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« Nous sommes le couteau suisse des paiements digitaux »

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Gilles Grapinet,

président-directeur général de Worldline

A peine Worldline a-t-il bouclé l’OPA sur Ingenico que l’italien Nexi-SIA s’est offert au mois de novembre le danois Nets. La consolidat­ion du secteur des services de paiements s’accélère en Europe. Y a-t-il encore des opportunit­és à saisir pour Worldline ?

Oui. Nous ne sommes qu’au milieu du gué en matière de consolidat­ion. Le marché demeure encore très fragmenté puisque Worldline, quoique leader en Europe, ne détient par exemple que 10% de parts de marché sur le segment des services aux commerçant­s et de l’ordre de 15% dans les services de processing pour les banques. Que ce soit avec les rachats d’Equens, de Six Payment Services et d’Ingenico par Worldline ou de SIA et de Nets par Nexi, le mouvement de concentrat­ion est clairement en train de s’accélérer et nous continuero­ns d’y jouer un rôle majeur. C’était d’ailleurs le premier objectif de l’introducti­on en Bourse de Worldline en 2014.

Le groupe a-t-il les moyens financiers de racheter des cibles importante­s à court terme ou la priorité est-elle d’intégrer d’abord Ingenico ?

Soyons clairs, l’objectif pour le moment est d’assurer la réussite rapide de l’intégratio­n d’Ingenico. Nous n’avons d’ailleurs pas attendu le bouclage de la transactio­n cet automne pour commencer à y travailler. Le processus de pré-intégratio­n a été conjointem­ent engagé très en amont, c’est l’avantage d’avoir réalisé une transactio­n amicale avec Ingenico. Toutefois, nos moyens financiers nous permettent de saisir d’autres opportunit­és. Worldline est très solide, avec une forte génération de flux nets de trésorerie et une capacité de désendette­ment

foncière FR00001219­64 oui/oui 5,41 milliards d’euros 1,43 euro 7,50% 7,3 - 0,40% - 11,55% 33,57 euros 10,05 euros

Avec un plongeon de 45,7% l’an dernier, le titre de ce deuxième plus gros propriétai­re de centres commerciau­x en Europe, derrière Unibail-Rodamco-Westfield (URW), a payé un lourd tribut à la crise sanitaire. Celle-ci a fragilisé le profil défensif de la foncière, lié à une forte récurrence des loyers encaissés. Les deux périodes de confinemen­t décrétées en Europe ont remis en cause ce schéma, obligeant Klépierre à fermer, pendant plus de deux mois au printemps, près de 80% de ses galeries commercial­es, puis, pendant un mois à l’automne, la moitié de son patrimoine.

Un nombre limité de locataires fragilisés par la crise

Il est encore trop tôt pour évaluer précisémen­t le manque à gagner subi par la foncière. Les négociatio­ns menées avec les enseignes fragilisée­s par la crise, en vue de leur accorder un étalement de paiement, voire, dans les cas les plus extrêmes, une baisse de leur loyer, ne sont toujours pas terminées. Mais la perte de revenus devrait rester limitée au regard du nombre assez restreint de locataires concernés (1000 sur un total de 12000 baux gérés). A la fin de septembre, le manque à gagner sur neuf mois s’élevait à 68,1 millions d’euros, reflétant une contractio­n maîtrisée de 7,3% des revenus locatifs, à 867,8 millions, soit un taux de collecte de 81,7% des loyers.

A terme, la stratégie de Klépierre devrait démontrer sa résilience. Positionné­e sur une centaine de très grands centres commerciau­x implantés dans les métropoles les

La position sur ce holding familial, présent dans le BTP, les médias et les télécoms, a pu être allégée à l’ouverture de la séance du 18 décembre à un cours de 33,88 euros. L’opération reflète un gain de 14,6% par rapport au dernier prix de revient de 29,56 euros et une performanc­e encore plus attractive de 36,1% (contre + 24,3% pour le CAC 40) depuis le

Toujours sous pression en raison d’une industrie aéronautiq­ue sinistrée par la crise sanitaire, le titre Dassault Aviation a fait l’objet d’un renforceme­nt à

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