TRA­JEC­TOIRE Épi­sode 2 : fia­bi­li­ser

Épi­sode 2 : fi­fia­bi­li­ser Le mois der­nier, nous avons mis votre pla­neur en me­sure d’être bien ré­glé. Avant de fi­na­li­ser la mise au point, il faut conti­nuer à op­ti­mi­ser votre ma­chine afin de la fia­bi­li­ser. La ru­brique pra­tique de Pierre Al­ban

Modèle Magazine - - SOMMAIRE -

Avec une tren­taine de pla­neurs équi­pés, j e crois pou­voir dire ce qui fonc­tionne. J’ai bien en­ten­du aus­si équi­pé quelques avions et ce qui va suivre est tout à fait va­lable pour d’autres ca­té­go­ries, jets y com­pris. Mer­can­ti­lisme sû­re­ment, on perd son temps et son ar­gent à com­pli­quer les choses de­puis des fon­da­tions in­stables, au lieu de faire simple, lo­gique et fiable dès le dé­but. Il en va ain­si de nos ins­tal­la­tions ra­dio jus­qu’à nos char­geurs, où l’on se tor­ture l’es­prit en ou­bliant les fon­da­men­taux.

CHARGEZ ÉQUI­LI­BRÉ !

L’uti­li­sa­tion d’ac­cus Li­thium s’est gé­né­ra­li­sée, que ce soit pour la ré­cep­tion ou pour la pro­pul­sion. On rap­pelle que ce type d’ac­cu est com­po­sé d’un as­sem­blage d’élé­ments et qu’au fil des cycles charges/dé­charges, des dés­équi­libres de ten­sion peuvent ap­pa­raître entre les élé­ments (c’est sur­tout vrai sur les LiPo). Pour cette rai­son, les char­geurs sont presque tous équi­pés d’équi­li­breurs. 99 % des char­geurs fonc­tionnent sur le même prin­cipe pour équi­li­brer les ac­cus LiXx : la charge se fait par les bornes « + » et « - », l’équi­li­brage s’opé­rant par la fa­meuse prise d’équi­li­brage. Mais vous êtes-vous po­sé la ques­tion de ce que ce­la sous-en­ten­dait con­crè­te­ment ? Pre­nons un exemple, la charge d’un ac­cu de 4000 mAh à 1C, donc une charge à 4 A. L’équi­li­breur in­té­gré du char­geur ne peut sou­vent sous­traire, au maxi­mum, que 0,3 A ! Re­gar­dez les ca­rac­té­ris­tiques des char­geurs, c’est très faible. Quand tous les élé­ments sont plu­tôt bien équi­li­brés, tout va bien, mais si l’un vient à être plus bas ( cf. l’en­ca­dré p. 74) ? Le char­geur prend donc en compte le vol­tage to­tal pour ajus­ter sa charge et non pas le vol­tage cel­lule par cel­lule (puis­qu’il y a un soi­di­sant équi­li­breur). Même en cas de dés­équi­libre moyen, les cel­lules pleines risquent de re­ce­voir beau­coup trop d’am­pères, donc de dé­pas­ser la ten­sion (vol­tage) fa­ti­dique. Dans notre exemple, 4,0 A - 0,3 A = 3,7 A. Votre « équi­li­breur » n’est pas as­sez ef­fi­cace ! C’est une dan­ge­reuse farce, car ce qui ar­rive par le char­geur est dix fois trop im­por­tant pour l’équi­li­breur. Le risque de dé­pas­ser les 4,20 V par cel­lule est donc bien réel. Pour re­mé­dier à ce­la, cer­tains vont ins­tal­ler sur leurs ac­cus des cartes BMS (Bat­te­ry Ma­na­ge­ment Sys­tem). À notre échelle, c’est une so­lu­tion com­pli­quée pour un pro­blème simple… En clair, on nous vend des usines à gaz qui « coûtent un bras », puis d’autres usines à gaz pour com­pen­ser les man­que­ments des pre­miers. Il est en ef­fet bien plus op­por­tun d’une part d’avoir un char­geur de grande pré­ci­sion, c’est-à-dire qui gère le mil­lième de volt, quand cer­tains ne sont pas vrai­ment à un dixième de volt près, mais sur­tout qui puisse char­ger en amont, cel­lule par cel­lule. Et non pas le tout en­semble, avec un pseu­do-équi­li­brage en aval. Un char­geur qui charge in­di­vi­duel­le­ment chaque cel­lule, avec une très grande pré­ci­sion qui plus est, c’est comme ce­la que l’on s’as­sure vrai­ment d’une charge op­ti­male et sans risque de dé­pas­ser les pa­ra­mètres. Char­ger cel­lule par cel­lule, ce­la vou­drait dire que pour un ac­cu en 6S il fau­drait six char­geurs ? Tech­ni­que­ment, oui, dans la pra­tique, ce char­geur ma­gique existe et je l’uti­lise de­puis trois ans avec grande sa­tis­fac­tion.

