Bien in­ves­tir dans son contrat

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Au­jourd’hui, 90% des con­trats ou­verts sont des mul­ti­sup­ports. Ce qui si­gni­fie qu’ils contiennent plu­sieurs sup­ports­fi­nan­ciers­sur­les­quels­vous­pour­re­zin­ves­tir. Un ou plu­sieurs fonds en eu­ros, bien sûr (voir p. 46). Mais aus­si des « uni­tés de compte ». Ce terme jar­gon­neux dé­signe les so­lu­tions fi­nan­cières que sont les fonds ac­tions, obli­ga­taires, im­mo­bi­liers, etc. Bref, au­tant de pro­duits sans ga­ran­tie en ca­pi­tal mais avec des pers­pec­tives de per­for­mance plus éle­vées que celles des fonds en eu­ros. Con­trai­re­ment au plan d’épargne en ac­tions (PEA), l’as­su­rance vie vous per­met d’ac­cé­der à toutes les classes d’ac­tifs, sur toutes les zones géo­gra­phiques. Le pro­blème, c’est que l’on a vite fait de se perdre dans les mille et une so­lu­tions pro­po­sées par les as­su­reurs. D’où l’im­por­tance de choi­sir un bon contrat conforme à votre pro­fild’épar­gnant (voir­no­tre­sé­lec­tion­ci-des­sous). Voi­ci un tour d’ho­ri­zo­nex­haus­tif­des­sup­ports­fi­nan­ciers,des­plus­ré­pan­dus aux plus aty­piques, avec notre avis sur cha­cun.

Le pa­nier de base, des fonds cou­vrant tous les mar­chés

C’est le mi­ni­mum que vous de­vrez trou­ver dans un mul­ti­sup­port : une offre de fonds ac­tions et obli­ga­taires suf­fi­sam­ment va­riée pour cou­vrir plu­sieurs zones géo­gra­phiques ou sec­teurs d’ac­ti­vi­té. Les ni­veaux de risque se­ront dif­fé­rents se­lon le type d’uni­tés de compte. Il faut suivre deux règles d’or : di­ver­si­fiez vos in­ves­tis­se­ments et ver­sez ré­gu­liè­re­ment pour lis­ser les cours d’achat.

Les fonds ac­tions. C’est le com­plé­ment idéal au fonds en eu­ros. Avec les sup­ports ci­blant les ac­tions, la stra­té­gie est très claire : dé­ga­ger un maxi­mum de ren­de­ment, mais avec une prise de risque cer­taine. Par exemple, vous pour­rez ob­te­nir 15% de ren­de­ment sur plu­sieurs an­nées, mais tout aus­si bien perdre en ca­pi­tal dans les mêmes pro­por­tions. L’as­su­rance vie donne gé­né­ra­le­ment ac­cès à une grande va­rié­té de pro­duit ac­tions : zones géo­gra­phiques, pe­tites ou grosses ca­pi­ta­li­sa­tions d’en­tre­prises, sec­teurs d’ac­ti­vi­té ou en­core styles de ges­tion. Evi­tez de concen­trer votre in­ves­tis­se­ment sur un seul fonds ac­tions. Et pour réel­le­ment di­ver­si­fier, ne mi­sez pas tout sur une unique zone géo­gra­phique.

Les fonds obli­ga­taires. Con­trai­re­ment aux fonds ac­tions, les fonds obli­ga­taires vous font prendre un cap plus sé­cu­ri­sé. Ces sup­ports peuvent être spé­cia­li­sés en obli­ga­tions d’Etat, mais aus­si en obli­ga­tions d’en­tre­prises et obli­ga­tions conver­tibles en ac­tions. Le prin­cipe de base d’une obli­ga­tion ? Four­nir un ren­de­ment connu à l’avance. Le risque de perte en ca­pi­tal est plus li­mi­té que pour les ac­tions, mais n’est pas nul, et les pers­pec­tives de ren­de­ment sont ac­tuel­le­ment mo­destes, au­tour de 2% pour les obli­ga­tions de so­cié­tés pri­vées de bonne qua­li­té. At­ten­tion au scé­na­rio de re­mon­tée des taux obli­ga­taires, qui en­traîne par ri­co­chet une baisse de la va­leur des fonds com­po­sés de titres an­ciens moins ren­tables. In­utile de cu­mu­ler ce type de pro­duits avec le fonds en eu­ros, un ac­tif dé­jà très in­ves­ti sur les mar­chés obli­ga­taires. Mieux vaut pri­vi­lé­gier ce der­nier pour sa ga­ran­tie en ca­pi­tal !

