EN PLAINE, SANS VENT Par­tout et par tous les temps

Modèle Magazine - - ESSAI - https://www.youtube.com/watch?v=Acoa­jT-JA00

En rai­son de son poids plume, cette Nani n’est agréable sur ter­rain plat que lorsque le vent est faible, si­non elle se fait cha­hu­ter constam­ment et s’éloigne en re­cu­lant. On choi­si­ra donc un jour calme pour l’es­sayer et l’ap­pré­cier. Un lan­cer par ro­ta­tion (clas­sique en lan­cé main) per­met d’at­teindre une bonne ving­taine de mètres. En plein été, c’est suf­fi­sant pour ac­cro­cher la bulle. Sur un simple lan­cer, on peut ef­fec­tuer une boucle ou un ton­neau, voire les deux, et re­ve­nir se po­ser dans la main. Pour grat­ter, il faut res­ter fin sur les com­mandes pour gar­der la vi­tesse et ten­ter de bien si­tuer l’as­cen­dance. Quel plai­sir re­nou­ve­lé lors­qu’on par­vient à pro­lon­ger le vol ou, mieux en­core, à grim­per. Dès qu’on a fait un pla­fond, c’est très fa­cile de res­ter en l’air, la Nani semble ne plus vou­loir re­des­cendre. At­ten­tion ce­pen­dant à ne pas perdre de vue ce mi­crobe. En ame­nant dou­ce­ment la pro­fon­deur plein ca­bré, l’aile se met à on­du­ler tout en res­tant pi­lo­table en rou­lis, mais en chu­tant beau­coup. Elle peut même at­ter­rir dans cette confi­gu­ra­tion. Un grand coup de pro­fon­deur la fait dé­cro­cher de fa­çon nette. Elle ne perd alors que quelques mètres avant de re­prendre sa ligne de vol. Avec un peu de doig­té, elle re­vient at­ter­rir dans la main. Pour un po­ser sur le sol, il faut ar­ri­ver bien à plat pour évi­ter de dé­té­rio­rer la dé­rive ou son point de fixa­tion. Si on en a as­sez de lan­cer ou qu’on ne par­vient pas à ac­cro­cher l’as­cen­dance, on peut op­ter pour une mé­thode plus ef­fi­cace avec une ca­ta­pulte. Celle-ci est consti­tuée d’en­vi­ron 10 m de ca­ou­tchouc de 6x6 pro­lon­gés par la même lon­gueur de fil so­lide au bout du­quel est ac­cro­ché un pe­tit an­neau. Au sol, c’est une sar­dine ou, mieux, un pi­quet tor­sa­dé trou­vé au rayon ani­ma­le­rie et qui ne pour­ra pas s’ar­ra­cher. À l’ex­tré­mi­té du câble, un pe­tit an­neau (sou­dé de pré­fé­rence) est glis­sé dans la fente exis­tant dans le pa­tin. L’aile est te­nue par le des­sous du fu­se­lage, les doigts pin­cés sur les pe­tits mor­ceaux de pa­pier de verre an­ti­dé­ra­pant. Quelques pas en ar­rière, puis on lâche l’aile face au vent, bien à plat. Elle part comme une flèche et il suf­fit de ca­brer à peine pour se re­trou­ver entre 30 et 40 m plus haut. C’est alors net­te­ment plus fa­cile d’ac­cro­cher la bulle. Une autre mé­thode pour ga­gner de l’al­ti­tude a été es­sayée : l’hé­li­treuillage sous un qua­dri­co­ptère for­mat FPV 250... Un pe­tit mor­ceau de gaine blanche fen­due à mi-épais­seur est scot­ché sur l’aile et la dé­rive. De­dans passe une fine corde à pia­no rac­cor­dée à l’un ses ser­vos. Un mor­ceau de fil à coudre d’en­vi­ron 2 mètres est ac­cro­ché sous le qua­dri. La boucle à l’autre ex­tré­mi­té est glis­sée dans la fente et ver­rouillée en pous­sant le manche dans un coin. Du­rant la mon­tée, l’aile est un peu se­couée dans tous les sens mais elle ne risque rien. Quand l’al­ti­tude dé­si­rée est at­teinte, il suf­fit de re­lâ­cher les com­mandes pour li­bé­rer le fil. L’aile pen­due nez vers le bas prend tout de suite sa vi­tesse. Il faut dé­ga­ger l’es­pace pour évi­ter toute col­li­sion. Pe­tit dé­tail im­por­tant : il est in­dis­pen­sable de les­ter le bas du fil afin que ce der­nier n’aille pas se prendre dans les hé­lices…

À LA PENTE, SANS VENT

En cas d’ab­sence de vent, c’est la Nani qu’il faut lan­cer en pre­mier pour ob­ser­ver l’aé­ro­lo­gie. Le sup­plé­ment d’al­ti­tude ga­gné, après l’avoir lan­cée comme un DLG par le sau­mon, of­fri­ra une bonne marge de sé­cu­ri­té pour s’aven­tu­rer as­sez loin et re­ve­nir si ça ne porte pas. Comme en plaine, elle se fe­ra re­je­ter de l’as­cen­dance si on ne la pousse pas à y ren­trer. Une fois la pompe ba­li­sée, on peut se dé­fou­ler. La gratte au ras du sol au ni­veau de la pente, lors de la res­ti­tu­tion de fin de jour­née, est vrai­ment amu­sante. Il faut main­te­nir une cer­taine vi­tesse afin de tour­ner sur un faible rayon sans frei­ner.

À LA PENTE, DANS LE VENT

Mal­gré sa faible masse, la Nani peut vo­ler par vent fort. Dans ce cas, on peut y ajou­ter une pièce de 1 cen­time d’eu­ro dans le com­par­ti­ment ré­ser­vé, dans la pointe du mo­dèle. On s’amuse à la re­muer dans tous les sens. Elle tient sur le dos, tourne les boucles droites ou in­verses, en­chaîne les sé­ries de ton­neaux et passe les ren­ver­se­ments en tri­chant un peu pen­dant la mon­tée. Il n’y a qu’à l’at­ter­ris­sage que ça de­vient un peu plus com­pli­qué puis­qu’il faut ar­ri­ver bien à plat pour ne pas faire souf­frir la dé­rive. Quand ça souffle, il est qua­si­ment im­pos­sible de l’at­tra­per à la main car elle se fait cha­hu­ter dès qu’elle passe dans le sillage du pi­lote. On la freine alors face au vent et elle se pose qua­si­ment à l’ar­rêt. Une vi­déo de dif­fé­rents vols, y com­pris l’hé­li­treuillage par un qua­dri­co­ptère, est vi­sible à cette adresse :

On voit ici que la voi­lure com­porte un peu de di­èdre, juste ce qu’il faut pour bien en­rou­ler quand ça grimpe.

Les cou­leurs vives sont pré­fé­rables sur un mo­dèle de cette taille, qui de­vient vite mi­nus­cule.

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