UNRC A9+: UN CHAR­GEUR PAR­FAIT

Le prin­cipe est donc de char­ger par la prise d’équi­li­brage (on ne branche rien sur les gros fils rouges et noirs). De par la sec­tion des fils d’équi­li­brage, ce­la li­mite à un cou­rant de 4,5 A, c’est dé­jà beau­coup et très suf­fi­sant. Il m’ar­rive par­fois de char­ger un Lipo de 12000 mAh de ca­pa­ci­té, eh bien, c’est deux fois plus long, mais est-ce si grave ? L’avan­tage est tel que la to­tale sé­cu­ri­té ap­por­tée com­pense bien ce pe­tit in­con­vé­nient. Con­crè­te­ment, ça se passe comment? Le ré­glage du char­geur est ici to­ta­le­ment dif­fé­rent, puisque l’on ne règle que deux pa­ra­mètres : la ten­sion de fin de charge et l’in­ten­si­té de charge. La ten­sion de fin de charge cor­res­pond au type d’ac­cu que vous uti­li­sez (c’est vous qui de­vez la connaître). La voi­ci : un Lipo HV, c’est 4,30 V (maxi du char­geur), un Lipo = 4,2 V, un LiIon = 4,10 V et un LiFePo4 = 3,6 V. Pour l’in­ten­si­té, c’est un peu comme d’ha­bi­tude, sauf que vous pou­vez bran­cher en même temps des ac­cus de ca­pa­ci­tés dif­fé­rentes. Donc on adaptera l’in­ten­si­té à l’ac­cu le plus pe­tit. Le char­geur ac­cep­tant jus­qu’à 9S, on peut bran­cher quatre bat­te­ries de 2S, ou bien une 3S et une 6S, etc. On fait ce que l’on veut car on charge chaque élé­ment sé­pa­ré­ment. À l’uti­li­sa­tion, c’est su­per pra­tique. Pour re­trou­ver ses ré­glages (ten­sion et in­ten­si­té), on peut pro­gram­mer des di­zaines de mé­moires. Ce char­geur de­mande en re­vanche, une ali­men­ta­tion sta­bi­li­sée in­fé­rieure à 14 V. Le fa­bri­cant est très clair : au-des­sus de 14 V, il y au­ra des dé­gâts. Aus­si vendent-ils en pack, si on le sou­haite, une ali­men­ta­tion sta­bi­li­sée dé­li­vrant le bon vol­tage. Car mine de rien, la plu­part des ali­men­ta­tions du com­merce dé­livrent un vol­tage su­pé­rieur à ce­lui im­po­sé (à part Graup­ner qui donne du 13,8 V). L’autre spé­ci­fi­ci­té, c’est que la no­tice est en chi­nois, et de toute fa­çon très suc­cincte. Heu­reu­se­ment, on trouve des vi­déos sur Youtube pour ai­der aux ré­glages, très simples au de­meu­rant. Ce­ci étant, tous les char­geurs de­vraient être sur ce prin­cipe car c’est la seule fa­çon pra­tique d’être sûr de ne pas sur­vol­ter une ou plu­sieurs cel­lules de vos packs d’ac­cu. Si­non, on peut trou­ver quelques ac­cus pro­té­gés pour évi­ter les sur­ten­sions ou bien des sys­tèmes dits « BMS », mais pour­quoi com­pli­quer à vou­loir se pré­mu­nir des ef­fets de sys­tèmes im­par­faits, alors que l’on peut faire au­tre­ment à la base ? As­tuce : on peut aus­si chan­ger l’af­fi­chage pour rem­pla­cer l’in­ten- si­té en cours par l es am­pères « mis » dans la bat­te­rie en ap­puyant sur la touche blanche de droite. Puis la blanche de gauche pour re­ve­nir à l’in­ten­si­té en cours. On trouve par­fois ce char­geur en Eu­rope sous une autre li­vrée, mais il n’est pas moins fa­cile de le com­man­der dans son pays d’ori­gine. Il existe en 6S ou 9 S pour quelques

« DONC ON ADAPTERA L’IN­TEN­SI­TÉ À L’AC­CU LE PLUS PE­TIT »

di­zaines de dol­lars. Par rap­port à la sé­cu­ri­té ob­te­nue et la fa­ci­li­té au quo­ti­dien, c’est vrai­ment un achat in­dis­pen­sable, qui règle bien des pro­blèmes de sé­cu­ri­té. J’ai ache­té le mien chez myrc­mart.com, il faut par­fois at­tendre pour en avoir de dis­po­nible.

FIA­BI­LI­TÉ DU PLA­NEUR : UN MO­DÈLE ÉPROU­VÉ

On m’in­ter­roge sou­vent sur l’équipement d’un pla­neur élec­trique. Là aus­si il y a des so­lu­tions com­pli­quées, des plus simples, et il y a le ma­té­riel que j’uti­lise au­jourd’hui. Je crois pou­voir dire, et l’ex­pé­rience l’a prou­vé, que je suis ar­ri­vé à un équipement de mes pla­neurs très fiable, pas com­pli­qué ni hors de prix. Une tren­taine de mo­dèles ont été équi­pés comme dé­crit ci-des­sous, et ja­mais je n’ai eu le moindre sou­ci.

