Le maxi bow-ri­der du fu­tur

Dif­fi­cile d’ima­gi­ner il y a en­core quelques an­nées un ru­na­bout de 12 mètres pro­pul­sé par trois fois six cy­lindres hors-bord, et dont une par­tie du franc-bord se trans­forme en plage de bain... Sea Ray l’a pour­tant fait.

Moteur Boat Magazine - - som­maire - TEXTE : ÉDOUARD DES­GREZ. PHO­TOS : MIKE JONES ET L’AU­TEUR.

Le400SLX ré­sume à lui seul deux grandes ten­dances du nau­tisme amé­ri­cain ces der­nières an­nées. Pre­miè­re­ment, les uni­tés pen­sées pour des sor­ties à la jour­née sont de plus en plus grandes. Deuxiè­me­ment, sur ces uni­tés les mo­to­ri­sa­tions hors-bord tendent à rem­pla­cer les pro­pul­sions in-bord, et Z-drive en par­ti­cu­lier. On peut fa­ci­le­ment ima­gi­ner que les res­pon­sables du PD&E (bu­reau de dé­ve­lop­pe­ment des pro­duits) chez Sea Ray ont gla­né quelques idées chez le chan­tier Wi­der ou en­core chez Gale on pour dé­ve­lop­per le 400 SLX, dont la ver­sion Z-drive est ap­pa­rue l’an der­nier à Düs­sel­dorf. Comme cer­tains Ga­leon, ce nou­veau SLX pro­fite d’un pa­vois ra­bat­table sur tri­bord, trans­for­mant la plage ar­rière en une vé­ri­table ter­rasse pa­no­ra­mique.

Deux planches de SUP dans un coffre

Un avan­tage clef de cet amé­na­ge­ment est que les hors-bord ne sont plus dans le pas­sage lors de la bai­gnade puisque la plage de bain est à pré­sent sur tri­bord. Pour bien faire com­prendre que l’ac­cès au bain se fait à pré­sent par le cô­té, Sea Ray a ima­gi­né un dos­sier de bain de so­leil ar­rière qui pi­vote à 90 de­grés, si bien qu’il est pos­sible de bron­zer sans avoir les mo­teurs dans le champ de vi­sion ; la vue est bien dé­ga­gée. Une autre sur­prise à bord de ce nou­veau sport­boat est le coffre ar­rière à bâ­bord, conçu pour ac­cueillir deux grandes planches de type SUP. Les ja­lons sont po­sés, nous sommes en pré­sence d’un ba­teau en­tiè­re­ment voué au far­niente, à la fête, aux sports nau­tiques. L’in­croyable ri­chesse des équi­pe­ments est là pour que l’équi­page passe un su­perbe week-end, mais des croi­sières à quatre sont éga­le­ment en­vi­sa­geables même si ce n’est pas l’ob­jec­tif pre­mier. À la barre de ce 12 mètres, nous avons été sur­pris par la fougue et par la spor­ti­vi­té de l’en­semble, même si, certes, trois gros Ve­ra­do sont ins­tal­lés au ta­bleau ar­rière. Pi­lote et pas­sa­gers ap­pré­cie­ront le ca­rac­tère vi­vant de ce vaste ru­na­bout. Le pi­lote en­clenche la fonc­tion mo­no le­vier de gaz pour une conduite fa­ci­li­tée et il peut se mettre en po­si­tion as­sise haute grâce à l’as­sise re­le­vable, pour pro­fi­ter du vent par-des­sus le pare-brise en verre trem­pé, ou bien en po­si­tion as­sise basse pour être mieux pro­té­gé et pro­fi­ter du large re­po­se­pieds. Le long sport-top aux

ro­bustes mon­tants gêne néan­moins la vi­sion sur les cô­tés en vi­rage avec la gîte pro­non­cée du ba­teau. Pour les ma­noeuvres, l’op­tion joys­tick est chère, mais consti­tue un vrai pas­se­port pour la sé­ré­ni­té lors­qu’il faut en­trer dans une place étroite dos à quai avec de sur­croît du vent et du cou­rant...

Une cave à vin dans la cui­sine de cock­pit

Du cô­té de la cui­sine de cock­pit, le chan­tier n’a pas mé­go­té avec deux longs grils, un gros ré­fri­gé­ra­teur et même... une cave à vin ! Il était temps que le dieu Bac­chus re­prenne ses droits à bord (avec mo­dé­ra­tion). Mode en ce mo­ment chez Sea Ray, le pont in­tègre un unique et large pas­sa­vant, sur bâ­bord, ce qui per­met de maxi­mi­ser le vo­lume de la ca­bine. Il suf­fit de sou­le­ver le pan­neau la­té­ral de l’im­mense pare-brise pour ar­ri­ver dans le bow-ri­der, si spa­cieux que le chan­tier aime à le com­pa­rer à un cock­pit de ve­dette de 9 mètres, puisque six à huit per­sonnes peuvent y prendre place. La ban­quette trans­ver­sale com­prend trois luxueuses places as­sises avec ac­cou­doirs et, grâce à un boî­tier de contrôle de la sté­réo dans l’équi­pet de tri­bord, il est pos­sible de bé­né­fi­cier d’une am­biance so­nore dif­fé­rente de celle du cock­pit. Le 400 SLX offre une le­çon d’op­ti­mi­sa­tion des es­paces, et il ten­te­ra une clien­tèle avide de luxe et de di­ver­tis­se­ments nau­tiques di­vers, le temps d’une jour­née ou d’un wee­kend.

Avec sa di­zaine de places as­sises, le cock­pit est d’une ex­cep­tion­nelle convi­via­li­té.

L’in­té­gra­li­té du cock­pit est om­bra­gée grâce au T-top et au bi­mi­ni qui se dé­ploie par simple pres­sion sur un bou­ton.

Le 400 SLX trans­porte très confor­ta­ble­ment dix à douze per­sonnes. Par­fait pour par­ta­ger la note de car­bu­rant !

Pour­vu de sa mo­to­ri­sa­tion maxi­male, il se montre fou­gueux et joueur à pi­lo­ter.

Com­plè­te­ment ou­verte, la ca­bine cen­trale offre un très beau cou­chage de 2 mètres sur 1,40 mètre.

Le sa­lon en U de­vient un cou­chage double (1,88 x 1,50 m). L’am­biance dans la ca­bine pa­raît très mo­derne, mais un peu aus­tère, di­ront peut-être cer­tains.

Le luxe et le style s’in­vitent même dans le ca­bi­net de toi­lette (hau­teur 1,84 m).

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