Boos­tez votre as­su­rance vie en di­ver­si­fiant votre mise

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Sous­crire des fonds à risque tout en res­tant pru­dent per­met d’al­ler cher­cher de la per­for­mance. La preuve en 4 exemples.

Avec un ren­de­ment moyen de 1,80% avant pré­lè­ve­ments so­ciaux, les fonds en eu­ros n’ont guère brillé en 2017. Un taux qui se­ra qua­si stable cette an­née. Pas de quoi to­ni­fier votre épargne ! Fort heu­reu­se­ment, les contrats mul­ti­sup­ports, qui re­pré­sentent ac­tuel­le­ment l’es­sen­tiel de l’offre en as­su­rance vie, vous donnent d’autres pos­si­bi­li­tés pour pla­cer votre pé­cule. A une condi­tion : ac­cep­ter une pos­sible baisse du ca­pi­tal in­ves­ti.

Dans tout mul­ti­sup­port, cette prise de risque porte un nom, les uni­tés de compte. Il s’agit de fonds d’ac­tions, obli­ga­taires ou im­mo­bi­liers sur les­quels vous pou­vez in­ves­tir tout ou par­tie de votre ca­pi­tal. Au dé­but de 2018, sur 100 eu­ros ver­sés en as­su­rance vie, 70 étaient pla­cés sur les fonds en eu­ros ga­ran­tis et 30 af­fec­tés aux fonds ris­qués, se­lon la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de l’as­su­rance. Une part en­core mi­no­ri­taire mais qui a dou­blé de­puis deux ans. Mieux, se­lon l’en­quête 2018 du Cercle de l’Epargne/Am­phi­téa, 47% des dé­ten­teurs de contrats sou­haitent mixer fonds en eu­ros et uni­tés de compte. C’est exac­te­ment ce que nous vous pro­po­sons afin de mus­cler votre « cash ».

A moyen terme, les fonds en eu­ros ne brille­ront guère

Pour vous convaincre, il faut d’abord par­tir de faits tan­gibles, donc s’ap­puyer sur des per­for­mances réelles. Pour ce faire, nous avons étu­dié la tra­jec­toire de quatre épar­gnants dé­te­nant cha­cun un contrat de­puis au moins huit ans, avec, à chaque fois, trois scé­na­rios. Pre­mière op­tion, une ges­tion to­ta­le­ment sé­cu­ri­sée de leur ca­pi­tal, pla­cé in­té­gra­le­ment sur des fonds en eu­ros. Deuxième hy­po­thèse, une ap­proche pru­dente avec un peu de di­ver­si­fi­ca­tion. En­fin, troi­sième pos­si­bi­li­té, une mise équi­li­brée, ré­par­tie pour moi­tié sur des fonds en eu­ros, pour moi­tié sur des fonds ris­qués (voir pages sui­vantes).

Sans équi­voque, nos exemples prouvent que sur les huit der­nières an­nées, di­ver­si­fier son épargne au sein de son as­su­rance vie au­ra été net­te­ment plus ré­mu­né­ra­teur que de jouer le tout-fonds en eu­ros. Bien sûr, rien ne dit qu’il en se­ra de même sur les huit pro­chains mil­lé­simes. Tou­te­fois, se­lon nos es­ti­ma­tions, les fonds en eu­ros de­vraient rap­por­ter au­tour de 2% en moyenne sur les cinq pro­chaines an­nées. Cette per­for­mance vous semble in­suf­fi­sante ? Dans ce cas, un seul mot d’ordre : di­ver­si­fiez ! La mé­thode ? Ré­par­tis­sez votre ca­pi­tal entre le sup­port ga­ran­ti et quelques uni­tés de compte. Si vous êtes de na­ture plu­tôt pru­dente, con­ser­vez au­tour de 70-75% de fonds en eu­ros, avec, pour com­plé­ter, deux fonds ac­tions ou un fonds di­ver­si­fié, mixant ac­tions et obli­ga­tions dans des pro­por­tions va­riables. Un peu plus au­da­cieux ? Ré­dui­sez le fonds en eu­ros à hau­teur de 50%, et dé­diez le reste à trois ou quatre sup­ports fi­nan­ciers.

La ré­par­ti­tion de votre ca­pi­tal est ai­sé­ment mo­di­fiable

Et par la suite ? Rien n’est fi­gé puisque vous pou­vez mo­di­fier votre al­lo­ca­tion à tout mo­ment via un ar­bi­trage. Ima­gi­nons que vous par­tiez sur un pro­fil équi­li­bré avec 50% de fonds en eu­ros et 50% de fonds ac­tions, et que dans quatre ans, votre si­tua­tion per­son­nelle ayant évo­lué, vous ayez be­soin de sé­cu­ri­ser votre ca­pi­tal. Vous pro­cé­de­rez alors à un ar­bi­trage – le plus sou­vent gra­tuit, et à l’abri du fisc en cas de plus-va­lues – des fonds ac­tions vers le fonds en eu­ros. Ce trans­fert est ef­fec­tué en quelques jours sur la plu­part des bons contrats.

Uti­li­sez aus­si cet ou­til pour con­ser­ver votre al­lo­ca­tion de dé­part. Re­pre­nons notre por­te­feuille équi­li­bré à 50-50. Au bout d’un an, si les ac­tions ont bien per­for­mé, elles au­ront pris plus de poids au sein de l’en­ve­loppe et la pon­dé­ra­tion de votre ca­pi­tal se­ra peut-être de­ve­nue de 45% sur le fonds en eu­ros pour 55% pla­cés sur les fonds ac­tions. Pour de­meu­rer dans votre pro­fil équi­li­bré, re­met­tez les comp­teurs au centre en pro­cé­dant à un ar­bi­trage de 5% des fonds ac­tions vers le fonds en eu­ros ou en ac­ti­vant l’op­tion de « ré­équi­li­brage an­nuel de l’épargne » si elle est pré­vue au contrat.

En somme, la di­ver­si­fi­ca­tion est as­sez simple à mettre en place. Pour les dé­ten­teurs d’un mo­no­sup­port en eu­ros, il est même pos­sible, via un trans­fert « Four­gous », de bas­cu­ler sur le mul­ti­sup­port de votre as­su­reur tout en gar­dant l’an­cien­ne­té du contrat. Le plus com­pli­qué reste sans doute de choi­sir les fonds adé­quats. Ce peut être des fonds in­di­ciels ou des fonds de so­cié­tés de ges­tion ex­ternes s’ils sont dis­po­nibles dans votre en­ve­loppe. Le plus sou­vent, il s’agi­ra d’uni­tés de compte « mai­son », c’est-à-dire gé­rées par votre as­su­reur et ses fi­liales, ce qui n’em­pêche pas de bonnes per­for­mances, en té­moignent nos quatre cas étu­diés pages sui­vantes.

L’im­por­tant est que les fonds choi­sis re­posent sur des zones géo­gra­phiques et des sec­teurs d’ac­ti­vi­té dif­fé­rents, pour li­mi­ter les pertes en cas de se­cousses sur les mar­chés. At­ten­tion, votre conseiller vous pro­po­ser a sans doute d’ autres so­lu­tions, des fonds struc­tu­rés, de la pierre pa­pier ou de la ges­tion pi­lo­tée, des pistes utiles mais plus oné­reuses ou com­plexes. Faites simple, c’est le cre­do d’une di­ver­si­fi­ca­tion réus­sie.

Choi­sis­sez des fonds de na­ture dif­fé­rente pour mi­ni­mi­ser les risques

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