UNE ANEC­DOTE SI­GNI­FI­CA­TIVE

À 1300 €, le E Tor­na­do de RCRCM n’est pas le genre de F3F élec­trique qui souffre l’à peu près. Mais c’est une ma­chine fan­tas­tique qui fait le tra­vail à la fois d’un pla­neur de du­rée et de vi­tesse. Je l’uti­lise donc sou­vent. Comme beau­coup de ses frères F3F, il per­met une fi­gure que j’ap­pré­cie, le dé­clen­ché. Or, comme je mets tou­jours plus de dé­bat­te­ments que re­com­man­dé, le dé­clen­ché est spec­ta­cu­laire ! Ca­bré à fond, ai­le­rons dans les coins, réa­li­sé avec une vi­tesse im­por­tante, le pla­neur semble heur­ter un mur et se trans­forme en boo­me­rang (ce qui va suivre m’a cal­mé un peu !). Ce jour-là, la contrainte a été telle sur la pro­fon­deur qu’une lèvre d’un de­mi-sta­bi­li­sa­teur est pas­sée au-des­sus de la peau et s’est blo­quée plein ca­bré. Si j’avais mis moins de dé­bat­te­ment, ce­la ne se­rait pas ar­ri­vé... Le ser­vo nu­mé­rique concer­né s’est trou­vé blo­qué, en­gen­drant une consom­ma­tion hors norme. Pre­mier point. Pas­sons sur le ro­déo qui s’en­sui­vit, le pla­neur a pu être po­sé à plat, mais un peu loin. Se­cond point : un peu ébran­lé par le stress, j’ai fait l’er­reur de po­ser à terre ma ra­dio. Mal­heu­reu­se­ment, avec le 2,4 GHz, quand les an­tennes TX et Rx sont dans l’herbe, ça ne porte pas bien loin. Le ré­cep­teur s’est donc mis en fail safe bê­te­ment, pour des rai­sons de lon­gueurs de fil et d’agen­ce­ment dans le mo­dèle, je ve­nais juste de mo­di­fier l’at­tri­bu­tion des voies sur mon ré­cep­teur (sans re­faire un nou­veau fail safe). La voie des gaz ne se trou­vait alors plus à son an­cien em­pla­ce­ment. Bref, quand le fail safe s’est dé­clen­ché, il a mis le mo­teur en route, au sol. Argh ! J’ai donc trou­vé le pla­neur in­tact, mais avec le mo­teur et le contrô­leur (de la marque YEP) brû­lant. De re­tour au ter­rain, près de la ra­dio, une fois dé­blo­qué le vo­let du de­mi stab, j’ai re­bran­ché le tout. Le mo­teur ne tour­nait plus mais la ra­dio fonc­tion­nait en­core. Au­tre­ment dit, le contrô­leur qui ali­mente la ra­dio par son BEC, mal­gré la sur­con­som­ma­tion du ser­vo blo­qué et celle du mo­teur éga­le­ment blo­qué avait ren­du l’âme à la pro­pul­sion, mais avait conser­vé l’ali­men­ta­tion de la ra­dio. Le contrô­leur a te­nu bon, j’ap­pelle ça un test concluant ! Co­pie des contrô­leurs YGE très uti­li­sés outre-Rhin et bien en­ten­du hau­te­ment re­com­man­dables, j’uti­lise la gamme des YEP. Et ce­la de la mousse au grand pla­neur tout plas­tique. Ils ont le « dé­faut » d’ar­ri-

« BREF, QUAND LE FAIL SAFE S’EST DÉ­CLEN­CHÉ, IL A MIS LE MO­TEUR EN ROUTE, AU SOL »

ver avec une pro­gram­ma­tion pour hé­li­co, et donc il faut la carte de pro­gram­ma­tion pour les pa­ra­mé­trer à nos be­soins. Dans la gamme, il y a deux ver­sions dis­tinctes, celle avec un BEC 6 A et celle avec un BEC 12 A. La pre­mière dé­livre 5,5 V, la se­conde per­met dif­fé­rents vol­tages, utiles pour les ser­vos HV ou, à l’autre bout de l’échelle, pour les ser­vos qui ne sup­portent pas plus que 5,3 V. Al­ter­na­tive : le contrô­leur Castle Crea­tion Ta­lon 80 pro­pose un BEC de 12 A en pointe, j’en ai eu, c’est très bien aus­si, mais en­com­brant.

