« J’ai mar­ty­ri­sé mes ki­nés ! »

JACK NO­WELL - Ar­rière d’Exe­ter ÉLU À JUSTE TITRE COMME HOMME DU MATCH, L’AN­GLAIS A SI­GNÉ UN MATCH DE HAUT VOL, À SEULE­MENT QUELQUES JOURS DE L’AN­NONCE DU GROUPE AN­GLAIS QUI DISPUTERA LE PRO­CHAIN TOUR­NOI.

Midi Olympique - - Champions Cup 5e Journée -

Mal­gré deux mois d’ab­sence en rai­son d’une bles­sure à la cuisse, vous avez si­gné un re­tour fra­cas­sant. Com­ment avec vous vé­cu les der­nières se­maines ?

J’at­ten­dais ce mo­ment de­puis long­temps. Je tra­vaille tou­jours à l’in­ter­sai­son pour évi­ter les bles­sures, et là ce­la n’a pas mar­ché. De­puis l’au­tomne, je n’ai connu que des ga­lères. J’étais dé­goû­té. Mais j’avais tel­le­ment hâte de jouer… Les six der­nières se­maines ont été dures, sur­tout pour mes ki­nés que j’ai mal­trai­tés ! Mais il faut leur rendre hom­mage car ils ont bien bos­sé. Au­jourd’hui, je suis com­blé du ré­sul­tat et de mon re­tour dans l’équipe.

Votre ma­na­ger Rob Bax­ter a pour­tant dit que vous souf­friez d’une pe­tite dé­chi­rure à l’autre cuisse avant le match…

Oui, c’est vrai. Je pense que j’ai com­pen­sé avec l’autre jambe. J’y pen­sais un peu pen­dant le match, mais nous avions bien bos­sé et j’avais confiance ce ma­tin. Et ce soir, j’ai en­core plus confiance car je n’ai res­sen­ti au­cune dou­leur. De toute fa­çon, je n’au­rais pas fait l’er­reur de me dé­cla­rer OK si je ne m’étais pas sen­ti en me­sure de sprin­ter pour mar­quer ou pour rat­tra­per un ad­ver­saire qui au­rait fi­lé à l’es­sai. On ne peut pas se per­mettre d’être di­mi­nué, sur­tout quand on joue à l’ar­rière.

Votre se­maine s’an­nonce char­gée, entre l’an­nonce de la liste de l’An­gle­terre pour le pro­chain Tour­noi et le dé­pla­ce­ment au Muns­ter… C’est vrai, mais je ne veux pas pen­ser à l’An­gle­terre. J’ai bos­sé très dur pour re­ve­nir avec Exe­ter, et le pro­chain match se­ra cer­tai­ne­ment l’un des meilleurs de toute la sai­son. Comme nous l’avons fait au­jourd’hui, nous irons en Ir­lande avec la vo­lon­té de bien at­ta­quer, de mettre notre jeu en place face à l’une des meilleures équipes du monde. Nous n’au­rions rien à perdre au Muns­ter.

Com­ment avez-vous pris votre ti­tu­la­ri­sa­tion au poste d’ar­rière, où vous ne jouez que peu sou­vent ?

J’étais as­sez stres­sé au mo­ment de l’an­nonce de l’équipe ! Le coach m’a ras­su­ré, et m’a ex­pli­qué que ce­la ne chan­geait pas grand-chose. Ici, les joueurs de la ligne d’at­taque ont l’ha­bi­tude de chan­ger de po­si­tion en cours de jeu : Slade peut pas­ser ai­lier par exemple. J’ai tout de même pris beau­coup de plai­sir à ce poste car on touche beau­coup plus sou­vent le bal­lon.

Ed­die Jones doit ap­pré­cier cette po­ly­va­lence…

Il est tou­jours bon de mon­trer que l’on est ca­pable de jouer à d’autres postes, ce­la peut ai­der le sé­lec­tion­neur en ef­fet. Mais je pré­fère me consi­dé­rer comme un spé­cia­liste au poste d’ai­lier qui peut dé­pan­ner en cas de coup dur, plu­tôt qu’en tant « qu’uti­li­ty back », qui n’a pas de poste dé­fi­ni. Au vrai, je ne me sou­viens même pas de la der­nière fois que j’ai joué 15… C’était peu­têtre avec les Lions bri­tan­niques, pour un match en se­maine… Mais en club, je ne m’en sou­viens pas ! Pro­pos re­cueillis par S. V. ■

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