III : il n’y a au­cun chan­ge­ment ni dans les mo­dèles ex­té­rieurs ni dans les per­for­mances des deux ver­sions, sim­ple­ment les au­teurs ont sou­hai­té pro­fi­ter de li­vrées de cer­tains mo­dèles III pas­sés à la pos­té­ri­té. Toutes les dé­co­ra­tions sont ins­pi­rées d’ap­pa­reils réels de la Royal Air Force ou des membres du Com­mon­wealth (Aus­tra­lie et Nou­velle-Zé­lande). Cer­tains mo­dèles ex­té­rieurs com- portent un ra­dôme ven­tral à l’ar­rière du fu­se­lage, où était ins­tal­lé un ra­dar d’alerte pour dé­tec­ter les chasseurs en­ne­mis. On est juste un peu dé­çu de ne pas (re)trou­ver la dé­co­ra­tion bleue de l’Aé­ro­na­vale… Mais un paint­kit est pro­po­sé gra­tui­te­ment sur le site de l’édi­teur.

Or­ga­ni­sa­tion in­terne

La vi­site du Lan­cas­ter dé­bute par l’in­té­rieur. Et ici on est sur­pris par les choix de la RAF : contrai­re­ment aux bom­bar­diers amé­ri­cains, il n’y a pas ici de copilote. La place prin­ci­pale, sur­éle­vée sous une ver­rière aux formes com­plexes, est bien celle du com­man­dant, qui a pour lui une im­por­tante charge de tra­vail. Outre le ma­nie­ment de l’avion, il lui re­vient les ré­glages des mo­teurs, alors que sur­veiller quatre pro­pul­seurs à pis­tons n’est pas de tout re­pos – même si le mé­ca­ni­cien n’est pas très loin. On ima-

gine éga­le­ment qu’en temps de guerre, le pi­lo­tage confié à un seul membre d’équi­page n’était pas un gage de sé­cu­ri­té… Le cock­pit prin­ci­pal, uni­que­ment en mode vir­tuel, évoque bien les ca­rac­té­ris­tiques de l’époque : très aus­tère, très sombre, dé­bor­dant de ca­drans et de câbles, il a de quoi in­ti­mi­der le dé­bu­tant. Le yoke s’es­ca­mote de l’af­fi­chage en un seul clic de cur­seur pour li­bé­rer la vue vers cer­tains ins­tru­ments. Les in­fo-bulles sont om­ni­pré­sentes, mais le re­cours au ma­nuel de pré­sen­ta­tion de l’add-on reste re­quis pour bien iden­ti­fier les fonc­tions concrètes des com­mandes.

Les autres sta­tions dans l’ap­pa­reil sont éga­le­ment mo­dé­li­sées, ac­ces­sibles par la com­mande de point de vue du si­mu­la­teur. À droite et en re­trait du poste de pi­lote se trouve la planche du mé­ca­ni­cien na­vi­gant. Elle est plu­tôt som­maire, pas très li­sible dans les faibles condi­tions de lu­mi­no­si­té, et est dou­blée du pan­neau élec­trique et ce­lui de car­bu­rant. Plus à l’ar­rière du cock­pit, on peut s’as­seoir dans le siège de l’opé­ra­teur ra­dio (peu de fonc­tions ici à part COM/NAV, mais le poste est bien mo­dé­li­sé en 3D) ou sur le fau­teuil du na­vi­ga­teur. Dé­cep­tion pour ce der­nier, il est qua­si­ment ré­ser­vé à un usage dé­co­ra­tif ; on re­grette qu’Ae­ro­plane Hea­ven ne se soit pas ins­pi­ré des réa­li­sa­tions d’A2A Si­mu­la­tion pour in­té­grer une carte dé­fi­lante en po­pup… Au rayon des cu­rio­si­tés, le poste du bom­bar­dier, al­lon­gé dans le nez de l’avion, et ce­lui du mi­trailleur avant sont aus­si re­pro­duits. Le pre­mier dis­pose de com­mandes ru­di­men­taires pour contrô­ler l’ap­pa­reil sur sa course de bom­bar­de­ment et in­ter­agir avec la soute, le se­cond peut ma­nier sa tou­relle en azi­mut et même si­mu­ler les tirs (sans ef­fet autre que vi­suel dans ces si­mu­la­teurs très sages que sont FS X et P3D). Der­nier poste, l’as­tro­dome à l’ar­rière de la ver­rière prin­ci­pale per­met­tait de faire le point avec un sex­tant, en se re­pé­rant sur les étoiles lors des mis­sions de nuit. Tous ces postes mo­dé­li­sés res­pirent l’am­biance de l’époque, on re­grette juste que cer­taines fonc­tions n’aient pas été mieux im­plé­men­tées (carte, planche ra­dio 2D plus simple à ma­ni­pu­ler, oeille­ton du vi­seur de bom­bar­de­ment). Rien de rédhi­bi­toire, mais quitte à re­pro­duire un ap­pa­reil his­to­rique, au­tant pous­ser le rai­son­ne­ment jus­qu’au bout !