PRO­GRAM­MA­TION

Se­lon que votre contrô­leur YEP au­ra une ou deux prises, le bran­che­ment à la carte ne se­ra pas le même. Vous de­vez en­tendre les BIP de con­trôle. Si vous ne les en­ten­dez pas, vos chan­ge­ments ne se­ront pas pris en compte, vos bran­che­ments n’étant pas bons, et ce même si les diodes rouges de la carte fonc­tionnent. En­suite, vous de­vez sa­voir que sur les deux pages, la carte s’ouvre sur celle des ré­glages avions, celle vi­sible quand le « li­vret » est fer­mé. En ap­puyant en­suite sur les deux bou­tons de gauche, on passe sur la page hé­li­co (diodes cli­gno­tantes), donc la se­conde page, col­lée à la carte, où il fau­dra désac­ti­ver le mode « go­ver­nor » et ré­gler le mode « start-up speed » sur « plane fast »… Bien en­ten­du (en page 1), on ac­ti­ve­ra le frein, le type de cou­pure mo­teur (cut off pour moi), la ten­sion basse des LiPo et le nombre d’élé­ments du pack d’ac­cus com­pris entre 4 et 12. Mais alors comment ça se passe avec deux ou trois élé­ments ? On ne sé­lec­tionne bien sûr au­cun nombre, le contrô­leur dé­tec­tant lui-même le nombre d’élé­ment de votre pack. Sauf que… lorsque l’on uti­lise un pack LiPo 3S en HV, le contrô­leur le dé­tecte comme un pack 4S nor­mal et dé­cide donc de ne pas dé­mar­rer le mo­teur car le vol­tage est trop faible. La so­lu­tion uti­li­sée est alors de tri­cher et de lui dire qu’il s’agit d’un pack 4S en LiFe, et là, ça marche. Si on dis­pose de la té­lé- mé­trie, on sait où en est l’ac­cu, et l’on n’a pas réel­le­ment be­soin de l’ul­time sé­cu­ri­té du contrô­leur. Es­sayez aus­si de trou­ver la fiche tech­nique de votre mo­teur pour dé­ter­mi­ner la fré­quence de dé­cou­page et le ti­ming idéal. La fonc­tion au­to-ti­ming n’est pas for­cé­ment la meilleure et la fré­quence de dé­cou­page par dé­faut ne convient pas à tous les mo­teurs. Ain­si, mon Ha­cker B40 ré­duc­té re­fu­sait par­fois de dé­mar­rer, hé­si­tant par quelques tours d’hé­lices sac­ca­dés. Ce mo­teur de­mande en ef­fet une fré­quence de 8 Hz et un ti­ming com­pris entre 12 et 20°. J’ai donc choi­si la seule op­tion pos­sible sur la carte dans cette four­chette, à sa­voir 18°. De­puis, plus de pro­blème.

QUEL BEC CHOI­SIR ?

Il y a deux types de prin­cipes pour ré­duire la ten­sion de la bat­te­rie de pro­pul­sion et l’ame­ner à la ten­sion sup­por­tée par votre ré­cep­tion. Le sys­tème tra­di­tion­nel, UBEC, offre un ren­de­ment dé­plo­rable et chauffe beau­coup. Le se­cond sys­tème, plus mo­derne, est dit à dé­cou­page. En An­glais « Switch », dit aus­si SBEC. La perte est bien moindre et ça chauffe peu. Mais il y a un « mais ». En ef­fet, le prin­cipe gé­nère des pa­ra­sites ter­ribles que même nos ra­dios mo­dernes ne peuvent éli­mi­ner seules. C’est pour ce­la que ces sys­tèmes d’ali­men­ta­tion sont pour­vus d’une grosse fer­rite, qui pour être en­com­brante, est néan­moins in­dis­pen­sable. Dans le cas où il y a deux fiches sor­tant du contrô­leur, vous sa­vez main­te­nant la­quelle bran­cher à votre ré­cep­teur ! L’autre, sans fer­rite, sert à la pro­gram­ma­tion. Donc pour une ali­men­ta­tion sé­rieuse, je pri­vi­lé­gie le sys­tème SBEC, où l’in­ten­si­té per­mise est su­pé­rieure. De plus chez YEP, le vol­tage est sou­vent ré­glable.

ET L’ALI­MEN­TA­TION PAR BEC SÉ­PA­RÉE ?

J’ai moi-même beau­coup uti­li­sé un BEC sé­pa­ré (à dé­cou­page). Je suis très content du YEP 20 A, qui au­to­rise une grosse consom­ma­tion des ser­vos tout en me per­met­tant de choi­sir le vol­tage. 20 A, c’est beau­coup pour une ré­cep­tion, mais les BEC plus pe­tits sont sou­vent in­suf­fi­sants (les « 5 A » sont trop faibles). Qui peut le plus peut le moins ! Je l’uti­lise soit avec un contrô­leur d’autre marque afin de fia­bi­li­ser mon ali­men­ta­tion, soit quand je sou­haite plus de puis­sance pour la ré­cep­tion ou /et pour ajus­ter le Vol­tage au type de ser­vo. De plus, ce Yap 20 A dis­pose de deux sor­ties d’ali­men­ta­tion : on bran­che­ra la se­conde prise sur une prise libre du ré­cep­teur, ou via un cor­don en Y sur une autre voie. En ef­fet, la connec­tique de­vient le maillon faible, on n’est pas à l’abri d’une prise mal bran­chée ou qui a bou­gé. Il vaut mieux avoir une seule source de cou­rant mais qui soit fiable avec deux prises, plu­tôt que le contraire avec une seule prise. Autre choix in­té­res­sant et fiable quand on a peu de place, c’est l’in­ter­rup­teur ma­gné­tique BEC 7A Zep­sus, que j’uti­lise sur un F3B non mo­to­ri­sé, équi­pé des ser­vos non HV.

