Que vaut le bio en grande sur­face ?

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Fi­ni, le bio à prix d’or ! Man­ger sain sans faire ex­plo­ser votre ti­cket de caisse, voi­là ce que vous pro­mettent les su­per­mar­chés. Mais en avez-vous pour votre argent ? Pas for­cé­ment, comme le montre notre ana­lyse.

En­quête : Constance de Cam­biaire

S’il y a un mar­ché qui car­tonne, c’est bien ce­lui du bio ! Ces der­nières an­nées, les ventes dans l’Hexa­gone ont aug­men­té d’un mil­liard d’eu­ros par an pour at­teindre, en 2017, 8,3 mil­liards d’eu­ros se­lon l’Agence Bio (Agence fran­çaise pour le dé­ve­lop­pe­ment et la pro­mo­tion de l’agri­cul­ture bio­lo­gique, un grou­pe­ment d’in­té­rêt pu­blic). Un beau pac­tole. Il faut dire que les Fran­çais sont de­ve­nus ac­cros, pous­sés par l’en­vie de man­ger plus sai­ne­ment et la vo­lon­té de pré­ser­ver l’en­vi­ron­ne­ment (voir en­ca­dré ci-des­sous). Ils sont ain­si 75% à ache­ter au moins une fois par se­maine des pro­duits is­sus de l’agri­cul­ture bio­lo­gique, ga­ran­tis sans her­bi­cides, fon­gi­cides, pes­ti­cides de syn­thèse et OGM. Et la ten­dance n’est pas près de se ta­rir. « Les marges de pro­gres­sion sont très im­por­tantes et, pour les cinq pro­chaines an­nées, la de­mande de­vrait pro­gres­ser de 20% par an », pro­nos­tique Florent Guhl, di­rec­teur de l’Agence Bio.

Evi­dem­ment, le fi­lon ne pou­vait échap­per au rou­leau com­pres­seur de la grande dis­tri­bu­tion. Après s’être lan­cés ti­mi­de­ment il y a plus d’une ving­taine d’an­nées – en 1992, Car­re­four com­mer­cia­li­sait en pion­nier son pain La Boule Bio –, les té­nors du sec­teur sont en train d’ac­cé­lé­rer for­te­ment. E.Le­clerc, qui a réa­li­sé un chiffre d’af­faires de 713 mil­lions d’eu­ros sur ce cré­neau en 2017, pré­voit l’ou­ver­ture de 200 E.Le­clerc Bio (contre deux ac­tuel­le­ment) d’ici à 2020. A la fin de 2017, Au­chan inau­gu­rait son pre­mier Au­chan Bio à Lille, tan­dis qu’In­ter­mar­ché pre­nait, au dé­but de l’an­née, une par­ti­ci­pa­tion dans le ré­seau Les Comp­toirs de la Bio. Car­re­four, par­ti­cu­liè­re­ment, met les bou­chées doubles. Son pa­tron, Alexandre Bom­pard, a an­non­cé vou­loir quin­tu­pler le chiffre d’af­faires du groupe dans le sec­teur d’ici à cinq ans (1,2 mil­liard d’eu­ros en 2017). En plus de la créa­tion de vingt Car­re­four Bio, le groupe a ac­quis en 2016 Green­weez, le pre­mier site de vente en ligne de pro­duits bio en Eu­rope, et les dix ma­ga­sins de l’en­seigne So.bio cet été. Le ré­sul­tat de cette of­fen­sive ? Les grandes et moyennes sur­faces trustent au­jourd’hui 44% des ventes, de­vant les ma­ga­sins spé­cia­li­sés (34%) et les cir­cuits en di­rect (13%). Avec cette re­dis­tri­bu­tion des cartes, le consom­ma­teur, lui, y trouve-t-il son compte ?

