TRA­VAILLEUR DE L’OMBRE

DE BIAR­RITZ LE SUD-AFRI­CAIN DE 30 ANS, POUR SA CIN­QUIÈME SAI­SON AU CLUB, FAIT PAR­TIE DES ÉLÉ­MENTS DE BASE DU PACK ROUGE ET BLANC.

Midi Olympique - - Pro D2 - Par Pa­blo OR­DAS

Il est le deuxième ligne le plus uti­li­sé de l’ef­fec­tif rouge et blanc. Avec 642 mi­nutes dans les jambes, Edwin He­witt vient d’en­chaî­ner les cinq der­niers matchs en tant que ti­tu­laire, après avoir dé­jà dé­mar­ré les trois pre­miers de la sai­son. Entre les deux, le Sud-Afri­cain s’est dé­chi­ré le mol­let droit. Mais de­puis, ça va mieux ! Et ses per­for­mances sur le ter­rain s’en res­sentent. « J’ai fait beau­coup de matchs en en­tier (quatre plus six joués pen­dant au moins soixante-quinze mi­nutes, N.D.L.R.). Avant, je n’avais pas eu ça. Je suis en forme et content », avoue-t-il dans un fran­çais de qua­li­té. Au­teur d’une par­tie so­lide contre Car­cas­sonne dans les zones de com­bat, il fut dans la conti­nui­té ven­dre­di soir à Oyon­nax et a contri­bué à la pre­mière vic­toire à l’ex­té­rieur de son équipe. Dans l’ombre. Des charges, une grosse ac­ti­vi­té dans les rucks et quelques pla­quages bien ap­puyés : la marque de fa­brique d’He­witt. « Il en faut des mecs comme ça qui font le mé­nage, note son co­équi­pier Clé­ment Mar­ti­nez. C’est un lea­der de com­bat qui fait très bien son bou­lot. »

Un tra­vail pas tou­jours re­mar­qué, sou­vent fon­da­men­tal dans ce cham­pion­nat. « Pour jouer en deuxième ligne dans cette équipe, avec notre plan de jeu, il faut tout faire. Il n’y a pas d’op­tion. Même si c’est

AU­CUN CAR­TON L’AN DER­NIER

dur, j’aime ce tra­vail sur le ter­rain. Hon­nê­te­ment, je veux por­ter ce maillot avec fier­té. Pour moi, ce mot veut dire qu’il faut tout don­ner, pour les mecs à cô­té, à chaque fois que tu rentres sur le ter­rain, lâche le tren­te­naire. En an­glais, on dit dir­ty job. » Clé­ment Mar­ti­nez pour­suit : « C’est quel­qu’un de très gen­til et très im­pli­qué aux en­traî­ne­ments. En fait, il joue comme il s’en­traîne. »

Joueur par­fois sanc­tion­né par le pas­sé (trois car­tons dont un rouge sur la sai­son 2015-2016, trois jaunes sur la sui­vante), il n’a plus re­çu la moindre « bis­cotte » de­puis avril 2017. « Je suis tou­jours à la li­mite, ri­gole He­witt. Mais je fais mon job ! J’ai tou­jours été dis­ci­pli­né, même s’il m’est ar­ri­vé, pen­dant un match, d’être frus­tré par un mec, de faire la bê­tise puis de prendre un car­ton. » Dé­bar­qué au BO en 2014, il fait dé­sor­mais par­tie des cadres de l’équipe. Il en a d’ailleurs été, par mo­ment, le ca­pi­taine par in­té­rim. Son rôle de lea­der, de­vant, l’a na­tu­rel­le­ment ame­né à prendre cer­taines res­pon­sa­bi­li­tés et donc, à tra­vailler sa discipline : « Quand il y a des mo­ments dif­fi­ciles dans un match, c’est à nous de prendre les choses en main. Nous ne pou­vons pas faire notre bou­lot si tout le monde ne va pas dans le même sens. On cherche juste à ras­sem­bler tout le monde. » Fé­dé­rer mais sou­vent loin de la lu­mière.

Ca­pi­taine par in­té­rim de temps à autres, Edwin He­witt sait qu’il doit mon­trer l’exemple, dans le com­bat et la discipline. Photo Stéphanie Bis­caye EDWIN HE­WITT - DEUXIÈME LIGNE

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