« IL Y A DEUX TYPES DE PRIN­CIPES POUR RÉ­DUIRE LA TEN­SION DE LA BAT­TE­RIE DE PRO­PUL­SION...»

« AIN­SI, LES 6,6 V D’UN AC­CU LIFEPO4 COR­RES­PONDENT À UN AC­CU 5 ÉLÉ­MENTS NIMH »

No­ta : si vous uti­li­sez une ali­men­ta­tion sé­pa­rée sur un mo­dèle élec­trique, quelle qu’elle soit, n’ou­bliez pas d’iso­ler le fil rouge de la prise du contrô­leur ! On peut aus­si pen­ser à une double ali­men­ta­tion avec deux UBEC. Pour­quoi pas mais, comme nous al­lons voir plus loin, il y a bien mieux à faire dès lors que l’on re­cherche une sé­cu­ri­té vé­ri­table. De plus, le sys­tème de­vient com­plexe, donc source de panne, ce qui va à l’en­contre du prin­cipe KISS (Keep It Simple Stu­pid!). Si on sou­haite vrai­ment une double ali­men­ta­tion, au­tant prendre le sys­tème le plus simple pos­sible, qui peut dif­fi­ci­le­ment tom­ber en panne comme le Sa­fe­ty switch 12HV, avec ses grosses prises M6, qui reste lé­ger et com­pact.

LES VÉ­RI­TABLES DAN­GERS

Au­jourd’hui, nos ali­men­ta­tions sont plu­tôt fiables. Le dan­ger vient main­te­nant des ser­vos bas de gamme. Ima­gi­nez que si un de vos ser­vos se met en court-cir­cuit, quoi que vous ayez fait en amont, votre pla­neur est mort (quand on re­garde la qua­li­té in­terne de cer­tains ser­vos, on peut avoir peur). Pour les avions, il existe des box (Em­co­tec, Po­wer Box) pour gé­rer ça, mais c’est trop en­com­brant pour les pla­neurs en gé­né­ral. Et puis il existe un sys­tème beau­coup plus simple et ef­fi­cace, dont seuls les ré­cep­teurs PRO de Mul­ti­plex dis­posent : un fu­sible à chaque sor­tie de voie. Si l’un de vos ser­vos se met en court-cir­cuit, ce ré­cep­teur pro­té­ge­ra tout le reste de l’ins­tal­la­tion. À part ce­la, il n’y a pas d’autre so­lu­tion que d’ef­fec­tuer un test sur banc de chaque nou­veau ser­vo et fuir le bas de gamme. On me di­ra que si on prend le ser­vo chi­nois ma­chin, ça marche su­per bien, et que c’est dé­bile de mettre plus cher, il y a des contre-exemples à tout. Di­sons que je ne fais pas par­tie des gens à qui ce­la réus­sisse. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai au­cun pro­blème avec de la bonne qua­li­té, mais c’est beau­coup plus rare. Dan­ger du bas de gamme donc, mais éga­le­ment dan­ger de la sur­en­chère dans la com­plexi­té. Pen­sez à res­ter simple ! Ain­si, un ami suisse a eu la désa­gréable sur­prise de voir son ré­gu­la­teur de ten­sion pro­vo­quer un in­cen­die dans son grand pla­neur. Ce n’est pas vrai­ment le but et je ne peux pas m’em­pê­cher de pen­ser que, s’il n’y avait pas eu de ré­gu­la­teur, avec des ac­cus LiIon bran­chés en di­rect et des ser­vos HV, ce­la ne se­rait ja­mais ar­ri­vé. Un autre ami a failli perdre un pla­neur de 9 m, un câble de sa box ayant… fon­du ! En­core les mé­faits d’un ser­vo in­adap­té en qua­li­té, qui au­rait pu être iso­lé par le simple fu­sible d’un ré­cep­teur PRO Mul­ti­plex. D’où l’in­té­rêt de me­su­rer les consom­ma­tions de chaque ser­vo, comme évo­qué le mois der­nier.

PRE­NONS LE PRO­BLÈME AU­TRE­MENT

Nous di­sions donc que la sé­cu­ri­té consiste d’abord à éli­mi­ner le ou les mou­tons noirs : les ser­vos bas de gamme. Un seul est de trop, il peut mettre tous les autres en pé­ril. À par­tir de là, au­tant prendre des ser­vos HV. HV pour Haut Vol­tage, c’est-à-dire com­pa­tible avec un LiPo 2S, ou beau­coup mieux, un LiIon 2S, c’est là où je veux en ve­nir. Re­mon­tons la chaîne : vous avez donc des ser­vos fiables et HV (j’y tiens), en­suite vous ar­ri­vez au ré­cep­teur. Vous avez bien en­ten­du sor­ti les an­tennes du fu­se­lage et elles sont orien­tées à 90° l’une par rap­port à l’autre. Bran­ché sur la prise bat­te­rie du ré­cep­teur, vous avez quoi ? Un in­ter­rup­teur ? Non, il n’y a pas pire source de panne. Un dou­bleur d’ac­cu ? J’en ai eu un qui est tom­bé en panne, donc, bof. Un UBEC? Y’a quand même de l’élec­tro­nique, ça peut tom­ber en panne et c’est pas le co­pain suisse qui me contre­di­ra ! Res­tons simple, ba­sique et di­rect : sup­pri­mons tout ce qu’il y a entre le ré­cep­teur et l’ac­cu. Sub­siste juste un ac­cu bran­ché en di­rect et rien d’autre. Pas de source de panne puis­qu’il n’y a rien qui ne

