“On va où quand on est mort ?” Mon fils de 7 ans me pose sou­vent des ques­tions sur l’après. Que dois-je lui ré­pondre sans ris­quer de le dé­bous­so­ler ?

Milk Magazine - - Ce Qu'ils Vont Nous Piquer L'anti- Contouring La C -

Ch­ris­tine Bru­net, psy­cho­logue cli­ni­cienne3. C’est un su­jet im­por­tant et il est d’abord né­ces­saire de choi­sir un mo­ment calme et op­por­tun pour en par­ler, sans ja­mais évi­ter le su­jet. S’il pose la ques­tion alors que le cadre ne s’y prête pas, dites-lui que vous êtes prête à en dis­cu­ter de re­tour à la mai­son quand vous se­rez tous les deux dans un en­droit tran­quille. C’est sa propre mort et la mort de ses pa­rents qui l’in­quiètent à tra­vers cette ques­tion. La craindre pour­rait lui faire pen­ser que vous êtes en dan­ger. La ré­ponse : “On monte au ciel”, n’est pas for­cé­ment ap­pro­priée. Il vous fau­dra, par exemple, an­ti­ci­per ses ques­tions quand, à bord d’un avion, il de­man­de­ra pour­quoi on ne voit pas les morts à tra­vers le hu­blot ? À cet âge, il peut en­tendre que le corps est dans la terre, par exemple, et qu’il de­vient pous­sière. Ce qui est im­por­tant, c’est de lui dire que l’on n’existe pas seule­ment dans son corps mais aus­si dans le coeur de ceux qui nous aiment : “C’est en te sou­ve­nant des bons mo­ments pas­sés avec ceux qui sont morts, en te rap­pe­lant les sen­ti­ments que tu as éprou­vés pour eux que tu les gardes en vie.”

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