Agréable

Modèle Magazine - - ESSAI -

Pour com­men­cer, choi­sir une zone bien dé­ga­gée : ce Bea­ver n’est pas du tout un park flyer, même s’il est bien ma­niable. Vu sa faible masse, évi­tez le vent fort si­non, au rou­lage, il se fait fa­ci­le­ment re­tour­ner dans les vi­rages et est em­por­té comme une feuille vent de dos. Il est bien plus agréable à pi­lo­ter par temps calme. Pour le dé­col­lage, il est pré­fé­rable d’être sur piste, pas for­cé­ment en gou­dron mais lisse car les roues sont as­sez pe­tites et le rou­lage sur gra­vier fait sau­tiller l’avion dans tous les sens. Il fau­dra faire at­ten­tion lorsque le vent n’est pas par­fai­te­ment dans l’ali­gne­ment de la piste car les ai­le­rons agissent très peu et les sau­mons risquent de frot­ter le sol. Avec les vo­lets sor­tis de moi­tié et un peu plus que mi-puis­sance, le dé­col­lage peut se faire en 3 ou 4 mètres. Avec tous les vo­lets et plein pot, c’est plu­tôt en 1 ou 2 mètres, mais ça grimpe vrai­ment trop fort, on n’a même pas be­soin de ti­rer pour res­ter nez haut qua­si­ment à la ver­ti­cale. C’est idéal quand le vent est com­plè­te­ment de cô­té. Pour des dé­col­lages plus réa­listes, mettre très peu de vo­lets et de mo­teur ou pro­gram­mer du pi­queur à la pro­fon­deur com­bi­né avec les vo­lets.

Le vol est très agréable, pas be­soin de beau­coup de puis­sance. Il n’y a qua­si­ment pas d’iner­tie, c’est in­ha­bi­tuel pour un mo­dèle de cette taille. Un ou deux de­grés de pi­queur sup­plé­men­taires pour­raient être ajou­tés au mo­teur, l’avion ayant tendance à grim­per tout seul. Le pi­lo­tage 3 axes est plus agréable. Le vol est tout à fait clas­sique et le dé­cro­chage tar­dif est très doux, c’est une ma­chine to­lé­rante. Pour sor­tir de son do­maine de vol, il est pos­sible d’ef­fec­tuer un peu de voltige simple : boucles, ren­ver­se­ments, ton­neaux bar­ri­qués et même du vol dos en pous­sant mo­dé­ré­ment à mi-puis­sance. L’au­to­no­mie va­rie d’en­vi­ron 10 mi­nutes car on vole à en­vi­ron mi-ré­gime. Au-de­là, on n’at­teint pas une très grande vi­tesse.

Pour l’at­ter­ris­sage, les vo­lets ne sont pas for­cé­ment utiles : ils font pa­ra­chu­ter l’avion et on doit li­mite pous­ser sur la pro­fon­deur pour conser­ver la pente de des­cente. C’est seule­ment pra­tique lorsque la zone de po­ser est pe­tite. L’ap­proche se fait à faible al­ti­tude en ré­dui­sant la puis­sance pro­gres­si­ve­ment pour ar­ron­dir au mo­ment où les roues touchent le sol. Si le tou­cher est brusque, l’avion re­bon­di­ra à coup sûr. Le train ri­gide n’agit pas en amor­tis­seur.

SUR L’EAU

Il est for­te­ment re­com­man­dé de vo­ler sur une zone bien dé­ga­gée et sans vent, ou très peu, mais vrai­ment sans bour­rasques. S’il faut ma­noeu­vrer, évi­tez d’avoir le vent de dos ou de pro­fil car, à faible al­lure, les gou­vernes ne sont pas as­sez ef­fi­caces et le vent peut re­tour­ner le mo­dèle vu qu’il est as­sez haut au-des­sus de l’eau. Le taxiage se fait as­sez fa­ci­le­ment grâce aux gou­ver­nails, même si ce n’est pas aus­si ef­fi­cace que sur terre avec la rou­lette. Si ça souffle, l’ef­fet gi­rouette se fait res­sen­tir. Pour le dé­jau­geage, pla­cez l’avion face au vent, sor­tez tous les vo­lets et met­tez pro­gres­si­ve­ment mais as­sez ra­pi­de­ment du mo­teur. Il faut de la puis­sance pour s’ar­ra­cher de l’eau. Si l’un des flot­teurs ac­croche la sur­face, c’est presque im­pos­sible de rat­tra­per avec les ai­le­rons. Une fois en l’air, le vol est bien plus agréable qu’en ver­sion ter­restre car les flot­teurs sta­bi­lisent beau­coup l’ap­pa­reil à l’ho­ri­zon­tale. Il y a plus d’iner­tie, ce qui manque quand on a les roues. La traî­née plus im­por­tante se fait res­sen­tir donc gar­dez une bonne vi­tesse.

La voltige passe aus­si. En vol dos, on pousse da­van­tage. Il ne faut pas être trop brusque, les er­reurs se rat­trapent moins fa­ci­le­ment à cause de l’iner­tie. On es­saie de vo­ler avec un peu plus de vi­tesse, même s’il est très dif­fi­cile de dé­cro­cher ou de dé­clen­cher. Même en ti­rant à fond, le dé­clen­ché est re­la­ti­ve­ment lent et doux.

Pour l’amer­ris­sage, on évite aus­si de sor­tir les vo­lets à fond, il est pré­fé­rable de les bais­ser à moi­tié et de pous­ser lé­gè­re­ment à la pro­fon­deur afin de gar­der de la vi­tesse. Ain­si, au mo­ment où le contact se fait sur l’eau, l’avion ne re­bon­dit pas. Le mo­dèle est so­lide car il s’est cra­shé sur le dos, sur l’eau, suite à une col­li­sion avec un autre mo­dèle à 15 m d’al­ti­tude. Il n’y a eu au­cun dé­gât, les clips des ailes ont fait of­fice de fu­sibles comme il faut et le reste a été amor­ti par l’eau.

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