s’in­ter­cale entre l’ac­cu et le ré­cep­teur. Sé­cu­ri­sons la connexion avec soit une grosse prise verte si le ré­cep­teur l’ac­cepte (MPx / Je­ti), soit deux prises de ser­vos bran­chées sur le ré­cep­teur. Dans ce der­nier cas, j’uti­lise des connec­teurs de bonne qua­li­té avec un dia­mètre et une qua­li­té de fil cor­res­pon­dant. Je trouve chez Lin­din­ger des connec­teurs bleus tout prêts et qui sont par­faits. Dès lors, le maillon faible n’existe plus qu’en un seul en­droit : l’ac­cu. Il doit donc être hy­per fiable, mais le­quel choi­sir ?

LA SO­LU­TION, C’EST LE LIION

J’uti­lise l es ac­cus LiIon de l a marque Em­co­tec de­puis plus de trois ans. Par­tout, dans l’émet­teur et dans les mo­dèles, par­fois même à la pro­pul­sion pour les pe­tites in­ten­si­tés. Ces ac­cus sont vrai­ment fiables. Lé­gers, ils offrent une grosse au­to­no­mie et leur courbe de dé­charge est ré­gu­lière, ce qui per­met de connaître pré­ci­sé­ment l’état de dé­charge. Pour vos ré­cep­tions, pre­nez-les câ­blés avec la grosse prise verte M6 Mpx (broches fe­melles). On y connec­te­ra une prise M6 mâle, sur la­quelle se­ront sou­dées deux prises de ser­vos : l’une se­ra bran­chée sur la prise bat­te­rie de votre ré­cep­teur, l ’autre sur une prise libre. Quant à votre « in­ter­rup­teur », c’est la prise M6. L’ac­cu est bran­ché en di­rect, au­cune panne pos­sible, hor­mis l’ac­cu lui-même, mais, sta­tis­ti­que­ment, c’est l e maillon fort.

Pas­sons à la charge de ce type d’ac­cu. Si votre char­geur ne dis­pose pas de pro­gramme « LiIon », pre­nez le pro­gramme LiPo, comme pro­po­sé par le fa­bri­cant. Pour­tant, la ten­sion de fin de charge est de 4,10 V pour un LiIon et de 4,2 V pour un LiPo. Mais ici, ce n’est pas grave, dès que vous au­rez dé­bran­ché le char­geur, l’ac­cu re­vien­dra à 4,10 V. De fait, le fa­bri­cant se sert même de ce prin­cipe pour se pas­ser d’une prise d’équi­li­brage. Même si ce­la ne m’est ja­mais ar­ri­vé, j’aime bien pou­voir m’as­su­rer à tout mo­ment de la bonne san­té du pack en vé­ri­fiant la ten­sion de chaque élé­ment. Aus­si, lorsque j’assemble moi-même les élé­ments, je monte tou­jours avec une prise d’équi­li­brage. De plus, je charge ex­clu­si­ve­ment mes ac­cus via la prise d’équi­li­brage, comme vu plus haut. Autre spé­ci­fi­ci­té de ces ac­cus, ils ne doivent pas être char­gés au­de­là d’une in­ten­si­té de 1,3 A, c’est là leur li­mite. Comme il n’y a pas d’ef­fet mé­moire et que l’on ne les dé­charge que très peu, quelques di­zaines de mi­nutes suf­fisent à re­trou­ver la pleine charge, même à 1,3 A.

