Des condi­tions pour faire vo­ler un drone de loi­sir

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Pour son an­ni­ver­saire, mon fils me de­mande un drone. J’hé­site beau­coup en rai­son de toutes les af­faires dont on en­tend par­ler dans la presse con­cer­nant des par­ti­cu­liers qui en font un usage abu­sif. Quelles sont les au­to­ri­sa­tions né­ces­saires et les li­mites pour faire vo­ler ces ap­pa­reils ? Ger­main T., 39000 Lons-le-Sau­nier ■ L’uti­li­sa­tion d’un drone est consi­dé­rée comme une ac­ti­vi­té d’aé­ro­mo­dé­lisme. Ces drones sont de deux ca­té­go­ries: la ca­té­go­rie A com­prend tous ceux dont le poids est in­fé­rieur ou égal à 25 kg et ne com­por­tant qu’un seul type de mo­to­ri­sa­tion, la ca­té­go­rie B com­pre­nant tous les autres mo­dèles plus im­por­tants. Le drone de loi­sir que vous en­vi­sa­gez d’ache­ter à votre fils ne peut ap­par­te­nir qu’à la ca­té­go­rie A. Ce type d’ap­pa­reil peut vo­ler sans im­ma­tri­cu­la­tion préa­lable et sans au­to­ri­sa­tion, à la dif­fé­rence des mo­dèles de la ca­té­go­rie B. Cette li­ber­té n’est ce­pen­dant pas to­tale. Votre fils ne peut pas l’uti­li­ser de nuit et doit res­pec­ter des hau­teurs maxi­males de vol (moins de 150 mètres au-des­sus de la sur­face ou 50 mètres au-des­sus d’un obs­tacle ar­ti­fi­ciel, par exemple un im­meuble, de plus de 100 mètres de hau­teur). Son drone ne peut pas sur­vo­ler des per­sonnes, l’es­pace pu­blic en ag­glo­mé­ra­tion, sauf au­to­ri­sa­tion pré­fec­to­rale, ni tout éta­blis­se­ment dont le sur­vol à basse al­ti­tude est in­ter­dit (ins­tal­la­tions nu­cléaires, mi­li­taires, aé­ro­dromes…). Pour connaître ces zones, vous pou­vez consul­ter le site www.geo­por­tail.gouv.fr/don­nées/ res­tric­tions-pour-drones-de-loi­sirs. Votre fils peut réa­li­ser des vues aé­riennes à condi­tion de li­mi­ter cette ac­ti­vi­té au loi­sir ou à la com­pé­ti­tion et ne pas les ex­ploi­ter à titre com­mer­cial. Il a in­té­rêt à res­pec­ter ces pres­crip­tions. Faire vo­ler un drone sans se confor­mer

aux règles et por­ter at­teinte à la sé­cu­ri­té est pas­sible d’un an de pri­son et de 75 000 eu­ros d’amende. Sans comp­ter les at­teintes à la vie pri­vée des per­sonnes : même peine de pri­son et amende de 45 000 eu­ros.

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