CALMES DANS LA TEM­PÊTE

MAL­GRÉ UN DÉ­BUT DE MATCH TRÈS DÉ­FA­VO­RABLE ET UNE FIN DE PAR­TIE ÉLEC­TRIQUE, LES BRES­SANS ONT ASSOMMÉ MAS­SY POUR GLANER LEUR PRE­MIÈRE VIC­TOIRE À L’EX­TÉ­RIEUR.

Midi Olympique - - Pro D2 17e Journée - Par Guillaume CYPRIEN

Les Bres­sans sont al­lés cher­cher lors de leurs der­niers wee­kends de com­pé­ti­tions les mo­tifs sé­rieux d’un main­tien his­to­rique en Pro D2. Leur suc­cès ob­te­nu à do­mi­cile juste avant la trêve contre les voi­sins d’Oyon­nax avait pous­sé comme une pierre blanche dans leur jar­din de Ver­chères, en tant que pre­mier ac­quis contre une for­ma­tion lea­der de la di­vi­sion. Ce­lui ar­ra­ché ven­dre­di à La­dou­mègue contre une lan­terne rouge ac­cu­lé dans les cordes les a éle­vés au-des­sus de la meute dans la lutte pour le main­tien, dans une pos­ture do­mi­nante les ren­dant ca­pables de rem­por­ter de sang-froid un com­bat de chien pour­tant bien mal em­man­ché. Cinq fautes com­mises d’en­trée de jeu, un car­ton jaune ré­col­té, et un es­sai concé­dé au bout de sept mi­nutes ? Les Bres­sans ont fait fi de ce dé­part ca­tas­tro­phique, et ce ne fut pas la moindre de leur qua­li­té « de res­ter concen­trés sur nos ob­jec­tifs de jeu, comme nous le fai­sons de­puis le dé­part de la com­pé­ti­tion », a ap­pré­cié le ca­pi­taine Hu­go Du­pont.

KAPANADZE ET SANTALLIER SORTENT LE GRAND JEU

Les Bres­sans ont réus­si à ren­ver­ser ce mau­vais scé­na­rio du dé­mar­rage par quelques coups d’éclats col­lec­tifs, et quelques per­for­mances in­di­vi­duelles ma­jeures. Le pi­lier gauche Vazha Kapanadze pro­fi­tant de la fai­blesse de l’axe droit mas­si­cois, a ser­vi de tête de pont à son pa­quet d’avants pre­nant le meilleur sur l’édi­fice fran­ci­lien. Six points sont tom­bés en mi­lieu de pre­mière mi-temps de deux pous­sées ini­tiées sur des in­tro­duc­tions mas­si­coises (22e et 28e). Il res­te­ra de la pres­ta­tion de l’ai­lier Pierre Santallier cette ac­cé­lé­ra­tion fou­droyante pro­duite sur une com­bi­nai­son en pre­mière main, qui a créé les condi­tions du pre­mier es­sai. Il s’est dis­tin­gué aus­si en deuxième mi-temps par sa réa­li­sa­tion per­son­nelle d’un « drib­bling » qui a ef­fa­cé l’ar­rière Jo­han­nés Graaf. Sur le plan col­lec­tif, face aux ini­tia­tives of­fen­sives brouillonnes de leurs ad­ver­saires, les Bres­sans ont aus­si pro­po­sé un dé­ve­lop­pe­ment de leurs forces au­tre­ment plus co­hé­rent, du­quel ils ont ti­ré cinq pé­na­li­tés réus­sies. Réa­listes, ef­fi­caces, op­por­tu­nistes, et ja­mais dés­unis, « nous sommes res­tés dans le jeu que nous avons en­vie de pro­duire, de fa­çon in­tel­li­gente et co­hé­rente », a no­té le ma­na­ger Yoann Bou­lan­ger. Dans ce mo­ment char­nière, au coeur de ce match élec­trique, leur lu­ci­di­té a fait mouche. En pre­nant douze points d’avance sur ceux qu’ils viennent de vaincre, il est à peu près cer­tains do­ré­na­vant qu’ils ne fi­ni­ront pas le cham­pion­nat à la der­nière place. Et leurs huit points d’avance pris sur la zone de re­lé­ga­tion, leur ont four­ni deux « droits à l’er­reur » sur les autres qui les pour­suivent.Vrai­ment, en l’es­pace de deux week-ends, les condi­tions his­to­riques du main­tien viennent d’être réunies.

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