VOL­TAGE HY­BRIDE

La voie de la sa­gesse amène donc aux ser­vos HV (Haut Vol­tage) ali­men­tés en di­rect. C’est simple, fiable et lé­ger. Le prix des ser­vos HV se dé­mo­cra­ti­sant, c’est clai­re­ment l’ave­nir, d’au­tant que les ser­vos nu­mé­riques ont be­soin de plus de puis­sance élec­trique. Avec un vol­tage plus éle­vé, ce sont des watts fa­ciles à ob­te­nir. Pour au­tant, vous pou­vez avoir dans votre ins­tal­la­tion un ser­vo ou un équipement qui ne sup­porte pas le HV. La so­lu­tion est de lui ad­joindre, au plus près de son em­pla­ce­ment, un pe­tit Ubec (de qua­li­té, bien en­ten­du !). J’uti­lise par exemple l’Ubec 2A de MKS, on en met­tra un par ser­vo concer­né. L’autre so­lu­tion pour ali­men­ter des ser­vos de dif­fé­rents types, c’est de choi­sir un vol­tage d’ac­cu qui convienne aux deux types de ser­vos uti­li­sés. Ain­si, les 6,6 V d’un ac­cu LiFePo4 cor­res­pondent à un ac­cu 5 élé­ments NiMh en dé­but de charge, donc beau­coup de ser­vos le sup­portent (at­ten­tion, pas tous, comme les Fu­ta­ba 3150). Pla­cer un ac­cu LiFePo4 per­met donc de bran­cher en di­rect l’ac­cu sur le ré­cep­teur, avec un vol­tage plus bas que du LiIon. C’est une ex­cel­lente so­lu­tion de com­pro­mis. L’in­con­vé­nient du LiFe, c’est que la courbe de dé­charge est moins pro­gres­sive que d’autres ac­cus LiXx et donc on connaît moins pré­ci­sé­ment l’état de dé­charge de ces ac­cus. Comme on peut moins bien suivre sa dé­charge au cours de la jour­née, on pour­ra alors mettre deux ac­cus, avec un dou­bleur d’ac­cu simple mais fiable, comme le Switch Batt 12 HV de Mul­ti­plex. De plus, les diodes com­po­sant une double ali­men­ta­tion abaissent un peu le vol­tage. Avec deux LiFe, il ar­rive au ré­cep­teur exac­te­ment 6,0 V. En re­vanche, là en­core, choi­sis­sez la qua­li­té…

AN­TI SPARK

Je re­viens aux ac­cus de pro­pul­sion. À par­tir de 4S, quand on connecte un LiPo au contrô­leur, se pro­duit un arc avec un « tchack » qui n’est pas ap­pré­cié des prises, qui peuvent être en­dom­ma­gées par cet arc élec­trique. Il y a plu­sieurs moyens de s’en pré­mu­nir. Par exemple, on peut uti­li­ser une prise PK spé­ciale « an­ti spark » que l’on trou­ve­ra chez Em­co­tec dans dif­fé­rents dia­mètres. C’est bien pra­tique. Cer­tains contrô­leurs dis­posent aus­si de l’op­tion « an­ti spark », comme la plu­part de ceux que j’uti­lise. Un autre moyen est

« LA VOIE DE LA SA­GESSE AMÈNE DONC AUX SER­VOS HV (HAUT VOL­TAGE). »

d’uti­li­ser le mo­dule nom­mé « an­ti flash 70 » de Mul­ti­plex. Dans sa ver­sion « prises à sou­der », il ac­cepte 70 A, et 35 A dans la ver­sion avec la prise verte M6. Il dis­pose d’une pe­tite fiche sur le cô­té pour ac­cueillir un in­ter­rup­teur. En plus d’évi­ter l’arc élec­trique, il per­met aus­si de cou­per toute l’ali­men­ta­tion, via un in­ter­rup­teur élec­tro­nique in­terne. C’est très pra­tique par exemple sur un avion avec BEC. Pla­cé entre l’ac­cu et le contrô­leur, on peut bran­cher toute la pro­pul­sion, fer­mer le ca­pot et at­tendre son tour pour vo­ler. L’in­ter­rup­teur ex­terne cou­pant le cou­rant, l’avion est en sé­cu­ri­té. Pour uti­li­ser cette op­tion, il faut ache­ter le pe­tit in­ter ad hoc qui est ré­fé­ren­cé pour le Wing­sta­bi Mpx. Quand l’ac­cu n’est pas fa­ci- le­ment ac­ces­sible, c’est vrai­ment pra­tique.

ER­RA­TUM

Un lec­teur me de­mande des pré­ci­sions concer­nant le dé­bat­te­ment des vo­lets, suite à l’ar­ticle du mois der­nier. J’ai man­qué de pré­ci­sion à pro­pos du dé­ca­lage du neutre du ser­vo des vo­lets. Le sens de dé­ca­lage dé­pend du ser­vo, et dé­pend de la po­si­tion de l’axe d’articulation de la gou­verne. Si l’axe d’articulation du vo­let est sur l’ex­tra­dos, et la sor­tie du pa­lon­nier de vo­let à l’in­tra­dos, il fau­drait dé­ca­ler le neutre du sub trim vers le bord de fuite et non pas vers le BA. Donc dans ce cas : • on dé­cale d’un cran le bras de ser­vo de vo­let vers le bord de fuite, • on dé­cale son neutre vers le bord de fuite de 30 à 40 % par le sub trim. Mer­ci Alain !

COUR­RIER DES LEC­TEURS

Ja­cky, qui n’a d’ex­pé­rience que sur si­mu­la­teur, vou­drait évi­ter un pla­neur de dé­bu­tant, avec quelque chose de plus jo­li, en l’oc­cur­rence un pla­neur en struc­ture. Pour com­men­cer, si les si­mu­la­teurs sont bien pour ac­qué­rir des ré­flexes, ils sont beau­coup trop gentils au décrochage et ne re­flètent pas du tout la réa­li­té dans cette confi­gu­ra­tion si par­ti­cu­lière. Donc, le pas­sage du si­mu­la­teur au pla­neur réel va être dou­lou­reux, car le pla­neur va se mettre dans un cas de fi­gure in­con­nu. Et le crash ar­rive vite ! Si c’est une mousse, ça ira. Avec une struc­ture bois, les dé­gâts risquent d’être consé­quents. Alors, quel mo­dèle choi­sir ? Un seul : l’Ea­sy­gli­der de Mul­ti­plex, qui est aus­si un ex­cellent pla­neur (j’en ai un !). Les pièces dé­ta­chées sont dis­po­nibles en 24 heures. C’est bien conçu au quo­ti­dien et ça vole su­per. Inu­tile de me mon­trer moins cher, au fi­nal, c’est trop cher !