La manne des marques de dis­tri­bu­teurs

Vous l’avez cer­tai­ne­ment consta­té en rem­plis­sant votre cha­riot au su­per­mar­ché : au rayon bio, les prix sont ri­qui­quis ! Alors qu’une brique de lait de­mi-écré­mé coûte 1,85 eu­ro chez Bio­coop – pre­mier ré­seau in­dé­pen­dant avec 1,1 mil­liard d’eu­ros de chiffre d’af­faires en 2017 –, elle s’af­fiche à seule­ment 0,87 eu­ro chez E.Le­clerc, soit 53% de moins. Idem pour les cour­gettes pro­po­sées à 2,98 eu­ros le ki­lo chez Bio­coop, contre 1,79 eu­ro chez E.Le­clerc (- 40%). Et que dire du ci­tron, ven­du au ki­lo res­pec­ti­ve­ment 5,75 eu­ros et 3,59 eu­ros (- 38 %) ? Les exemples pour­raient être mul­ti­pliés. En moyenne, tous pro­duits bio confon­dus, vous payez 30% de moins que dans les ma­ga­sins spé­cia­li­sés. Rien de nou­veau dans ces écarts, à vrai dire. Pour cas­ser les prix, les grandes en­seignes ap­pliquent leurs bonnes vieilles re­cettes. « Dans le bio, leurs coûts de struc­ture sont bien plus bas que ceux de leurs ri­vaux spé­cia­li­sés. Mais, sur­tout, leur offre re­pose en grande par­tie sur des pro­duits en marque de dis­tri­bu­teur (MDD) », ex­plique Oli­vier Ma­card, as­so­cié au sein du ca­bi­net de conseil EY.

Car­re­four to­ta­lise ain­si plus de 1 800 ré­fé­rences MDD, et même le dis­coun­ter Lea­der Price s’y est mis, avec ses 140 pro­duits es­tam­pillés MDD. Ces der­niers, re­con­nais­sables au lo­go de l’en­seigne qui fi­gure sur l’em­bal­lage, sont en moyenne 20% moins chers que les gammes équi­va­lentes des marques na­tio­nales (Her­ta, Fleu­ry Mi­chon...) ou des spé­cia­listes (Bjorg, Bon­ne­terre...). Comme pour les MDD conven­tion­nelles, les coûts sont com­pri­més au maxi­mum : ma­tières pre­mières par­fois de moindre qua­li­té, pas de dé­penses pour la pu­bli­ci­té et le mar­ke­ting... Et ça marche : Car­re­four écoule chaque an­née plus de 4,8 mil­lions d’uni­tés de sa fa­meuse Boule Bio. Se­lon le ca­bi­net d’ana­lyse IRI, plus de 50% des lan­ce­ments de marques de dis­tri­bu­teurs en 2017 ont été des MDD bio.

A bien y re­gar­der, pour­tant, pas sûr que vous soyez to­ta­le­ment ga­gnant. Sur les quelques re­le­vés de prix que nous avons ef­fec­tués (voir in­fo­gra­phie), les écarts entre la ré­fé­rence MDD bio et son équi­va­lente conven­tion­nelle sont fa­ra­mi­neux : + 202%, par exemple, pour une boîte de pois chiches Car­re­four ou en­core + 138 % pour une brioche tres­sée main Su­per U ! Glo­ba­le­ment, man­ger bio vous coû­te­ra 64% plus cher, ré­vé­lait le ma­ga­zine Li­néaires dans une en­quête en 2017. Pour le jus­ti­fier, les dis­tri­bu­teurs s’abritent der­rière les coûts d’achat liés au mode de pro­duc­tion de l’agri­cul­ture bio­lo­gique (ren­de­ments plus faibles, mo­bi­li­sa­tion de main-d’oeuvre plus im­por­tante...). Un ar­gu­ment bat­tu en brèche par une étude de l’UFC-Que Choi­sir en 2017. L’as­so­cia­tion a exa­mi­né le dif­fé­ren­tiel entre le prix d’achat du dis­tri­bu­teur et le prix fi­nal payé par le consom­ma­teur pour deux pa­niers de 24 fruits et lé­gumes bio et conven­tion­nels. Ver­dict : 46% du sur­coût du pa­nier is­su de l’agri­cul­ture bio­lo­gique sont im­pu­tables aux seules marges pré­le­vées par les en­seignes. En moyenne, ces der­nières sont deux fois plus éle­vées en bio (96 %).