Ex­té­rieu­re­ment, la col­lec­tion de Lan­cas­ter n’ap­pelle au­cune cri­tique. Les formes mas­sives du gros bom­bar­dier sont par­fai­te­ment évo­quées, ser­vies par des li­vrées his­to­riques qui, à dé­faut d’être co­lo­rées et va­riées, n’en com­portent pas moins des mar­quages et dé­co­ra­tions de nez (« nose-art » en an­glais) ori­gi­naux. On re­trouve ain­si à cô­té des marques de mis­sions du « S for Su­gar » la men­tion iro­nique de la phrase de Goe­ring « Au­cun avion en­ne­mi ne sur­vo­le­ra le ter­ri­toire du Reich ». Les des­sins des équi­pages sont fi­ne­ment re­pro­duits, avec un es­prit très dif­fé­rent de ce qu’on trou­vait sur les bom­bar­diers amé­ri­cains : point de pi­nup, mais des mes­sages ou évo­ca­tions plus proches de l’hu­mour noir ap­pré­cié outre-Manche… Pour le reste, les Lan­cas­ter dis­posent de nom­breuses ani­ma­tions : vo­lets, train et sur­faces de com­mandes évi­dem­ment, mais aus­si membres d’équi­pages, tou­relles ro­ta­tives (dont l’ac­tion est com­man­dée par un pop-up 2D), tir des mi­trailleuses dé­fen­sives avec le rac­cour­ci I, ou­ver­ture de la soute à bombes. Cette der­nière est vide par dé­faut, le char­ge­ment s’ef­fec­tue à l’aide du

pop-up ci­té plus haut. Mais les masses ne sont pas prises en compte, il faut les en­trer à la main dans le ges­tion­naire d’em­port. Et lorsque l’ani­ma­tion de lar­gage des bombes est dé­clen­chée (sans dom­mage au sol, c’est uni­que­ment vi­suel ras­su­rez-vous !) les ef­fets sur la masse to­tale de l’avion sont bien pris en compte. Par­mi les autres ani­ma­tions, on cite le chan­ge­ment d’as­pect des membres d’équi­page, qui re­vêtent un masque à oxy­gène au-des­sus de 10 000 ft, ou l’af­fi­chage de tout l’équi­pe­ment de piste au sol (ca­mion-ci­terne, cha­riot à bombes…) dé­clen­ché de­puis le poste du mé­ca­ni­cien.

Aux com­mandes

Reste à sa­voir com­ment se com­porte ce géant… Pour d’évi­dentes rai­sons de vi­si­bi­li­té, nos tests et cap­tures ont été es­sen­tiel­le­ment réa­li­sés de jour, en gar­dant à l’es­prit qu’his­to­ri­que­ment le dé­col­lage s’ef­fec­tuait plu­tôt au cré­pus­cule et le re­tour alors que le so­leil n’était pas en­core le­vé. Un ré­glage cold and dark est pro­po­sé dans le po­pup de confi­gu­ra­tion de l’ap­pa­reil (le même que pour le contrôle des tou­relles, la ges­tion de la soute à bombes…) et l’édi­teur a eu la bonne idée de rap­pe­ler les prin­ci­pales phases du dé­mar­rage dans la ta­blette de FS/P3D. Un pe­tit pas­sage par le ges­tion­naire de charge per­met de me­su­rer la masse du géant : le Lan­cas­ter à pleine charge pèse tout de même 30 tonnes (68 000 livres) dont plus de 9 tonnes de car­bu­rant et 6 de bombes, et il va fal­loir faire vo­ler tout ça… Le dé­mar­rage en lui­même ne pose pas vrai­ment de sou­ci, chaque mo­teur a son propre cir­cuit ; la ges­tion du mé­lange est au­to­ma­tique ici, les Mer­lin de Rolls Royce étaient équi­pés d’un car­bu­ra­teur par­ti­cu­lier ré­gu­lant le car­bu­rant en fonc­tion de la pres­sion ex­té­rieure. On n’au­ra donc à ma­ni­pu­ler que les com­mandes de gaz et de pas des hé­lices. Dé­jà un sou­ci en moins ! Le rou­lage n’est pas très ai­sé en rai­son de la po­si­tion haute et dé­ca­lée du cock­pit sur un ap­pa­reil à train clas­sique qui plus est ; la fe­nêtre la­té­rale s’ouvre, dans la réa­li­té le pi­lote pou­vait y pas­ser la tête voire s’adres­ser au per­son­nel de piste, en si­mu­la­tion on s’aide plu­tôt de la vue ex­té­rieure (au­tant pro­fi­ter des pos­si­bi­li­tés du vir­tuel).

