SOURCE D’ES­POIR

CO­LO­MIERS SOR­TIS DE LA ZONE DE RE­LÉ­GA­TION, LES HAUT-GA­RON­NAIS DOIVENT RE­TROU­VER LA VIC­TOIRE, COÛTE QUE COÛTE. UN DÉ­FI QUI N’EF­FRAIE PAS FRAN­ÇOIS FON­TAINE, PRÊT À FAIRE FACE AUX VAGUES DE L’AVIRON !

Midi Olympique - - Pro D2 - Par En­zo DIAZ

Àforce de s’en rap­pro­cher, de la te­nir dans le creux de leurs mains et de la lais­ser s’échap­per fi­na­le­ment pour un pe­tit point, les Co­lu­mé­rins pour­raient s’en mordre les doigts. Heu­reu­se­ment, la vic­toire la se­maine der­nière s’est aus­si es­qui­vée pour un trio de concur­rents (Mas­sy, Bourg-en-Bresse et Pro­vence Rugby). Le point de bo­nus dé­fen­sif mé­ri­té ra­me­né de Soyaux-An­gou­lême offre donc un sur­plus d’oxy­gène bien­ve­nu. Une très lé­gère éclair­cie qu’il va fal­loir pro­lon­ger voire em­bel­lir dès ce ven­dre­di.

NE PAS GÉ­RER ET ÉTOUF­FER LES IN­TEN­TIONS BASQUES

Co­lo­miers pour­ra comp­ter pour y ar­ri­ver sur Fran­çois Fon­taine. Le jeune centre de 23 ans (1,87 m, 95 kg), for­mé à San­cy (Puy-deDôme) et qui a fait ses classes à Cler­mont entre 14 et 20 ans puis avec le Castres olym­pique où il compte cinq feuilles de matchs avec les pro­fes­sion­nels, n’ar­bo­rait pas la mine abat­tue ces der­niers jours à l’en­traî­ne­ment. « Les matchs contre Ne­vers et Soyaux nous ont fait mal mais ce­la nous a fait prendre conscience aus­si que nous avions trop de dé­chets. Même si on met tout l’en­ga­ge­ment du monde, on sait que si on n’est pas pré­cis sur chaque dé­tail et chaque fait de jeu ça ne ser­vi­ra à rien. À vou­loir trop gé­rer en deuxième mi-temps no­tam­ment, on se crame » ana­lyse le joueur, re­gard concen­tré et idées claires. En­fin dé­bar­ras­sé des sou­cis mus­cu­laires et à la che­ville qui au­ront pour­ri sa pre­mière sai­son co­lu­mé­rine. Pour ce deuxième exer­cice avec le maillot bleu fon­cé, Fon­taine a man­gé son pain noir, il sai­sit les op­por­tu­ni­tés et se montre plu­tôt à son avan­tage comme ce fut le cas à Brive, à do­mi­cile contre Biar­ritz et Bé­ziers. Ti­tu­laire à huit re­prises -pour neuf feuilles de matchs-, il a dé­jà qua­si­ment dou­blé son temps de jeu et est avec trois réa­li­sa­tions le deuxième meilleur mar­queur d’es­sais du club der­rière Jo­ris Ca­ze­nave. Sa com­plé­men­ta­ri­té avec Ch­ris Tua­ta­ra-Mor­ri­son en dé­but de sai­son et avec Jo­han Dey­sel dé­sor­mais montre qu’« il a em­ma­ga­si­né de la confiance et des au­to­ma­tismes. Fran­çois fait plu­tôt un très bon dé­but de sai­son, très ré­gu­lier même s’il y a eu quelques contre-per­for­mances. C’est quel­qu’un qui amène de l’en­thou­siasme of­fen­sif, de l’avan­cée, du break. Il doit avoir la pré­ten­tion d’éle­ver en­core son ni­veau d’exi­gence » éclaire Ju­lien Sar­raute, son en­traî­neur des ar­rières. Le jeune homme, lui, tem­père tout ex­cès de confiance, conscient de sa marge de pro­grès et de celle du col­lec­tif co­lu­mé­rin. « On sait que nous sommes sor­tis de la zone de re­lé­ga­tion mais on n’y pense pas trop. Il faut qu’on ar­rive à re­mon­ter vers le haut. » Le haut, jus­te­ment c’est Bayonne et son équipe, « jeune, ro­dée et li­bé­rée à l’ex­té­rieur, tour­née vers un jeu mo­bile et aé­ré » pré­vient Fon­taine. « Il va fal­loir tuer dans l’oeuf toutes leurs ini­tia­tives et les étouf­fer en dé­fense. Ce n’est pas une équipe qu’il faut lais­ser jouer… » Ain­si, Co­lo­miers ne se­ra pas loin de la vé­ri­té ! ■

Fran­çois Fon­taine exulte après un es­sai co­lu­mé­rin. Comme face à Bé­ziers, le centre de la Co­lombe es­père que son équipe va réus­sir à do­mi­ner les débats et s’of­frir de l’air sur la zone de re­lé­ga­tion.

Photo M. O. - D. P.

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