Le taux d’usure pé­na­lise cer­tains em­prun­teurs

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Sa­viez-vous que les taux pra­ti­qués par les éta­blis­se­ments de cré­dit sont pla­fon­nés par la loi ? Un taux d’usure sup­po­sé pro­té­ger les em­prun­teurs. C’est la Banque de France qui le dé­ter­mine tous les tri­mestres : elle constate les taux ef­fec­tifs pra­ti­qués au cours du tri­mestre pré­cé­dent et ma­jore d’un tiers la moyenne de ces taux. De­puis le

1er oc­tobre 2018, le taux d’usure pour un prêt im­mo­bi­lier à taux fixe d’une du­rée in­fé­rieure à dix ans s’élève à 2,83%; entre dix ans et moins de vingt ans, à 2,85%; pour une du­rée de vingt ans ou plus, à 3,08%.

Pré­ci­sons que ces pla­fonds s’opèrent sur le taux ef­fec­tif glo­bal (TAEG), in­cluant les in­té­rêts, les frais de dos­sier, les frais d’in­ter­mé­diaires, les coûts d’as­su­rance et de ga­ran­ties obli­ga­toires… Le cour­tier Meilleur­taux s’alarme de leur ni­veau très faible, qui en­traîne le re­jet de cer­tains dos­siers. Pre­miers tou­chés : les se­niors et les em­prun­teurs à risque, car leur as­su­rance est plus coû­teuse. Autres vic­times col­la­té­rales : les em­prun­teurs sur courte du­rée. En ef­fet, pour leur cré­dit, le TAEG grimpe car les frais fixes sont amor­tis sur peu d’an­nées. Le cour­tier plaide pour une mo­di­fi­ca­tion de la règle de cal­cul du taux d’usure.

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