Pour le dé­col­lage, le ma­nuel pré­co­nise de sor­tir les vo­lets à 20° (po­si­tion in­ter­mé­diaire), d’ou­vrir en grand les ra­dia­teurs, d’ac­ti­ver les boosts et de gar­der les freins jus­qu’à ce que la vi­tesse de ro­ta­tion maxi­male soit at­teinte. On lâche en­suite les freins, l’ac­cé­lé­ra­tion est lente, très lente, presque ef­frayante. L’avion tire net­te­ment à gauche, à com­pen­ser au pa­lon­nier. Dès 60 mph (eh oui, le ca­dran n’est pas gra­dué en noeuds), on pousse sur le manche pour re­le­ver la queue, et on tire lé­gè­re­ment à 105 pour quit­ter le sol. Tout ça reste théo­rique, car dans les faits, par vent nul, il faut plu­tôt at­teindre 120 mph, et pour ce­la il faut une bonne lon­gueur de piste ! Nous es­ti­mons au mi­ni­mum 5 300 ft/1 600 m de course de dé­col­lage à pleine charge, va­leur em­pi­rique mais qui mé­ri­te­rait de fi­gu­rer dans le ma­nuel. C’est énorme pour un ap­pa­reil de 1941, et ne pen­sez pas opé­rer avec le Lan­cas­ter de­puis n’im­porte quelle ins­tal­la­tion ! La mon­tée est lente, même en re­le­vant les vo­lets une fois qu’on a dé­pas­sé les 500 ft/sol. Les gaz sont ré­duits as­sez vite pour mé­na­ger les mo­teurs, de même que les boosts. N’es­pé­rez pas re­joindre l’al­ti­tude de croi­sière ra­pi­de­ment, la vi­tesse en mon­tée est re­com­man­dée à 160 mph et le taux à 100 ft/min pour les pre­miers miles, 200 en­suite. À ce rythme, il fau­dra plus de 90 mi­nutes pour at­teindre l’al­ti­tude de croi­sière entre 10 000 et 15 000 ft.

Si lourd soit-il au manche, le Lan­cas­ter n’en pré­sente pas moins

une par­ti­cu­la­ri­té agréable : il est ex­trê­me­ment stable, au­tant en rou­lis qu’en tan­gage. Hors condi­tions mé­téo ex­trême, il peut te­nir un vol en pa­lier avec juste quelques très pe­tits ajus­te­ments au trim. Un ru­di­ment de pi­lote au­to­ma­tique est in­té­gré au cock­pit, avec des fonc­tions de main­tien de cap et d’at­ti­tude (pas al­ti­tude !), mais le bom­bar­dier tient si bien tout seul qu’on n’a presque pas be­soin de ce pi­lote au­to. Les mo­teurs sont do­tés de sur­com­pres­seurs à ac­ti­ver à par­tir de 12 000 ft. Pour la na­vi­ga­tion, les au­teurs ont un peu ru­sé en adap­tant les prin­cipes d’ADF et de ré­cep­teur VOR à l’époque – on par­lait de ra­dio­phare, pas de ba­lise… On ne dis­pose pas d’in­for­ma­tion DME, mais bien de la di­rec­tion par rap­port à un émet­teur au sol, et par le biais d’un in­di­ca­teur à deux ai­guilles, d’un ru­di­ment de cap­teur VOR avec ra­diale. On au­rait ap­pré­cié que ces ou­tils soient uti­li­sés en com­plé­ment d’une carte, comme men­tion­né plus haut, et que les deux ca­drans des ADF/VOR (ou équi­va­lents) ne soient pas re­pris. C’est par la na­vi­ga­tion que cette ex­ten­sion pêche le plus, alors que d’autres édi­teurs sur le même seg­ment traitent mieux le su­jet en res­tant dans l’am­biance d’époque. Dom­mage pour point né­ga­tif.