Les fonds mo­né­taires. Ce type de sup­port doit être écar­té. Au­jourd’hui, ses ren­de­ments sont né­ga­tifs. Leurs gé­rants in­ves­tissent dans des pro­duits très sé­cu­ri­sés et avec des échéances très courtes. Mais les taux ac­tuels, ex­trê­me­ment faibles, pé­na­lisent ces fonds dont les frais de ges­tion se ré­vèlent plus éle­vés que les per­for­mances. Pour la sé­cu­ri­té, cap sur le fonds en eu­ros, bien plus ren­table.

Les fonds di­ver­si­fiés. Atout pre­mier de ces fonds, ils sont in­ves­tis dans dif­fé­rentes classes d’ac­tifs : ac­tions, obli­ga­tions, ma­tières pre­mières, pro­duits struc­tu­rés… Cette di­ver­si­fi­ca­tion per­met de ré­duire le risque. Ain­si, si les ac­tions baissent, les pro­duits obli­ga­taires pour­ront en par­tie com­pen­ser. Les classes d’ ac­tifs sont al­louées se­lon des pro­por­tions dé­fi­nies à l’avance, avec un pour­cen­tage maxi­mum d’ac­tions, d’obli­ga­tions, etc. L’in­té­rêt ré­side aus­si dans le choix d’un fonds qui colle à votre pro­fil d’épar­gnant, du pru­dent (20 à

25% d’ac­tions) au dy­na­mique (75% d’ac­tions). Il s’agit donc d’un pro­duit fi­nan­cier à mi-che­min entre le fonds en eu­ros et les fonds ac­tions. Avan­tage : on laisse les prises de dé­ci­sions aux ges­tion­naires pour ache­ter et vendre au bon mo­ment, à eux d’être ré­ac­tifs, ce qui n’est pas tou­jours le cas. Si pos­sible, ré­par­tis­sez votre mise sur deux ou trois fonds.

Les fonds flexibles ou pa­tri­mo­niaux. Le fond flexible n’est ni plus ni moins qu’un pro­duit di­ver­si­fié (voir pa­ra­graphe pré­cé­dent) pour le quelle gé­rant dis­pose d’ une plus grande la­ti­tude dans l’al­lo­ca­tion. Il ré­agit en temps réel se­lon les op­por­tu­ni­tés bour­sières qu’il a iden­ti­fiées. Il existe des ty­po­lo­gies de fonds flexibles très di­vers, plus ou moins ris­qués (dans ce der­nier cas, on parle de fonds pa­tri­mo­niaux). Si, de prime abord, les fonds flexibles semblent être la pa­na­cée, force est de consta­ter que la li­ber­té du gé­rant n’est pas tou­jours uti­li­sée, ou alors pas à bon es­cient. Ces pro­duits peuvent être néan­moins per­ti­nents face à des mar­chés fi­nan­ciers à faible vi­si­bi­li­té, comme c’est le cas au­jourd’hui.

Les pro­duits aty­piques, plu­tôt pour épar­gnants aver­tis

Ces so­lu­tions sont net­te­ment moins ré­pan­dues dans les con­trats, no­tam­ment ceux des­ti­nés au grand pu­blic dans les ré­seaux ban­caires ou chez les as­su­reurs tra­di­tion­nels. Vous les trou­ve­rez da­van­tage au­près des cour­tiers en ligne et des

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