La marge des en­seignes est deux fois plus éle­vée pour les fruits et lé­gumes bio

Le consom­ma­teur de bio ferme les yeux sur les prix

Le chiffre est en­core plus spec­ta­cu­laire pour les deux pro­duits frais les plus consom­més, soit 145% pour la to­mate et 163% pour la pomme. Se­lon l’étude, cette po­li­tique a pour ef­fet de ren­ché­rir de 135 eu­ros le coût an­nuel du pa­nier bio de fruits et lé­gumes pour un mé­nage. « Mis à part quelques pro­duits de faible conser­va­tion ou sen­sibles aux ma­ni­pu­la­tions (pêches et abri­cots, par exemple), au­cune ex­pli­ca­tion claire ne per­met de sou­te­nir une telle dif­fé­rence de marge brute », re­lèvent les au­teurs. Pour Oli­vier Dau­vers, spé­cia­liste de la grande dis­tri­bu­tion, s’il es­time que la mé­tho­do­lo­gie de l’étude est dis­cu­table, il est in­dé­niable que les en­seignes ont fait le choix « de mar­ger da­van­tage sur le bio » pour deux rai­sons. « D’abord, le mar­ché est moins concur­ren­tiel et elles en pro­fitent ; en­suite, il est prou­vé que le consom­ma­teur qui achète du bio est moins re­gar­dant sur les prix. » De là à dire que le client de la grande dis­tri­bu­tion qui y fait ses courses bio est le din­don de la farce...

Pour pro­po­ser du bio « low-cost », il faut aus­si en amont se four­nir à bas prix. Quatre cen­trales d’achat ver­rouillent le sec­teur (Car­re­four et Sys­tème U ont an­non­cé en avril der­nier un par­te­na­riat, s’ar­ro­geant ain­si avec Co­ra 34,2% de parts de mar­ché se­lon Kan­tar World Pa­nel). Un vé­ri­table oli­go­pole qui im­pose ses ta­rifs en exer­çant une pres­sion sur les pro­duc­teurs et les éle­veurs. Ces der­niers sont donc pous­sés à « in­dus­tria­li­ser » leurs mé­thodes de pro­duc­tion (mul­ti­pli­ca­tion du nombre d’hec­tares, uti­li­sa­tion sys­té­ma­tique de cer­tains in­trants au­to­ri­sés...) pour li­vrer tou­jours

plus de vo­lume à des prix com­pé­ti­tifs. Cette po­li­tique conduit aus­si à im­por­ter du bio, les près de 37 000 fermes fran­çaises cer­ti­fiées n’as­su­rant pas une pro­duc­tion suf­fi­sante. Ain­si, trou­ver au mois d’oc­tobre du rai­sin bio d’ori­gine bleu-blanc-rouge en grandes sur­faces re­lève du par­cours du com­bat­tant ! Un constat qui va à l’en­contre des sta­tis­tiques de l’Agence Bio, se­lon les­quelles 69% des pro­duits bio consom­més en France sont pro­duits dans l’Hexa­gone (voir en­ca­dré p. 76).

