THE ANI­MALS OB­SER­VA­TO­RY l’en­fance de l’art

Nou­velle griffe slow fa­shion hau­te­ment dé­si­rable, T.A.O. fait son en­trée en mode en­fan­tine avec une col­lec­tion gra­phique et au­da­cieuse, où chaque pièce ra­conte une his­toire. À sa tête, Laia Agui­lar, l’an­cienne di­rec­trice de créa­tion et co­fon­da­trice de Bob

Milk Magazine - - Ce Qu'ils Vont Nous Piquer L'anti- Contouring La C - Pro­pos re­cueillis par Elen Pou­haër thea­ni­mal­sob­ser­va­to­ry.com

Comment est né The Ani­mals Ob­ser­va­to­ry ? — L’idée a ger­mé lorsque j’ai ren­con­tré, par ha­sard, l’en­tre­pre­neur Jan An­dreu, qui fait au­jourd’hui par­tie de mes amis les plus proches. Amou­reux de la gar­de­robe éla­bo­rée pour Bo­bo Choses, il m’a pro­po­sé de créer avec lui une nou­velle marque de mode dé­diée aux en­fants. Jan est dé­sor­mais le CEO de The Ani­mals Ob­ser­va­to­ry, tan­dis que j’or­chestre la par­tie créa­tive.

Quelle est la phi­lo­so­phie de la marque ?

— The Ani­mals Ob­ser­va­to­ry met à l’hon­neur une consom­ma­tion res­pon­sable, en pro­po­sant une ligne de vê­te­ments in­tem­po­rels, conçus pour du­rer dans le temps. Toutes les pièces sont fa­bri­quées en Ca­ta­logne et réa­li­sées dans des ma­tières na­tu­relles. Pour com­plé­ter ce ves­tiaire, la ligne “T.A.O. Wor­kers”, ba­sique et tout ter­rain, s’ins­pire des uni­formes et vê­te­ments de tra­vail.

D’où vous vient cette pas­sion pour la mode ?

— J’ai com­men­cé à m’in­té­res­ser à la mode en­fan­tine à la nais­sance de mon pre­mier en­fant, Pa­blo, qui a au­jourd’hui 10 ans. J’ai alors eu en­vie de dé­ve­lop­per une ligne de vê­te­ments di­rec­te­ment liée au monde de l’en­fance : Bo­bo Choses.

Quelle est votre ma­nière de tra­vailler ?

— Je passe beau­coup de temps à des­si­ner sur des car­nets de cro­quis, jus­qu’à ce que la col­lec­tion naisse, de ma­nière très na­tu­relle. Mon pro­ces­sus créa­tif a tou­jours été le même : je suis en­tou­rée de pa­piers et de crayons. Ma dé­fi­ni­tion du bon­heur !

À qui s’adressent vos vê­te­ments ?

— Aux pe­tits et aux grands amou­reux des vê­te­ments qui ra­content une his­toire ! La mode offre la pos­si­bi­li­té de

dé­ve­lop­per ima­gi­na­tion et créa­ti­vi­té, émo­tions et sen­si­bi­li­té. J’aime cette phrase de Dos­toïevs­ki : “La beau­té est une énigme.” Se­lon moi, elle illustre à mer­veille l’en­fance, pé­riode au cours de la­quelle on tente de dé­cryp­ter le monde qui nous en­toure.

Comment l’ex­pé­rience Bo­bo Choses a-t-elle in­fluen­cé cette nou­velle étape dans votre car­rière ?

— J’ai vé­cu la créa­tion de Bo­bo Choses comme la nais­sance d’un en­fant. Ce­la m’a aus­si per­mis de dé­cou­vrir ce moyen d’ex­pres­sion ar­tis­tique in­com­pa­rable qu’est la mode. The Ani­mals Ob­ser­va­to­ry est au­jourd’hui le dé­but d’une nou­velle aven­ture pas­sion­nante : ima­gi­ner un ves­tiaire dé­dié aux en­fants en créant un uni­vers unique, glo­bal et co­hé­rent.

Quelles sont vos sources d’ins­pi­ra­tion ?

— Pour cette toute pre­mière col­lec­tion, j’ai été in­fluen­cée par des uni­vers di­vers et va­riés, du ci­né­ma de Jacques Ta­ti aux mo­tifs afri­cains re­cou­vrant des boîtes d’al­lu­mettes des an­nées 1960, en pas­sant par le tra­vail de Char­lotte Per­riand ou la pa­lette de cou­leurs de Serge Po­lia­koff. Cet au­tomne, chan­ge­ment de dé­cor ! Ren­dez-vous à Man­hat­tan, dans les an­nées 1970, avec Le Cor­bu­sier, Pat­ti Smith et Le Pe­tit Prince…

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