POUR CONCLURE

Se rap­pro­cher d’un club et pi­lo­ter en double com­mande est vrai­ment la meilleure so­lu­tion pour pro­gres­ser. In­ci­dence-mètre-pince à linge : on me le de­mande, on y re­vien­dra le mois pro­chain, pro­mis ! Je n’ai au­cun in­té­rêt à pri­vi­lé­gier un

ma­té­riel plu­tôt qu’un autre. Je vous parle sim­ple­ment de ce que j’uti­lise et que je paye, sans re­mise de prix. Je pra­tique l’élec­trique de­puis long­temps (mon pre­mier ar­ticle dans Mo­dèle Magazine date de 1995, dé­jà sur une grande plume élec­trique), et à ce jour, ce que j’uti­lise qua­si ex­clu­si­ve­ment est dé­crit ci-des­sus. Je n’ai plus au­cun ac­cu NiMh, j’ai même je­té les an­ciens char­geurs, comme les ser­vos de mau­vaise qua­li­té ! Je ne dis pas qu’il n’y a rien de mieux, mais l’ex­pé­rience a prou­vé que la fia­bi­li­té était au ren­dez-vous. J’ai hâte de pou­voir abor­der avec vous les ré­glages en vol, ce se­ra pour le mois pro­chain, mais au­pa­ra­vant il était plus lo­gique de par­tir sur de bonnes bases tech­niques et ne plus de­voir y re­ve­nir !

Pour ce nu­mé­ro deux, votre nou­velle ru­brique « Tra­jec­toire » traite de la fia­bi­li­té de l’ali­men­ta­tion ra­dio sur des pla­neurs élec­triques. Bien évi­dem­ment, les conseils qui suivent peuvent s’ap­pli­quer à des avions ou des jets…

L’écran du char­geur UNRC A9+ : en haut à gauche, la ten­sion d’en­trée, puis le nu­mé­ro de mé­moire. Des­sous, la ca­pa­ci­té « mise » dans chaque élé­ment d’un 5S.

L’UNRC A9+ per­met de char­ger in­di­vi­duel­le­ment chaque cel­lule jus­qu’à 9S. Il charge ici deux ac­cus LiIon à 1,3 A, l’un en 2S, l’autre en 3S.

Le E Tor­na­do de l’au­teur qui a ser­vi de banc de test bien in­vo­lon­taire…

14 kg pour ce 5 m Pa­ri­tech et son py­lone : là aus­si, une fia­bi­li­té cer­taine s’im­pose.

Le vo­let du sta­bi­li­sa­teur qui s’est blo­qué suite à un trop grand dé­bat­te­ment sous forte contrainte.

Le contrô­leur Castle Crea­tion Ta­lon avec BEC in­té­gré 12 A et le ré­cep­teur Pro Mpx tiennent un peu de place dans ce Vol­ca­no, mais c’est le prix de la sé­cu­ri­té.

Un Sbec sé­pa­ré YEP 20 A, avec ré­glage pos­sible du vol­tage de 5 à 9 V. No­tez les deux prises al­lant vers le ré­cep­teur, pour plus de sé­cu­ri­té.

On dis­tingue sur la fiche PK 5,5 le se­cond fais­ceau des­ti­né au SBEC sé­pa­ré, sou­dé di­rec­te­ment aux prises du contrô­leur.

Ce DG303 dé­voile ses deux ac­cus LiIon pour la ré­cep­tion. L’in­té­rêt est ici de dou­bler la ca­pa­ci­té (2x 2 900 mAh) pour ali­men­ter les 12 ser­vos nu­mé­riques HV de forte puis­sance.

No­tez à droite le fil rouge dé­con­nec­té de la prise du contrô­leur, car le pla­neur n’est ici pas ali­men­té par le BEC du contrô­leur, mais par un ac­cu LiIon sé­pa­ré.

Un ré­cep­teur Mul­ti­plex Pro ac­cou­plé au dou­bleur d’ac­cu Sa­fe­ty Switch 12 HV.

Les ac­cus LiIon ont conquis l’au­teur pour leur fia­bi­li­té et leur rap­port poids/ca­pa­ci­té. Ils sont dis­po­nibles sous forme d’élé­ments à as­sem­bler, ou tout prêts comme ici.

L’an­ti­flash 70 de Mul­ti­plex per­met d’évi­ter les étin­celles lors de la connexion de l’ac­cu. Il est aus­si pra­tique pour cou­per toute l’ali­men­ta­tion via un in­ter élec­tro­nique. Il est ici ac­cou­plé à un mo­dule de té­lé­mé­trie SMT.

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