MIA­MI HEAT 2012-2013

MIA­MI HEAT 4-3 SAN AN­TO­NIO SPURS

Mondial Basket - - BACK-TO-BACK -

LA PIÈCE EST TOM­BÉE DU BON CÔ­TÉ RAY AL­LEN

LE GRAND TÉ­MOIN : RAY AL­LEN

M ia­mi, qui s’est of­fert un « Big Th­ree » trois ans plus tôt, va ré­col­ter son seul « back-to­back » à l’is­sue d’une Fi­nale en sept manches contre les Spurs. Dire que c’est la plus belle Fi­nale NBA de l’his­toire se­rait peut-être man­quer de res­pect aux La­kers et aux Cel­tics. Mais le scé­na­rio pro­po­sé par ce cas­ting de rêve n’a peut-être pas d’égal, dans un pas­sé ré­cent, en termes d’in­ten­si­té dra­ma­tique. On re­tien­dra for­cé­ment le Game 6. Ce­lui-là, gar­dez-le bien sur un disque dur ! Les Texans ne vou­dront sû­re­ment ja­mais le re­voir. Le tro­phée leur ten­dait les bras à 28 se­condes du buz­zer. « Quand tu mènes de 5 points à 28 se­condes de la fin pour un titre et que tu te fais battre der­rière, tu laisses pas­ser ta chance. Ça res­te­ra la pire dé­cep­tion de ma car­rière NBA », re­con­naît To­ny Par­ker. La ma­gie a opé­ré et Ray Al­len a plan­té le pa­nier à 3 points de lé­gende pour of­frir un Match 7 au Heat. Ce se­ra ce­lui de la consé­cra­tion. Mia­mi a dominé la sai­son ré­gu­lière avec un re­cord de 66 vic­toires. Les Spurs, eux, ont gé­ré les 82 matches (58 vic­toires) pour mieux per­for­mer en playoffs. Ils ont ré­cu­pé­ré l’avantage du ter­rain dès le Match 1 et es­pèrent le gar­der pour conclure chez eux. Mais dans le Game 4, le Heat des « Th­ree Ami­gos » in­verse la ten­dance et éga­lise. Les Spurs ne lâchent pas et re­prennent la main. Nous voi­ci donc au Game 6. L’un des plus beaux duels de l’his­toire. « C’est de loin le meilleur match au­quel j’aie pris part », lâ­che­ra ce soir-là LeB­ron James. Il reste moins de deux mi­nutes à jouer et comme lors des cinq pré­cé­dents ren­dez-vous entre les deux équipes, l’at­mo­sphère est ir­res­pi­rable. Comme dans le Game 1 à l’American Air­lines Are­na, où il avait conclu la ren­contre par un pa­nier vic­to­rieux sur une jambe dans les der­nières se­condes, To­ny Par­ker prend les choses à son compte. Le Fran­çais plante un 3-points plein de sang-froid sur la tête du « King » pour éga­li­ser à 89-89. Il in­ter­cepte en­suite une mau­vaise passe de Ma­rio Chal­mers avant de mettre un tir in­croyable à mi-dis­tance. 91-89, temps mort, 58 se­condes à jouer. « TP » force une perte de balle. Ma­nu Gi­no­bi­li marque un lan­cer sur deux. 94-89, nou­veau temps mort avec moins de 30 se­condes à jouer. Cer­tains fans de Mia­mi com­mencent à quit­ter l’American Air­lines Are­na et le tro­phée Lar­ry O’Brien fait son ap­pa­ri­tion au bord du ter­rain. Une fois en­core et comme à chaque fois qu’ils dis­putent une Fi­nale, les Spurs vont ga­gner. C’est sûr, se dit-on… LeB­ron James doit s’y re­prendre à deux fois pour sco­rer à 3 points et là, c’est Kaw­hi Leo­nard qui manque un lan­cer cru­cial, of­frant au Heat une ul­time chance d’éga­li­ser. La suite, c’est du bas­ket d’an­tho­lo­gie ! Après un es­sai man­qué de « LBJ » sur l’aile, Ch­ris Bosh ar­rache un re­bond hé­roïque et sert Ray Al­len dans le coin. « LeB­ron a pris le tir et vu qu’il res­tait du temps, je sa­vais qu’il fal­lait al­ler dans la pein­ture pour es­sayer de cap­ter un éven­tuel re­bond. A ce mo­ment-là, on ne sait ja­mais ce qui peut ar­ri­ver. Quand j’ai vu Ch­ris (Bosh) ré­cu­pé­rer la balle, j’ai juste re­cu­lé jus­qu’à la ligne à 3 points. J’étais ou­vert, là où je de­vais être. Je n’étais même pas sûr d’être bien pla­cé mais après toutes ces an­nées d’en­traî­ne­ment au tir, j’ai trou­vé mon spot », confiait l’an­cien Cel­tic après le match. Tim Dun­can as­siste im­puis­sant, du banc, au shoot his­to­rique qui in­verse le cours de cette Fi­nale. « Le pa­nier qui sauve notre sai­son », dé­clare Ch­ris Bosh, qui ne croit pas si bien dire, après la ren­contre. Car sur sa lan­cée, Mia­mi ar­rache la vic­toire 103-100 en over­time puis le Game 7 (95-88). « C’est un tir dont je vais me sou­ve­nir long­temps, ajou­ta Ray Al­len. J’ai mis pas mal de shoots im­por­tants dans ma car­rière mais ce­lui-ci se­ra très haut dans le clas­se­ment. A cause de la si­tua­tion, dans la der­nière mi­nute et alors que ça ne tour­nait pas vrai­ment dans notre sens. Mais on n’a ja­mais lâ­ché tout au long de l’an­née dans des si­tua­tions si­mi­laires. Pour ga­gner un titre, il faut un pe­tit peu de chance et sur ce coup, la pièce est tom­bée du bon cô­té. Je bosse sur ces si­tua­tions. Je mets mon corps dans des po­si­tions cu­rieuses, dans des en­droits dif­fé­rents, avec des angles va­riés. Je peux dire que je me suis don­né une belle op­por­tu­ni­té de le réus­sir. Ce mou­ve­ment ne m’était pas étran­ger. Quand j’ai mis mon tir, j’étais heu­reux mais en même temps, je m’at­ten­dais à le mettre. »

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