édi­to

Mondial Basket - - Édito -

L es ta­lents bour­geonnent au prin­temps. C’est frais, c’est sale, comme on dit ! De car­tons en re­cords, à quelques heures des playoffs, les superstars mettent les bou­chées doubles, conscientes de l’im­por­tance d’un spot ga­ran­tis­sant l’avan­tage du ter­rain. Si James Har­den et ses Ro­ckets ont pris l’as­cen­dant sur la Ligue, qu’ils do­minent, et une bonne op­tion dans le sprint de la MVP Race, d’autres, comme Da­mian Lillard, An­tho­ny Da­vis et DeMar DeRozan, quand ce n’est pas Rus­sell West­brook ou LeB­ron James, trans­forment l’or­di­naire en ex­tra­or­di­naire. Les perfs his­to­riques tombent les unes après les autres, sym­boles d’une évo­lu­tion du jeu. A titre in­di­ca­tif, une équipe jouait 92 pos­ses­sions en moyenne il y a quinze ans, contre 99 au­jourd’hui. Plus de pos­ses­sions si­gni­fie plus d’oc­ca­sions de gon­fler ses sta­tis­tiques. Le jeu va plus vite, il y a donc plus d’op­por­tu­ni­tés de prendre des tirs, de mar­quer, de cap­ter des re­bonds ou de dé­li­vrer des passes. D’où l’ex­plo­sion du nombre de triples-doubles com­pi­lés par les joueurs NBA sai­son après sai­son. Mais ils font sur­tout preuve d’une force men­tale qui les place jus­te­ment au-des­sus des autres. La force, la puis­sance, l’en­du­rance, la vi­tesse, les fon­da­men­taux in­di­vi­duels : ils les ont tous tra­vaillés. Mais c’est la so­li­di­té men­tale qui fait la différence et per­met de connaître des si­tua­tions de réus­site im­pres­sion­nantes. Ça ne se cal­cule qu’en tro­phées au bout du compte. Et il n’y en au­ra pas pour tout le monde…

Par Fred LESMAYOUX

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