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Les ré­sul­tats pu­bliés par les so­cié­tés du CAC 40 au titre du pre­mier se­mestre 2018 ont lais­sé les in­ves­tis­seurs sur leur faim. Dans presque 40% des cas, la ré­ac­tion bour­sière à ces pu­bli­ca­tions a été né­ga­tive. Glo­ba­le­ment, les per­for­mances an­non­cées par les grandes entreprises fran­çaises se sont pour­tant ré­vé­lées en ligne avec les at­tentes. Elles ont par­fois été bien ac­cueillies, avec de très fortes pro­gres­sions des cours de Bourse à la clé. C’est le cas du construc­teur au­to­mo­bile PSA ou du dis­tri­bu­teur Car­re­four, sa­lués pour les pro­grès qu’ils ont ac­com­plis dans leur re­dres­se­ment. Quelques sec­teurs comme le pé­trole (Tech­nipFMC, To­tal) ou le luxe (LVMH) ont, par ailleurs, confir­mé leur bonne orien­ta­tion. Mais il y a eu aus­si des dé­cep­tions dans la pu­bli­ci­té (Pu­bli­cis Groupe), l’au­to­mo­bile (Va­leo) ou le di­gi­tal (Atos), qui se sont payées au prix fort.

A no­ter que les sanc­tions ont été beaucoup plus nom­breuses et plus vio­lentes dans le com­par­ti­ment des va­leurs moyennes. Des titres comme Bé­né­teau, Era­met ou Tri­ga­no ont per­du entre

15 et 20% de leur va­leur en une seule séance. En­fin, cer­taines so­cié­tés ont été sanc­tion­nées mal­gré des pu­bli­ca­tions par­fai­te­ment conformes aux at­tentes. STMi­croe­lec­tro­nics, Ke­ring et Veo­lia en ont fait l’amère ex­pé­rience.

Ce­la tra­duit bien le cli­mat de ner­vo­si­té qui règne sur les mar­chés. D’un cô­té, les hy­po­thèses de crois­sance du PIB et des ré­sul­tats pour cette an­née (+11,8% pour le CAC 40) res­tent op­ti­mistes mais, de l’autre, les in­ves­tis­seurs s’in­quiètent des risques sus­cep­tibles de me­na­cer cette ten­dance fa­vo­rable. Au pre­mier rang des­quels fi­gurent le ren­ché­ris­se­ment des ma­tières pre­mières, la vo­la­ti­li­té des taux de change et, sur­tout, l’es­ca­lade dans la guerre com­mer­ciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine. Peu de sec­teurs sor­ti­raient in­demnes d’un conflit gé­né­ra­li­sé.

Au-de­là de ces élé­ments per­tur­ba­teurs, c’est la ma­tu­ri­té du cycle éco­no­mique qui pose ques­tion. Le pic a pro­ba­ble­ment dé­jà été at­teint. Pour au­tant, il n’est pas ques­tion d’un re­tour­ne­ment à ce stade. Le consen­sus des ana­lystes fi­nan­ciers pré­voit en­core une crois­sance proche de 10% des pro­fits pour les entreprises eu­ro­péennes et amé­ri­caines en 2019. Ce scé­na­rio pour­rait jus­ti­fier les ni­veaux de valorisation en­core éle­vés des ac­tions, mais il peut vite de­ve­nir ob­so­lète.

Les in­ves­tis­seurs re­doutent les consé­quences du conflit entre la Chine et les USA

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