UNE ÉCHAP­PÉE POS­SIBLE

RUEIL-MAL­MAI­SON LES FRAN­CI­LIENS JOUE­RONT À AUXERRE CE WEEK-END AVEC LA POS­SI­BI­LI­TÉ DE DIS­TAN­CER LEUR POUR­SUI­VANT DANS LA COURSE À LA QUA­LI­FI­CA­TION. UN INS­TANT CHAR­NIÈRE.

Midi Olympique - - Ovalie - Par Guillaume CY­PRIEN Les joueurs de Rueil-Mal­mai­son, ici au mo­ment de leur suc­cès contre Bo­bi­gny, réa­lisent leur meilleure sai­son de Fé­dé­rale 3.

De­puis leur re­tour en Fé­dé­rale 3 il y a cinq ans, les joueurs de RueilMal­mai­son ne sont ja­mais par­ve­nus à ou­vrir la poste des phases fi­nales. Équipe du ventre mou, elle avait ache­vé son par­cours de la sai­son der­nière à la sixième place. Elle a de­vant elle ce week-end un match à Auxerre qui peut la faire bas­cu­ler dans un autre dy­na­mique. Clas­sée ac­tuel­le­ment en troi­sième po­si­tion, son avance sur son pour­sui­vant s’élève à six points. Elle mon­te­ra à neuf ou dix uni­tés en cas de suc­cès. Dans le même temps, Bo­bi­gny, qu’elle de­vance de sept points, ira se frot­ter au lea­der Saint-De­nis. Alors que s’achè­ve­ra di­manche la pre­mière phase des matchs al­ler, elle se trouve en ca­pa­ci­té de confor­ter son clas­se­ment en met­tant ses concur­rents dix points der­rière. L’op­por­tu­ni­té est énorme, qui lui per­met­tait d’abor­der les ren­contres sui­vantes, dif­fi­ciles, contre Gretz-Tour­nan et Cour­be­voie, dans une po­si­tion sé­cu­ri­sante. « Je consi­dère cette op­por­tu­ni­té, mais je consi­dère sur­tout que cette équipe d’Auxerre nous est très su­pé­rieure puis­qu’elle dis­pose de moyens que nous n’avons pas, es­time l’en­traî­neur his­to­rique Ber­trand Ho­chard. Mais bon, notre équipe est do­tée d’un état d’es­prit à toute épreuve, et tout reste pos­sible. »

Une preuve de cet état d’es­prit : la sé­rie en cours des cinq suc­cès consé­cu­tifs, rem­por­tés par la plu­part d’une faible marge. Cette équipe de Rueil-Mal­mai­son n’a pas do­mi­né Bo­bi­gny (15-7), ni le Mas­sif cen­tral (22-27) et Bou­logne (18-20) sur leurs propres ter­rains, ni Su­cy-en-Brie à la mai­son (18-12), mais elle s’est tou­jours im­po­sée. Di­manche, elle de­vra com­po­ser sans son ta­lon­neur et ca­pi­taine Yo­han Billon (nez frac­tu­ré), et ses centres Sta­nis­las Bé­rent (cla­vi­cule et che­ville) et Tho­mas Au­thier (épaule). Mais la co­hé­sion de ce groupe se fonde sur une longévité d’ac­tion à nulle autre pa­reille, qui lui ga­ran­tit l’ho­mo­gé­néi­té de ses membres.

17 ANS DE PRÉ­SENCE

Cette longévité d’ac­tion, c’est Ber­trand Ho­chard qui l’in­carne. L’en­traî­neur se trouve à la tête de cette for­ma­tion de­puis dix­sept ans. Il di­rige une équipe dans la­quelle cet an­cien joueur de Rueil, pas­sé par toutes les ca­té­go­ries en tant que res­pon­sable tech­nique, en­traîne une ri­bam­belle de tren­te­naires qu’il a for­mée lui-même à l’école de

Photo DR rugby. Avec eux, il a conduit cette aven­ture me­née de­puis la Pro­mo­tion Hon­neur, quand le club ve­nait de su­bir deux ré­tro­gra­da­tions suc­ces­sives. Ils ont aus­si connu en­semble la ré­tro­gra­da­tion en Hon­neur de 2011, au mo­ment de la grande ré­forme fé­dé­rale, quand leur sixième place les avait condam­nés dans la grande char­rette. Ils sont re­mon­tés, et se trouvent ac­tuel­le­ment dans leur meilleur exer­cice. « C’est ex­ci­tant, mais je sais que c’est très fra­gile, dit Ber­trand Ho­chard. Nous sommes en Fé­dé­rale 3, mais nous fonc­tion­nons comme un club d’Hon­neur. Et sur la du­rée d’un cham­pion­nat, c’est dif­fi­cile de te­nir le haut du pa­vé. Je suis réa­liste, même si je ne suis pas dé­nué d’am­bi­tion. » Alors pour­quoi ne pas ga­gner à Auxerre ? ■

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