Bourg-en-Bresse as­somme Mas­sy

BOUSCULÉ, L’AVIRON A TROU­VÉ DES RES­SOURCES POUR BATTRE UN MON­TAU­BAN DÉ­CI­DÉ. IL RE­PREND SA PLACE DE LEA­DER AVANT LE DÉ­PLA­CE­MENT CHEZ SON DAU­PHIN. POUR UN NOU­VEAU CHAS­SÉ-CROI­SÉ ?

Midi Olympique - - La Une - Par Ed­mond LATAILLADE

Les in­quié­tudes de Yan­nick Bru avant la ren­contre étaient bien fon­dées. Il crai­gnait au­tant ce match de re­prise face à une équipe « qui ne mé­ri­tait pas son clas­se­ment » que les deux ter­ribles confron­ta­tions à ve­nir, face à Ne­vers et à Oyon­nax. Jus­ti­fié. Bayonne a dû s’em­ployer pour ve­nir à bout d’une for­ma­tion en to­tal re­nou­veau et se re­mettre dans le bain après une trêve sour­noise si on n’y prend pas garde. « Il est plus dif­fi­cile de re­ce­voir lors de la re­prise, pré­ci­sait Pierre Klur, l’ai­lier mon­tal­ba­nais. On le sa­vait… » Ce sen­ti­ment, Ju­lien Ja­né le me­su­rait et ap­pré­ciait la sor­tie heu­reuse de ce chausse-trappe. « C’était un match piège après une grosse cou­pure. Face, en plus, une équipe re­van­charde. On sa­vait que ça se joue­rait dans le com­bat, que ce se­rait dé­cou­su. On peut bâ­tir sur ce ré­sul­tat pour ce bloc. »

L’une des autres sa­tis­fac­tions pour les Bayon­nais est d’avoir su l’em­por­ter face à une op­po­si­tion de qua­li­té et, sur­tout, d’avoir réus­si à ren­ver­ser la si­tua­tion alors qu’ils avaient été me­nés et bous­cu­lés qua­si­ment toute la pre­mière pé­riode. « Peur de perdre ? s’in­ter­roge Pie­ter Van Lill. Ja­mais. C’est dans notre tête. Notre état d’es­prit est très bon. C’est bien pour com­men­cer l’an­née. »

AU­TO­RI­TÉ GRANDISSANTE

Même si la marge de ma­noeuvre n’a pas été de tout confort, les Basques ont en­core gra­vi une marche dans ce qu’ils ap­pellent de­puis le dé­but de la sai­son, leur re­cons­truc­tion. Ce re­tour­ne­ment et cette maî­trise de la deuxième pé­riode s’ap­pa­rentent à une au­to­ri­té grandissante. « C’est, en ef­fet, une ma­tu­ri­té, glisse l’ai­lier, que l’on n’avait pas au tout dé­but. » Per­cep­tion confir­mée par Éric Ar­ti­guste. « Gé­né­ra­le­ment, on prend le score. Là, ce sont eux qui l’ont fait. On n’a pas flan­ché parce que les gar­çons étaient pré­pa­rés. Le dis­cours du ma­na­ger avait été clair. Ce genre de match nous fait gran­dir et, au ni­veau du ca­rac­tère, on com­mence à exis­ter. »

Avec ce suc­cès, Bayonne re­trouve son fau­teuil de lea­der. Peut-être pour une seule jour­née. Le ver­dict se­ra connu jeu­di soir avec le dé­pla­ce­ment chez le dau­phin. Un clas­se­ment fluc­tuant qui n’au­ra au­cune in­ci­dence sur la te­neur des dé­bats. Avec cette vic­toire, l’Aviron joue­ra sim­ple­ment un peu plus li­bé­ré mais tout aus­si dé­ter­mi­né. « On y va pour exis­ter, af­firme le spé­cia­liste de la dé­fense. Et ne pas ren­trer les soutes pleines comme à Aix-en-Pro­vence. Si un ré­sul­tat est un bout, on marquera les es­prits ! » Après Ne­vers et Oyon­nax, en ef­fet, l’Aviron en sau­ra bien plus sur ses am­bi­tions.

Pho­to Pa­blo Or­das

Me­nés et bous­cu­lés, les Bayon­nais de Sean Ro­bin­son sont par­ve­nus à ren­ver­ser la si­tua­tion et à s’im­po­ser face à des Mon­tal­ba­nais re­van­chards.

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