Or, ce bio étran­ger, en pro­ve­nance no­tam­ment de pays hors de l’Union eu­ro­péenne, n’est pas sans sou­le­ver des ques­tions. Se­lon Ch­ris­tophe Brus­set, an­cien cadre dans l’agroa­li­men­taire qui dé­nonce dans son ré­cent ou­vrage les pra­tiques sans scru­pules de l’in­dus­trie et de la grande dis­tri­bu­tion en ma­tière d’ali­men­ta­tion(1), « les or­ga­nismes cer­ti­fi­ca­teurs, agréés par l’Eu­rope, contrôlent uni­que­ment le res­pect de la ré­gle­men­ta­tion bio lo­cale et per­mettent aux pro­duc­teurs ou in­dus­triels de vendre en­suite sous la­bel bio eu­ro­péen ». Au­tre­ment dit, le consom­ma­teur n’a au­cune cer­ti­tude sur ce qu’il achète. Et Ch­ris­tophe Brus­set de re­com­man­der de se dé­tour­ner de ces pro­duits im­por­tés : « Pour­quoi ac­cep­ter de payer plus cher si toutes les ga­ran­ties ne sont pas au ren­dez-vous ? » Conscients du dan­ger de perdre une clien­tèle sen­si­bi­li­sée au « pro­duire lo­cal », les dis­tri­bu­teurs com­mencent à ré­agir. Car­re­four vient d’an­non­cer dans son plan Act for Food que toute sa gamme Car­re­four Bio pas­se­ra au 100% fran­çais avec, entre autres, des aides à la conver­sion pour les agri­cul­teurs.

Au-de­là du prix, le bio de votre su­per­mar­ché est-il à la hau­teur en termes de qua­li­té ? Pour en avoir le coeur net, nous avons confié deux pa­niers « frais » à Ex­per­tox, un la­bo­ra­toire in­dé­pen­dant. Dans le pre­mier, tous les pro­duits sont bio et ache­tés chez Car­re­four ; dans le se­cond se trouvent leurs équi­va­lents conven­tion­nels pro­ve­nant de la même en­seigne. Il s’agis­sait de vé­ri­fier si le bio était meilleur (ou non) du point de vue or­ga­no­lep­tique (voir ta­bleau ci­des­sous). Un cri­tère im­por­tant tant l’as­pect vi­suel ou le goût sont dé­ter­mi­nants pour sus­ci­ter l’en­vie d’achat ou de ré­achat. Sur ce point, le pa­nier bio s’est ré­vé­lé dé­ce­vant. Seul avan­tage re­le­vé par les tes­teurs : des fruits et lé­gumes plus cro­quants et plus fermes. « Ce­la vient du fait que bien sou­vent ils sont moins ir­ri­gués et moins fer­ti­li­sés », pré­cise Ca­the­rine Re­nard, cher­cheuse à l’In­ra. Pour le reste, ils ne sont ni plus odo­rants ni plus goû­teux.

En l’ab­sence d’har­mo­ni­sa­tion des cer­ti­fi­ca­tions, mieux vaut évi­ter le bio im­por­té

Bio ou non, c’est la qua­li­té de la pro­duc­tion qui fait la dif­fé­rence

La qua­li­té gus­ta­tive dé­pend, en ef­fet, d’autres cri­tères. « Pour avoir du goût, un fruit doit avoir été cueilli à ma­tu­ri­té, ne pas avoir su­bi un temps de trans­port trop long ni avoir été conser­vé trop long­temps », in­siste Cé­cile Dé­tang-Des­sendre, di­rec­trice scien­ti­fique ad­jointe à l’agri­cul­ture à l’In­ra. En clair, un pro­duit de sai­son culti­vé par un ma­raî­cher près de chez vous au­ra tou­jours plus de sa­veur qu’un bio cueilli trop tôt et qui a par­cou­ru des cen­taines ou des mil­liers de ki­lo­mètres. Idem pour la qua­li­té nu­tri­tion­nelle. « A pro­duits com­pa­rables, on n’ob­serve pas de dif­fé­rence en ce qui concerne

la te­neur en vi­ta­mines et en sels mi­né­raux », avance Cé­cile Dé­tang-Des­sendre. Là en­core, tout dé­pend de la lon­gueur de la chaîne d’ap­pro­vi­sion­ne­ment. « Un vé­gé­tal cueilli avant qu’il soit mûr, puis trans­por­té et sto­cké, su­bi­ra des pertes très im­por­tantes en vi­ta­mine C et en autres oli­go­élé­ments et nu­tri­ments », ar­gu­mente la scien­ti­fique.

