Midi Olympique

TOUT SOURIRE

AURILLAC APRÈS UNE PREMIÈRE MI-TEMPS LABORIEUSE, LES AURILLACOI­S ONT FAIT LE JOB POUR L’EMPORTER ET PRENDRE QUATRE NOUVEAUX POINTS.

- Par Jean-Marc AUTHIÉ

Il fallait gagner. Les Aurillacoi­s l’ont fait.Toute la semaine, le staff et les joueurs avaient travaillé sur un point : utiliser le positif de Béziers pour venir à bout de Vannes. Cela peut paraître évident au premier abord, mais ce n’est pas aussi simple en pratique. D’ailleurs, cela s’est un peu ressenti sur le début de la partie où les coéquipier­s de Pierre Roussel peinent à prendre leur marque face à des Vannetais maîtres de l’espace et du ballon.

Une première demi-heure aurillacoi­se entachée d’imprécisio­ns, de ballons perdus ou trop vite rendus. Une fébrilité que l’on aurait pu attribuer au manque de confiance après la défaite improbable à Béziers la semaine dernière, le réveil de Rouen à Oyonnax et cette impérieuse nécessité pour les Cantaliens de gagner pour sauver sa peau en Pro D2.

Et c’est là que les Rouge et Bleu ont peut-être franchi un cap. Ils ont laissé passer l’orage, repris leurs esprits et leurs marques pour retrouver, dans un premier temps, de la cohésion puis de la cohérence. « Ce que j’explique aux joueurs depuis un moment, c’est qu’il faut qu’on se focalise sur ce qu’on sait faire. Tant que nous sommes performant­s, on ne regarde pas les autres », analysait Roméo Gontineac.

LES VERTUS DE LA PATIENCE

Avec patience, les Aurillacoi­s se remettent la tête à l’endroit, s’y envoient comme il se doit et retrouvent le fil de la rencontre. Le collectif défensif fait le job, la conquête assure l’essentiel, encore faut-il savoir ce qu’on fait avec le ballon derrière. Gauthier Minguillon traduit peut-être bien ce nouvel état d’esprit des Cantaliens depuis décembre. L’ailier de poche n’aura pas ménagé sa peine en défense, tout comme il tentera de trouver des solutions ballon en mains. « Pas forcément à bon escient d’ailleurs, s’amusait-il à la fin de la rencontre. On les a épuisés et réalisé un travail de sape qui a porté ses fruits à la fin. Malgré nos erreurs de la première mi-temps, on n’a ni baissé de rythme, ni changé les intentions que nous avions. » La puissance vannetaise n’aura donc pas eu raison des intentions de jeu aurillacoi­ses pour trouver la faille en étirant cette défense. Exactement ce qu’il s’est passé sur l’essai de Thomas Dubourdeau qui, sur un temps fort à plusieurs temps de jeu, bonifie enfin ces intentions, profitant des appels au large et du surnombre qui se profile… pour se faire la malle sous les perches par un trou de souris (64e). Cet essai scellera le sort des Vannetais, à 15 contre 15. Vendredi soir, tous les joueurs avaient le sourire et tous saluaient « cette nouvelle dynamique » et un « discours positif » où « chacun sait ce qu’il doit faire pour gagner une rencontre ».

Et à la question d’avant-match, Aurillac est-il en mesure d’encaisser les coups durs, relever la tête et passer à autre chose, la réponse est oui ! ■

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