ÉDI­TO

Mondial Basket - - Édito - Par Ar­mel LE BESCON

Les Etats-Unis vont bien sur le plan éco­no­mique. C’est le plein em­ploi et les sa­laires sont à la hausse. Des in­di­ca­teurs in­diquent même le re­tour de l’in­fla­tion. La NBA n’est pas en reste, évi­dem­ment. « Forbes » vient de ré­vé­ler que le mar­ché ne s’était ja­mais aus­si bien por­té et que la ligue nord-amé­ri­caine de basket pour­rait « mat­cher » la NFL à moyen terme. Le foot- ball US garde de la marge mais l’écart se ré­duit, fi­nan­ciè­re­ment, de­puis cinq ans. Le mar­ché du basket n’a ja­mais été aus­si flo­ris­sant et pas une seule fran­chise ne des­cend sous la barre du mil­liard de dol­lars en termes de va­leur ! Une pre­mière. Même les New Or­leans Pe­li­cans, bons der­niers de la classe éco, ont pas­sé le pla­fond de verre du mil­liard. Dans notre dos­sier, vous ver­rez comment les équipes NBA s’en­ri­chissent et quelles sont celles qui ont dé­ga­gé les plus gros pro­fits en 2017. Une thé­ma­tique qui se pro­longe avec les trades de l’hi­ver. Car tout est « mo­ney » dans cette belle fa­mille. Vous al­lez dé­cou­vrir les ga­gnants et les per­dants de la trade deadline. Cle­ve­land a to­ta­le­ment re­ma­nié son roster. « C’est le bu­si­ness », a ré­su­mé le loup de la NBA, LeBron James, MVP - pour la troi­sième fois - du nou­veau for­mat du All-Star Game à Los An­geles. Vous al­lez aus­si connaître les des­sous d’un échange, ce­lui ef­fec­tué par les La­kers pour dé­ga­ger du sa­la­ry cap cet été. Les An­ge­li­nos sont « Ma­gic » sous la ba­guette d’Ear­vin John­son qui au­ra les moyens de re­cru­ter deux su­per­stars en juillet, le Roi James et Paul George. Ce bu­si­ness est sans pi­tié. Même les nan­tis ne sont plus à l’abri. C’est le re­vers du billet vert, que « Mon­dial Basket » vous ra­conte à tra­vers les sto­ries de deux All-Stars, Isaiah Tho­mas et Blake Grif­fin. « Le basket est un bu­si­ness et la NBA est un bu­si­ness », a rap­pe­lé le mul­ti­mil­lion­naire Grif­fin, ex­pé­dié sans mé­na­ge­ment à De­troit. Un jour, Joa­kim Noah m’a dit dans les yeux : « On a une belle vie, quand même, en NBA. » Je ne suis pas cer­tain que, pa­ria à New York, il dise la même chose au­jourd’hui. Ni lui, ni Tho­mas, ni Grif­fin. The « Won­der wheel » tourne pour tout le monde. Ça dé­pend où elle s’ar­rête.

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