Reste à sa­voir si le contrat est rem­pli cô­té pes­ti­cides. Car ne pas ava­ler des ré­si­dus chi­miques est la prin­ci­pale mo­ti­va­tion de la ma­jo­ri­té des adeptes du bio : 65 % des son­dés, d’après une étude de l’Ob­ser­va­toire Cniel des ha­bi­tudes de con­som­ma­tion et du Cré­doc. A juste titre. Les ex­perts sont una­nimes pour dé­non­cer leurs consé­quences né­fastes sur la san­té à long terme, même en doses in­fimes, à cause de l’ef­fet cock­tail. Mé­lan­gées, ces mo­lé­cules sont plus toxiques que si elles étaient prises sé­pa­ré­ment. Pour au­tant, le bio n’échappe pas tou­jours à la conta­mi­na­tion, même si les pro­por­tions sont net­te­ment moins im­por­tantes qu’en conven­tion­nel. Se­lon une en­quête ré­cente du ma­ga­zine 60 mil­lions de consom­ma­teurs, qui a pas­sé au crible huit fa­milles de fruits et lé­gumes (bio ou conven­tion­nels, frais, sur­ge­lés ou en conserve), en re­cher­chant 600 mo­lé­cules, les ver­sions bio sont plus « propres ». Ain­si, sur les ha­ri­cots verts, par exemple, on compte 2,5 ré­si­dus en moyenne pour les conven­tion­nels, contre 0,1 ré­si­du pour les bio ; sur les abri­cots, 2,4 ré­si­dus, contre 0,3. Tou­te­fois, pour les to­mates, par exemple, les deux ver­sions sont aus­si peu « pol­luées » l’une que l’autre (quatre bio et dix non bio sans ré­si­du).

Pour­quoi le bio est-il conta­mi­né ? Le la­bel eu­ro­péen (feuille étoi­lée sur fond vert) et son équi­valent AB en France cer­ti­fient non pas qu’un pro­duit est to­ta­le­ment dé­nué de pes­ti­cides, mais que l’agri­cul­teur ou l’éle­veur met tout en oeuvre pour y ar­ri­ver (pas d’uti­li­sa­tion d’en­grais chi­miques, ban­nis­se­ment des OGM, qua­li­té de l’ali­men­ta­tion du bé­tail...). Par ailleurs, leur ca­hier des charges au­to­rise, pour une même ex­ploi­ta­tion, les cultures mixtes. Des par­celles en conven­tion­nel et en bio peuvent donc se cô­toyer. C’est l’un des fac­teurs qui ex­pliquent la conta­mi­na­tion, mais il en existe d’autres (eau d’ar­ro­sage...). La mixi­té est in­ter­dite par cer­tains la­bels plus stricts, comme Bio Co­hé­rence, sur­tout pré­sents dans les ma­ga­sins spé­cia­li­sés ou via la vente di­recte. Bonne nou­velle : dans nos propres me­sures, au­cune conta­mi­na­tion n’a été dé­tec­tée (voir ta­bleau ci-des­sus).

En conclu­sion, le bio est de­ve­nu un tel « mar­ché de la peur dont la grande dis­tri­bu­tion et les in­dus­triels vivent gras­se­ment », sou­ligne Ch­ris­tophe Brus­set, qu’il faut être vi­gi­lant. Com­pa­rez les prix entre en­seignes et, au­tant que faire se peut, pri­vi­lé­giez les cir­cuits courts, qui ga­ran­tissent un ap­pro­vi­sion­ne­ment lo­cal et une plus juste ré­mu­né­ra­tion des pro­duc­teurs. Des ini­tia­tives sur In­ter­net, comme LaFourche.fr, montrent aus­si qu’il est pos­sible de ne pas sur­payer le bio. En contre­par­tie d’une adhé­sion (7,90 eu­ros men­suels), les pro­duits sont ven­dus sans marge dis­tri­bu­teur. A la clé: de 25 à 50% d’éco­no­mies.

Cultures bio et conven­tion­nelle peuvent se cô­toyer sur une même par­celle

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