Le re­tour au sol, nor­ma­le­ment bien al­lé­gé, est moins im­pres­sion­nant qu’on ne le croi­rait. Le Lan­cas­ter ré­pond bien à basse vi­tesse en des­cente, le pe­tit ca­dran fai­sant of­fice de VOR peut aus­si ser­vir pour les ba­lises ILS. La vi­si­bi­li­té vers l’avant n’est pas idéale, mais l’at­ter­ris­sage sur le gros train ro­buste ne pose pas trop de pro­blème à un pi­lote ayant un mi­ni­mum d’ex­pé­rience. Reste à re­ga­gner le par­king et faire le dé­brie­fing de la mis­sion.

Ver­dict

Im­pec­ca­ble­ment réa­li­sé et tex­tu­ré, le Lan­cas­ter a pour pre­mière qua­li­té de plon­ger dans l’am­biance de ce qu’était l’avia­tion mi­li­taire lourde de la Se­conde Guerre mon­diale. Les pro­cé­dures sont fi­dèles à la réa­li­té (au­tant qu’elles peuvent l’être dans un si­mu­la­teur gé­né­ra­liste grand pu­blic), les sons et les as­pects vi­suels par­ti­cipent à l’im­mer­sion de ma­nière convain­cante, et le mo­dèle de vol, très lourd comme on l’ima­gine dans la réa­li­té, par­ti­cipe aus­si à une ex­pé­rience de vol hors du temps. Le prin­ci­pal re­proche tient en fait à l’ab­sence de ces pe­tits plus que l’on trouve pour des ap­pa­reils de la même veine chez d’autres édi­teurs. On pense évi­dem­ment à A2A si­mu­la­tion et son mo­dule Ac­cuSim qui per­met une ges­tion très fine de chaque mo­teur, alors qu’ici ce­la semble stan­dar­di­sé ; le cô­té très ac­ces­soire des postes de na­vi­ga­teur et de ra­dio est aus­si un peu dé­ce­vant, les rendre plus vi­vants et fonc­tion­nels n’au­rait pas coû­té beau­coup plus de dé­ve­lop­pe­ment… Rien n’est rédhi­bi­toire ici, sur­tout pour les ama­teurs de belles mé­ca­niques his­to­riques, mais il faut se rendre à l’évi­dence, à l’heure de P3D v4, on de­vient très exi­geant sur les fonc­tions avan­cées.

Le pop-up de confi­gu­ra­tion de l’ap­pa­reil.

Ins­tru­ments mo­teurs : pas de ma­nette de mé­lange, ce n’est pas un ou­bli ! En pré­pa­ra­tion de mis­sion avec son équi­pe­ment de piste.

En haut : Le poste de pi­lo­tage. Ci-des­sus :

Ci-des­sus : Cible du jour : une raf­fi­ne­rie. Ci-contre : Vue de la cou­chette du bom­bar­dier, très sombre !

Ci-des­sous : Le ma­cabre « Phan­tom of the Ruhr » aux nom­breuses mis­sions.

Ci-des­sus : Exemple de dé­co­ra­tion : « D for Dig­ger » (en VF, « F pour Fos­soyeur »). Ci-contre (haut) : Le poste du ra­dio : on ne fait qu’y ré­gler les fré­quences COM, NAV et ADF. Ci-contre (bas) : Le pan­neau du mé­ca­ni­cien na­vi­gant.

Ci-des­sus : Mi­trailleur de queue en ac­tion. Ci-des­sous : Soute à bombes bien rem­plie !

En haut : En fi­nale « cra­bée » au pe­tit ma­tin. Ci-des­sous : Un in­tra­dos noir ty­pique des bom­bar­diers noc­turnes de la RAF.

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