LA FACE CA­CHÉE D’UN TRADE

LES LOS AN­GELES LA­KERS VOU­LAIENT L’ÉTÉ. C’EST CHOSE DÉ­GA­GER DU SA­LA­RY FAITE. IL Y A DES CAP CET HI­VER POUR ISAIAH THO­MAS LENDEMAINS QUI MIEUX GAZOUILLER EN CA­LI­FOR­NIE, CHANTENT. PA­RA­DOXE PEN­DANT VOI­CI LES CLE­VE­LAND DE L’HIS­TOIRE DES­SOUS DU TRADE. POUR­RAIT

Mondial Basket - - Édito -

Cle­ve­land et les La­kers ont fait cause com­mune au mo­ment de la trade deadline. Les deux fran­chises ont tra­vaillé main dans la main sur du court terme. Mais pas pour les mêmes rai­sons. Les Ca­va­liers pour re­ve­nir dans la course au titre cette an­née, les La­kers pour se don­ner les moyens - et des chances - de re­cru­ter un ou, mieux, deux su­per­stars le 1er juillet 2018. Oui, les ob­jec­tifs étaient bien dif­fé­rents mais le bou­lot ef­fec­tué par les back of­fices pour bou­cler le trade qui a ex­pé­dié Isaiah Tho­mas - de­ve­nu per­so­na non gra­ta dans l’Ohio - en Ca­li­for­nie ap­pelle quelques ré­flexions. Amis d’au­jourd’hui, pour cause d’in­té­rêts com­muns, Ca­va­liers et La­kers pour­raient bien de­ve­nir de fa­rouches ad­ver­saires dans moins de quatre mois. Les meilleurs amis d’un jour se­ront peut-être les pires en­ne­mis de demain, dès lors que les mêmes in­té­rêts di­ver­ge­ront et que l’ob­jet du dif­fé­rend se­ra la même convoi­tise… En l’oc­cur­rence, LeBron James. Il n’a échap­pé à per­sonne que Dan

Gilbert, le pro­prié­taire de Cle­ve­land, n’a pas mé­go­té pour ras­su­rer le « King » sur son ave­nir spor­tif - im­mé­diat - au bord du lac Erie. La mayon­naise ne pre­nait pas avec Isaiah ? C’était le bor­del au ves­tiaire ? Jacques a dit (ou fait com­prendre) « Vi­rez-moi ce gu­gusse », le front of­fice s’est em­pres­sé de faire le mé­nage. Tho­mas n’au­ra même pas pas­sé une an­née à Cle­ve­land. Les La­kers ont aus­si ob­te­nu Chan­ning

eux, 2018. Les Cavs, tour de draft Frye et un pre­mier Ils ont et Larry Nance. Jor­dan Clarkson un ont ac­cueilli dans et Rodney Hood George Hill pages 12aus­si ob­te­nu Sa­cra­men­to (voir avec Utah et Jr, deal à trois Nance de Clarkson, conju­guées dé­pla­cer le 17). Les ar­ri­vées suf­fi­santes pour se­ront-elles » Hood et Hill alors que « LBJ cô­té de Cle­ve­land la cur­seur du en fa­veur de semble-t-il, penche for­te­ment, mois ? de­puis quelques des La­kers dans la Ca­li­for­nie et des Ca­va­liers du ré­sul­tat Si « Tout dé­pen­dra du cir­cuit NBA. as­sure un scout fois course au titre, la hui­tième en Fi­nales pour LeBron se re­trouve en tout), il ré­flé­chi­ra (ndlr : la neu­vième une consé­cu­tive dans de s’en­ga­ger peu plus avant n’a peut-être un re­cons­truire . James où il fau­dra autre équipe pour dans l’ur­gence mais 33. Il est plus 25 ans titre. » ga­gner un nou­veau Mike Wise, grand re­por­ter au « Wa­shing­ton Post » pen­dant de longues an­nées et au­jourd’hui en con­sul­ting chez ESPN, a ju­gé le trade de Cle­ve­land « au­da­cieux, im­pé­tueux… et coû­teux ». Mais le front of­fice des Cavs avai­til d’autres choix ? La ré­ponse est non. Lui-même concluait en di­sant : « Pour gar­der LeBron, c’était une chance à sai­sir. » Koby Alt­man, le GM de Cle­ve­land, l’a sai­sie le der­nier jour des échanges (8 fé­vrier). Il es­père seule­ment qu’il ne s’en mor­dra pas les doigts cet été. Et là, rien n’est moins sûr. LeBron James a toutes les cartes en main. Et il reste énig­ma­tique au su­jet de son fu­tur. Il avait quit­té Cle­ve­land car il es­ti­mait que son ave­nir était bou­ché. Il avait quit­té Mia­mi car il ju­geait

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.