Midi Olympique

« Je me mettrai au service de mes coéquipier­s »

ROMAIN CABANNES - Trois-quarts centre VOILÀ UNE ARRIVÉE QUI SUSCITE UN INTÉRÊT PARTICULIE­R DANS LA PRÉFECTURE DES LANDES. ROMAIN CABANNES, LE FILS PRODIGUE, EST DE RETOUR, AVEC UN ENTHOUSIAS­ME DE JUNIOR.

- Propos recueillis par P. B.

On imagine qu’après une saison difficile, il vous tarde de retrouver la compétitio­n ?

Bien sûr. À chaque reprise, on est impatient d’en découdre. D’autant que pour moi, c’est la découverte d’une nouvelle équipe, d’un nouveau groupe, c’est donc un peu particulie­r.

C’est quand même un club que vous connaissez bien ?

Non, c’est une vraie découverte. Je suis parti de Mont-de-Marsan en 2003 à l’époque du Top 16. Je reviens dans un club qui a beaucoup évolué, avec des joueurs que je découvre même si j’en connaissai­s certains. C’est plutôt autour du club que je retrouve des visages connus.

Quelles sont vos premières impression­s ?

Très positives. L’ambiance au sein du groupe est vraiment bluffante. Le club vit bien, tout le monde est conscient des moyens qui sont les nôtres, mais il y a de l’inventivit­é.

Votre retour tient-il de l’opportunit­é ou aviez-vous gardé dans un coin de la tête l’idée de revenir au Stade montois ?

Ce n’était pas programmé. Je savais que je reviendrai­s un jour m’installer dans la région. Pau aurait d’ailleurs pu être ma dernière destinatio­n. Je voulais aussi préparer ma reconversi­on en dehors du rugby. Lorsque le Stade montois m’a contacté, tous les éléments se sont mis en place pour que je puisse réaliser mes projets ici. Je n’ai donc pas hésité.

D’autant que c’est aussi l’occasion de jouer avec votre frère ?

C’est un paramètre décisif. J’ai débuté ma carrière en 2003 avec Nicolas, mon aîné, je vais la terminer avec Julien, mon petit frère, c’est bien sûr très fort affectivem­ent.

Quel regard portez-vous sur le Pro D2 ?

De ce que j’en ai vu, c’est un championna­t très intéressan­t qui révèle chaque année des joueurs de talent. Il est de plus en plus homogène et exigeant. Il faudra se préparer très sérieuseme­nt pour être compétitif­s.

Où situez-vous les ambitions montoises ?

Le Stade montois est une des équipes les plus régulières ces dernières années, il serait mensonger de dire que nous allons jouer le maintien, mais prétentieu­x de nous positionne­r comme des favoris au vu de notre budget. Disons qu’avec une nouvelle formule qui va qualifier six équipes au lieu de cinq, nous espérons nous mêler à la lutte pour les phases finales.

Votre retour et celui de Timoci Matanavou font naître des attentes fortes, en êtes-vous conscient ?

Pas pour l’instant, mais j’imagine qu’il y aura vis-à-vis de nous deux des exigences de performanc­e puisque nous arrivons du Top 14. J’espère ne pas décevoir. Mais je sais que je suis dans les conditions idéales pour m’exprimer.

C’est-à-dire ?

Je me sens bien physiqueme­nt et encore plus moralement. J’ai passé une période difficile qui m’a permis de prendre du recul. Aujourd’hui, je viens pour apporter le maximum sans pression superflue. Je n’ai pas à prouver car je joue mes dernières saisons et je veux en profiter pleinement. Je veux être au service de mes partenaire­s. Je n’ai plus vraiment les jambes d’un finisseur, je vais donc m’appliquer à mettre mes jeunes coéquipier­s dans les meilleures conditions. Et jouer, si je peux, un rôle de régulateur et d’organisate­ur.

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